‹ Clément d'AlexandrieChapitre 72 sur 149 · VI, SIroiii.. IÔ · texte numérisé non relu

VI, SIroiii.. IÔ

« phètes ont été donnés aux Barl)ai-cs au moment oppor- « tun, tandis que les Grecs ont reru la piiilosophic cpii « devait les préparer à entendre l'Evangile \ » «La Loi aux « Juifs, la philosophie aux Grecs jusqu'à l'avènement du (( Christ ^ »

Clément revient sans cesse sur cette grande idée, et ce qui montre à quel point elle était bien le fruit de ses réflexions, c'est qu'il la pousse beaucoup plus loin qu'on ne s'y attendrait. Il aime à répéter que les grands philosophes, ainsi que les meilleurs des Grecs ont été à leur peuple ce que les prophètes ont été aux Hébreux : « Dieu « a suscité parmi les Grecs des philosophes à eux, parlant « leur langue; ces prophètes, c'étaient les plus excellents « des Grecs \ » La philosophie lui semble si bien avoir rempli chez les Grecs un rôle analogue à celui de la Loi mosaïque, qu'il n'hésite pas à les appeler l'une et l'autre, des « Testaments». Ce sont deux ow^xa!.. « La philoso- « phie a été donnée aux Grecs comme une sorte de testa- « ment à leur usage, lequel devait leur servir de degré « pour s'élever à la philosophie selon Christ \ »

Clément pousse le parallèle jusqu'à dire que, comme la Loi avait été donnée aux Hébreux pour leur apprendre la justice, la philosophie n'avait pas eu d'autre but. « La phi- « losophie était nécessaire aux Grecs, avant l'avènement « du Seigneur, en vue de la justice, » c'est-à-dire pour la

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