‹ Clément d'AlexandrieChapitre 89 sur 149 · I, Stroiii · texte numérisé non relu

I, Stroiii

2. I, Slrom., 97 : oui'i) xa! tj çiXoaoçîa rpôç xaTûtXrjijdv ttjç àXTjOstaç, ÇrlTr^aiç oùua àXrjOîîa;, CT'j).Xa|j.6ocv£xai, oùx aîtîa oûaa xaTaXifij^Etoç, aùv 8È toÎç «XXoi; aîtta zaî auvspY'^''-

3. YI, Strom., 62 tout entier. Voyez aussi VI, Sliom., 162 : « Notre « gnostique est sans cesse occupé des choses principales ; s il a le temps « et le loisir, il s'applique à la philosophie grecque de préférence à toute « autre récréation; il en prend, comme on prend du dessert, juste ce « qu'il faut.

Nous avons l'habitude de distinguer très nettement le domaine intellectuel du domaine moral, les idées de la volonté. Clément, pas plus que les philosophes de son temps, ne traçait une ligne de démarcation aussi rigoureuse. A ses yeux, les méthodes de la philosophie ne servent pas seulement à discipliner Tesprit, elles contribuent aussi à purifier l'àme, à nous all'ranchir de nos vices et à nous inculquer la vertu.

Le point de vue de notre auteur est celui de son temps. Depuis deux siècles environ, la philosophie tournait décidément à la direction. Epictète et Sénèque sont de véritables directeurs de conscience. Ici encore, dans le domaine moral, Clément avait le sentiment très juste de la supériorité pédagogique de la philosophie grecque. Aussi n'hésite-t-il ])as à le proclamer, quoique moins souvent et avec moins d'insistance. 11 est néanmoins certain qu'il estime (|ue la philosophie peut se rendre utile au chrétien, aussi ])ien dans le domaine moral que dans le domaine intellectuel '.

Un dernier service qu'il attend de la philosophie grecque est ((u'elle serve d'instrument de propagande. 11 (comprenait que, pour gagner les hommes cultivés, il fallait leur parler leur langage et leur exposer les doctrines chrétiennes sous une forme qui leur fût familière. « 11 faut, « dit-il, présenter à ceux qui sont avides de sagesse les (( choses qui leur sont propres (langage, idées), afin qu'ils « parviennent, par le moyen des choses qui leur appar- /< tiennent, à la foi en la Vérité ^ » A l'appui de cette

1. VII, Sfroin., 20 : cptXoaosîa oè f] 'EXÎvTjVixr) oiov rpox.aôaîpet Tf,v

(J-j/rJv. Notez l'emploi du terme 7:poxa6aîp£iv.

2. V, Stroiii.^ 18 : oiô xaî toî? -r,v aocpiav a.l-o\jii -f,^ izolo aùxoT; ôpîzTiOv -à oîxEÎa (îi? àcv pf'îTa ôtà xwv tôiwv tlç -îaxiv àXrjÔsiaç tly.ô'Mç à^îzotvTO.

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