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convertit an christianisme. Plusieurs sont arrêtés, conchiils au supplice. Il les exhorte, les accompagne jusqu'au dernier moment. Son enseignement consistait alors exclusivement à expliquer les Écritures. C'est si vrai, qu'il estime que l'étude des Saints-Livres ne comporte plus celle de la littérature profane; il vend les manuscrits d'auteurs classiques qu'il possède. A ce moment-là, des chrétiens se joignent à ses premiers élèves. Son enseignement prend bientôt une telle importance et rend de tels services aux fidèles et à l'Église que l'évêque Démétrius l'investit en quelque sorte officiellement de la direction de l'École qu'il vient de ressusciter. Pendant plusieurs années, Origène est sous la dépendance de l'évêque. L'École càtéchétique est une institution reconnue et patronnée par l'Église d'Alexandrie. Lorsque le jeune maître s'absente trop longtemps, Démétrius le rappelle et lui ordonne de reprendre ses fonctions. Pendant cette première période, il semble s'être borné à l'étude des Écritures qu'il complète par une sorte de pédagogie ou éducation chrétienne. Lui-même donne l'exemple du rigorisme. Plus tard, le programme de l'École s'élargit. Origène sent le besoin de se préoccuper du mouvement d'idées qui se produit dans les écoles des philosophes. Il s'adonne à l'étude de la philosophie, il engage ses élèves à s'y appliquera leur tour, il déclare que la connaissance des lettres et de la philosophie des Grecs est nécessaire au chrétien. Il en est tellement convaincu qu'il se charge de donner, à l'École même, une instruction complète. On y fait ses èYxuxX!,a, on y étudie les grands philosophes. Ce sont là les études qui sont considérées comme l'indispensable préparation à un christianisme complet que l'on nomme couramment à l'École \q. philosophie divine, A cette date, c'est-à-dire dans les dernières années de son séjour
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à Aloxandrio, Origène a fait du Didascalée chrétien une école capable de se mesurer, non sans succès, avec les écoles rivales des philosophes. Aussi, y voit-on afïlucr les auditeurs les plus divers, chrétiens et païens, gnostiques et philosophes. Tel semble avoir été le développement que l'École catéchétique a reçu sous la direction de l'élève de Clément.
En fait, il a simplement rendu au Didascalée la physionomie que lui avait déjà imprimée son illustre maître. La seule difterence est que la restauration s'est faite sur une plus vaste échelle et avec plus d'éclat. C'est ce que des faits très significatifs nous autorisent à penser.
Il est probable que l'Église d'Alexandrie n'a pas eu plus de part à la fondation de l'École catéchétique qu'elle n'en a eu à sa reconstitution par Origène. L'Ecole est née en quelque sorte spontanément. Un docteur chrétien a commencé par réunir des gens, païens pour la plupart, qui désiraient apprendre à connaître la nouvelle religion. Qu'on se souvienne que vers le milieu du ii* siècle la propagande du christianisme n'avait rien d'officiel. Des évangélistes, qui n'avaient d'autre mandat qu'une vocation intérieure, pénétraient partout *. Tenait école de religion qui s'y sentait appelé. Pourquoi les choses ne se seraientelles pas passées à Alexandrie comme partout ailleurs? Quelle raison avons-nous de supposer que l'Église de cette ville ait ouvert un beau jour une école chrétienne d'un genre nouveau et qu'elle ait solennellement installé un maître de la jeunesse ? Pas un texte n'autorise pareille supposition. Elle est même écartée par une expression de Clément, qui implique le contraire. Il raconte qu'après avoir voyagé en divers lieux et entendu différents maîtres,