CE QUE CLÉMENT ENTENDAIT PAU PHILOSOPHIE
im^mo courant cMitraîne Glémeiil, oomnie il avait entraîné Justin avant lui .
Notre auteur emploie, dans un sens très particulier, les termes do philosophe (cpO.ôo-ocpo;), philosophie (cpO.OTocpia), philosopher (cp!.Aoo-ocps^v). Il en modifie la signification, conformément à l'idée générale qu'il se faisait de la philosophie. Clément entend constamment par philosophie la « science des choses divines* ». D'un autre coté, la philosophie est synonyme de vie vertueuse, et les philosophes sont les gens cpii pratiquent la vertu. Les vrais philosophes ont le canir pur '. Leur philosophie est essentiellement pratique ^ Ainsi c'est l'idée théologique d'une part et la pratique de la vertu d'autre part qui déterminent le sens de ces termes.
Voilà comment il se fait que le vrai philosophe, c'est le « gnostique » ou parfait chrétien. « Nous (les chrétiens) « appelons philosophes ceux qui aspirent à la sagesse de « celui qui est le Créateur de toutes choses et le Maître (le Logos), « je veux dire, à la connaissance du Fils de Dieu * ». Dans une foule de passages, le verbe philosopher [(D'.'/.OTO'fzv/) équivaut purement et simplement à être chrétien. Voici comment Clément reproduit le mot bien connu de Jésus : un chameau passerait plus facilement par le trou d'une aiguille qu'un riche ne philosopherait ■'. Le