‹ Clément d'AlexandrieChapitre 35 sur 149 · I.K PKIVVGOGUE · texte numérisé non relu

I.K PKIVVGOGUE

fonctions ont été subordonnées à celle-là. S'il a créé le monde, c'était en vue de riiomme et de son éducation '. La seule dillerence qu'il y a entre la « pédagogie » du Logos préexistant et celle du Logos devenu homme, c'est qu'elle a moins de sévérité maintenant et plus de tendresse. La crainte jouait un rôle plus important dans la direction de l'ancien peuple de Dieu, l'amour se substitue à la crainte dans celle du nouveau peuple, des chrétiens ^. Telle est l'idée que Clément se fait de cette éducation morale et religieuse qui constitue pour lui le christianisme. Il ne l'a pas exposée explicitement comme nous venons de le faire. Nous l'avons déoaoée de la longue polémique qui remplit les derniers cha])itres du livre. Ce sont encore les gnostiques qui en font les frais, et parmi eux, tout particulièrement Marcion et son école. Quoique Clément ne nomme pas ceux-ci, il n'est pas douteux que ce ne soit eux qu'il vise. Leur point de vue se distinguait nettement du sien. L'idée dominante de Marcion est que le Dieu de l'Ancien-Testament n'est pas le Dieu du Nouveau. Celui qui a créé le monde n'est pas le Père de Jésus-Christ. Voilà donc l'idée de Dieu disloquée. Du même coup, l'action ou le gouvernement de Dieu se disloque de la même manière. Marcion se voit obligé de partager les principaux attributs de Dieu entre les deux divinités qu'il suppose. Au Dieu de l'Ancien-Testament appartiendra la sévérité ou, comme l'appelle Marcion, la justice, au Père de Jésus-Christ reviendra la bonté '. Voilà la justice et l'amour, la sévérité et la bienveillance dissociés. Plus d'unité ni dans la notion de Dieu ni

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