‹ Clément d'AlexandrieChapitre 81 sur 149 · DR L\ PIUI.OSOPIIIE GRECQUE DANS LE PASSÉ · texte numérisé non relu

DR L\ PIUI.OSOPIIIE GRECQUE DANS LE PASSÉ

ol à s(^s I(MM(Mirs; quol([uo Ijoitciisc que IVil sa llièse, elle a servi à nu^llre la eonscience de notre eatéchète à Taise, et (^1I(^ lui a j)eimis d'accomplir l'œuvre nécessaire de l'alliance de la philosophie et du christianisme.

Clément avait, cependant, un scrupule (pi il iia pas voulu taire. Au bout du coni|)te, la [)lulosophie était j)lagiaire. L'Ecriture ne le proclamait-elle pas elle-même ? Jésus n'avait-il pas dit, en faisant allusion aux philosophes : « Tous ceux (|ui sont venus avant moi, ont été des voleurs et des brigands? » Dieu a-t-il pu sanctionner ce vol? S'en serait-il fait complice en investissant ensuite la philosophie d'une mission providentielle? Clément s'est donné beaucoup de peine pour écarter cette objection? Il s'attache à montrer que Dieu n'a pas été complice et qu'il ne l'était pas nécessairement en tolérant ce vol dont tant de bien devait sortir '.

Ailleurs notre auteur explique la part de vérité qui se trouve chez les philosophes par les confidences que les « anges » du vi'' chapitre de la Genèse auraient faites aux femmes dont il est dit qu'ils s'éprirent ■. Une autre explication qu'il donne est que c'est par l'eflet d'un heureux hasard que la sagesse grecque s'est rencontrée avec la sagesse divine \ 11 ne craint pas, en plusieurs endroits, d'insinuer que les philosophes ont, dans certains cas, deviné ou trouvé la vérité par eux-mêmes et par le seul ell'ort de leur pensée '*.

Clément nous réserve uiu> dernière explication des vérilés (|ui se trouvent dans la philosophie. Dans un j)as-

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