‹ Clément d'AlexandrieChapitre 42 sur 149 · LES STROMATES · texte numérisé non relu

LES STROMATES

« Puis lorsc|iio j'aurai conij)lélé ce qui me reste à diretou- « chant la foi et la recherche de la science divine, j'expo- « serai la partie symbolique, en sorte qu'après avoir « achevé rapidement le chapitre de la morale, je donnerai « un exposé sommaire des avantages que les Grecs ont « retirés de la philosophie barbare (l'Ancien Testament). « Aj^rès avoir esquissé tout cela, je donnerai une explica- « tion abrégée des Ecritures, faite dans le but de réfuter « et les Grecs et les Juifs. Nous y ajouterons tout ce que « l'abondance des matières nous a empêché d'embrasser « dans les précédents St/'oiiiûtes. Notre intention, comme « nous l'avons annoncé dans la préface, était de tout « achever en un seul volume. »

Clément a suivi ce plan de point en point jusqu'à la (in du V^ livre '. Il s'explique d'abord sur le martyre, condamnant et ceux des gnostiques qui faisaient de l'apostasie un droit et même un devoir, et ceux des chrétiens qui recherchaient les supplices. S'autorisant du sens étymologique du terme de martyre, il soutient que les occasions d'être jjiàp-'j;, témoin, abondent dans la vie chrétienne. Puis, élargissant le champ de ses réflexions, il esquisse le portrait du chrétien parfait. C'est la peinture du caractère moral de son gnostique, c'est-à-dire du chrétien qui est apte à posséder la science divine et à contempler Dieu. Nous avons ici, dans la seconde moitié du IV* Siromate, un chapitre capital de la morale de notre auteur. On veut en général, que ce soit dans le Pédagogue, notamment dans les livres II et III, (|uc se trouve l'éthique

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