LIVRE IV
faillibilité \ Clément ne va pas jusqu'à supposer qu'il devienne jamais capable de connaître Dieu comme Dieu se connaît lui-même. « L'homme, dit-il, ne peut pas parler « de Dieu d'une manière digne de Dieu ; la créature faible « et sujetle à la mort de celui qui est inengendré et immor- « tel, l'œuvre de celui qui l'a faite. Ceux-là même qui « ont Dieu pour maître parviennent difficilement à la « notion de Dieu 2, aidés qu'ils sont par la grâce, à le « connaître d'une manière quelconque 3, et habitués à con- « templer, par la volonté, la volonté divine, et par l'Esprit « saint, le Saint-Esprit. »
Au reste, la perfection de la gnose est inséparable de la perfection de la sainteté : on n'y peut parvenir par des efforts purement spéculatifs, et celui dont l'œil intérieur n'est pas purifié de toute souillure du péché, en même temps qu'éclairé par la lumière de la grâce, ne peut espérer de parvenir à la science gnostique, et de contempler l'essence du Dieu saint, révélée par le Fils 4. Nous allons voir en quoi consiste cette sainteté essentielle au parfait gnostique.
i Strom. VI, 8, p. 774.
2 Ibid. VI, 18, p. 826 : Màyiç d* svjoicc-j ù'fix.oi/vTou 0«$y.
3 Ibid. V, 13, p. 697.— ILT, 5, p. 530-531.
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