‹ Clément d'AlexandrieChapitre 7 sur 149 · Adversus Praxeam, chap pf · texte numérisé non relu

Adversus Praxeam, chap pf

l'égltse chukttknnk a l\ fin du ii" siècle 13

ol n'a-l-il pas coiilrihuô pliis(iii(> (iiii (|iie ce soit à donner au ehrislianisme d'Oecident son caractère propre?

Enfin, Rome étendait son inlluence même en Orient. L'Église de Corintlie a reçu à plusieurs reprises les conseils et les directions de TÉglisc de la capitale, au point d'en devenir presque une dépendance. Et cond)ien d'autres Églises subventionnées par Rome gravitaient dans son orbite ' !

Toute cette chrétienté dont l'Eglise de la métropole était le centre est marcpiée de l'empreinte du génie de Rome. Ce ((ui dislingue cette grande Eglise, c'est le besoin de l'ordre, Finstinct de l'autorité, la préoccupation du gouvernement. Cela se fait sentir en toutes choses. N'estce pas à Rome que surgit le premier Symbole "? N'est-ce pas Tertullien qui, le premier, formule une règle de foi V Enfin n'a-t-on pas lieu de croire que c'est dans l'Eglise de la capitale qu'a paru vers la fin du siècle, pour la première fois, un canon du Nouveau-Testament ? Que ce soit l'Eglise de Rome qui, la première, prenne ces mesures d'ordre en ce qui regarde la foi, n'est-ce pas l'indice de ce qu'elle sera ?

Remarquons encore comment on s'y prend à Rome pour se prémunir contre l'hérésie. C'estjustement au tempsoii nous sommes que se fit l'organisation de la défense. C'est bien en effet, avant tout, de défense qu'on est préoccupé dans l'Église de la capitale. Tandis qu'ailleurs on discute

1. Epitre de Clément I\oniain. Eusèbe, //. E., IV, 23, 10, mcnliomio une leUrc de Denys, ëvèque de Corinlhc, à Soler, évoque de Rome. Il en détaciio un passage dont la phrase suivante : Depuis l'origine, c'est votre hahitude d'assister tous les frères de diverses manières, et d envoyer des subsides à un grand nombre d'Eglises partout.

2. Krùger, Geschichte der altchristlichcn rilleratur, p. 37 avec la littérature du sujet.

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