‹ Clément d'AlexandrieChapitre 51 sur 149 · L\ PHYSIONOMIE INTELLECTUELLE DE CLEMENT · texte numérisé non relu

L\ PHYSIONOMIE INTELLECTUELLE DE CLEMENT

dérouvrir des rapports de ressemblance entre un texte et dos idoos qui lui sont onlièromont (Hrangèrcs, et à si bien les rapprocher, que le texte apparaît comme le véhicule de ces idées et le voile dont elles s'enveloppent. L'allégorie est l'arl, par excellence, des analogies. Quand on pratique constamment ce procédé, l'esprit finit nécessairement par se donner certaines habitudes. Les idées s'associent beaucoup moins par voie de raisonnement que par suite de rapports imaginaires. Ce qui les relie les unes aux autres et les évoque, ce sont des analogies subtiles, à peine discernables sinon à un œil exercé et presque toujours superficielles ou fausses.

Songeons que Clément a constamment appliqué la méthode allégorique. Dès lors est-il surprenant qu'il ait si peu de goût pour les plans rigoureux et bien enchaînés, qu'il ait pris l'habitude bientôt invétérée de masser ensemble ses idées, et d'en former en quelque sorte des conceptions globales, et qu'il se soit si facilement laissé entraîner dans les alentours du sujet, en un mot, qu'il ait eu tous ces défauts littéraires qui rendent si pénible la lecture des Stromates ?

On sait maintenant comment nous nous expliquons ce curieux ouvrage. Alorsméme qu'on n'accepterait pas notre explication, du moins, osons-nous l'espérer, avons-nous montré la voie dans laquelle il faut la chercher. C'est non seulement en tenant compte des idées de Clément, mais aussi en se bien représentant la forme de son esprit, ([u'on verra se débrouiller l'écheveau des Stromates. Faisons maintenant voir (juel a été le rôle de ce livre dans l'histoire du christianisme au 11° siècle. Ce sera le sujet de la deuxième partie.

DEUXIÈME PARTFE

Page 1