‹ Clément d'AlexandrieChapitre 83 sur 149 · I, Sliom., 'l'i, 80, 81 ; VI, Strom · texte numérisé non relu

I, Sliom., 'l'i, 80, 81 ; VI, Strom

été qu'un degré pour s'élever jus(|u'au christianisme '. Elle devait préparer les Grecs à recevoir la religion nouvelle.

Rien donc n'est plus faux que de voir en Clément un enthousiaste aveugle de la philosophie grecque qui a voulu, coûte que coûte, l'associer au christianisme. Les textes nous ont montré qu'il reste très indépendant vis-àvis de la sagesse des Hellènes. Non seulement il critiquait les philosophes avec une entière liberté, les taxant de vanité, mais môme à l'égard de cette philosophie théologique et morale à laquelle il daignait accorder le titre de philosophie, il faisait les plus fortes réserves ^ Il lui refusait la connaissance de l'absolu; il estimait qu'elle n'embrasse que le relatif. « Cette philosophie toute relative est « quelque chose de purement élémentaire, tandis que la « science vraiment parfaite (le christianisme), dépassant « l'Univers visible, atteint le monde des Idées et même « s'élève aux choses plus spirituelles encore \ » La philosophie ne connaît qu'en partie (jj.£pt.xyî), car tout ce qu'elle est parvenue à proclamer avec clarté, c'est la doctrine de la Providence et celle des peines et des récompenses après la mort. Elle ne sait rien de plus précis. Elle est notamment fort défectueuse dans tout ce qu'elle dit du Fils de Dieu *.

Rappelons un passage souvent cité qui met bien en lumière le véritable point de vue de notre auteur :

1. Clément emploie le mot u7ïd6a9pov pour marquer la vraie place de la philosophie, VI, Siiovi., 67.

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