‹ Clément d'AlexandrieChapitre 101 sur 226 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

« les hommes la condition indispensable du salut ]. »

Si les œuvres sans la foi ne servent de rien pour le salut, la foi à son tour ne peut rien sans les œuvres. « La foi « n'est pas seulement une soumission libre de l'esprit, une « simple confiance : elle est une vertu agissante et le prin- « cipe d'une vie vertueuse â. Quand le Seigneur dit à « cette femme : Votre foi vous a sauvée, il ne faut pas « s'imaginer qu'il proclame sauvés tous ceux qui ont une « foi quelconque, sans exiger la pratique de bonnes œu- « vres 3. »

En un mot, la foi est un principe d'action en même temps qu'un foyer de vérité divine ; elle est la source d'une vie que l'homme ne peut trouver dans sa propre nature, parce qu'elle est une participation à la vie même de Dieu.

Cette vie, pleine dans son principe, ne le devient dans le fidèle qu'à proportion des efforts qu'il fait pour se l'approprier. La foi ainsi considérée est donc perfectible. Sous le rapport de l'intelligence, la foi parvient à son plus haut degré, ici-bas, dans la gnose ; sous le rapport de la volonté, elle trouve sa perfection dans la charité qui unit le fidèle avec Dieu et le rend , par cette union , semblable à lui.

Nous allons suivre ce développement parallèle dans le gnostique chrétien de Clément d'Alexandrie.

1 Pxdag., I, 6, p. U6.

: Strom. V, 13, p. 097.

3 Ibid. VI, 14, p. 791.

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