Ch. ix-xi
« glisseront pas », dit le Seigneur. Non, nous qui sommes « en passage pour Fincorruptibilité, nous ne tomberons « pas dans la corruption, car lui-même nous soutiendra. « Il l'a déclaré et c'est sa volonté ' ».
Le premier livre du Pédagogue^ écrit avec tant de chaleur et une émotion qui en excuse les longueurs, prouve à lui seul l'importance que Clément attribuait à la personne du Christ. Il n'en faisait pas seulement le centre de sa pensée théologique; il en faisait dériver toute sa piété et toute sa morale. Son christianisme agissait comme une sorte de lumière intérieure qui rayonnait dans tous les sens. Clément est véritablement un de ceux qui ont adoré en esprit et en vérité !
Nous avons dans les deux derniers livres l'enseignement moral du divin Pédagogue. Pour ne pas en méconnaître entièrement le caractère, il ne faut pas oublier que Clément a écrit ces deux livres, comme du reste le premier, dans un but exclusivement pratique. L'unique objet qu'il se propose est de purifier les néophytes des derniers vestiges de mœurs païennes qu'ils conservaient encore à leur insu. C'est pour cela qu'il passe successivement en revue les principaux vices qui déshonoraient la société contemporaine, qu'il les flétrit et qu'il exhorte ses lecteurs à s'en défaire entièrement. L'un des traits distinctifs de ces deux livres est que les prohibitions abondent, tandis que les prescriptions positives y sont rares. C'est encore l'une des conséquences de la méthode qu'a suivie Clément. Du moment qu'il se proposait uniquement de purger les âmes du vieux levain des mœurs païennes, il devait forcément défendre plutôt que prescrire.
Il sufïit de parcourir nos deux livres pour s'apercevoir