‹ Clément d'AlexandrieChapitre 5 sur 149 · Harnack, Chronologie, t. I., p · texte numérisé non relu

Harnack, Chronologie, t. I., p

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siironl ("outenir iiiu^ jxipiilation clirrlioiinc si porléc au invshcisino oxtravagaiil ! Hion (|ii(^ linalcnuMil rojioiissé, le nionlanisme avait de Iroj) prolbiules racines dans celle popidalion pour qu'au moins son espril ne lui survéciil. Aussi peul-on dire que cet espril est un des traits distinctifs du cluislianisme d'Asie-Mincure ; les chrétiens de ce pays eurent toujours quelque chose de plus exalté et de plus mystique que partout ailleurs.

La controverse quarto-décimane est encore une preuve que dans ces provinces le christianisme n'avait pas tout à fait le môme caractère qu'ailleurs. Elle appartient aux dernières années du siècle. En Asie, on célébrait la Pàque le 14 de nisan, comme les Juifs, quel que fût le jour de la semaine qui coïncidai avec cette date '. Ailleurs, on célébrait la fête le dimanche qui suivait le 14 de nisan. Nous n'avons pas à raconter ici cette controverse, pas plus que nous n'avons fait l'histoire du montanisme. On sait qu'elle fut très vive. Elle mit en mouvement toutes les Églises d'Orient et d'Occident. Cette querelle en apparence insignifiante, puisqu'il ne s'agissait que de formes, faillit tourner au tragique, grâce à l'intervention de Victor, évoque de Rome, qui voulut excomnuinier les Églises d'Asie ^ Au fond, ne s'agissait-il que d'une question de formes? N'était-ce pas en réalité la lutte entre le particularisme des Eglises d'Asie-lNIineure et la tendance universaliste que représentait Rome? N'était-ce j)as pour conserver leur individualité religieuse que les Églises de la plus anci(>nne province chrétienne se refusaient à changer leur coutume? Cette controverse aurait-elle jamais surgi si le christianisme de l'Asie-lNIineure n'avait pas eu son

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