I, Paedciff., ô'.t
3. Voir tout le piciiiicr livre du Contra Marcioncni de Teilullien.
dans la morale. C'est ce que Clément ne peut supporter et ce qu'il combat avec énergie. Aussi est-ce pour bien marquer ce qui le sépare des Marcionites, qu'il insiste sur l'unité de la « Pédagogie » divine. Elle n'admet pas de solution de continuité. C'est le même Logos, image et ressemblance du même Dieu, qui est le Pédagogue de l'humanité sous l'ancienne comme sous la nouvelle alliance.
Est-il nécessaire d'exposer en détail l'argumentation de Clément ? On en devine le développement. Ce sont des raisonnements qui rappellent par la forme les syllogismes des stoïciens *. Puis viennent à l'appui, des séries de passages de l'Ecriture accompagnés de commentaires allégoriques des plus ingénieux ^ Ce qu'il faut relever, c'est que ces pages, parfois fastidieuses à force de longueur, sont traversées d'un souffle d'ardente piété chrétienne. Qu'on en juge par ce passage. L'Ecriture, dit Clément, appelle le Pédagogue un Berger. Cette image frappe son imagination et le touche : « Nous qui sommes des enfants, pais- « nous comme des brebis. Oui, Maître, remplis-moi de ta « pâture qui est la justice. Oui, Pédagogue, conduis-nous « à ton saint Mont, à ton Eglise, à celle qui est exaltée, « qui s'élève au-dessus des nuées, qui atteint les cieux. <( Je serai leur Pasteur », dit-il, « et comme le vêtement « serre le corps, je serai proche d'eux ». Sa volonté est de « sauver ma chair, en l'enveloppant du manteau de l'im- « mortalité; il a répandu son onction sur ma peau. Ils « m'appelleront », dit-il, « et je m'écrierai : Me voici ». « Maître, tu as accordé l'exaucement plus promptement « que je ne m'y attendais. « Et dans leur passage, ils ne