‹ Clément d'AlexandrieChapitre 148 sur 226 · LIVRE IV. M · texte numérisé non relu

LIVRE IV. M

le Verbe qui éclaire l'homme par la révélation proprement dite et d'une manière surnaturelle ; la raison dans l'homme connaissant Dieu naturellement et la raison dans l'homme le connaissant par la foi. Pour saisir sa véritable pensée, il faut savoir tenir compte de ces diverses acceptions dans lesquelles il prend le mot Verbe ou Raison. Lorsqu'il dit dans le texte qui nous occupe que l'action d'un infidèle est péché parce qu'elle n'est pas faite conformément au logos, il n'entend pas qu'elle soit absolument contraire à la raison, mais simplement qu'elle n'est pas faite conformément à la raison éclairée par la foi, ou si l'on veut au Verbe révélateur. Car sans la foi il n'y a pas de charité même initielle , et sans la charité une œuvre, quelque bonne qu'elle soit d'ailleurs, n'a aucun mérite dans l'ordre du salut.

Ces observations nous semblent suffisantes pour montrer les différences essentielles qui distinguent la doctrine de Clément, relativement au rôle de la connaissance dans l'acte vertueux et au mérite des diverses espèces d'action, du système de l'école stoïcienne. S'en rapproche-t-il davantage par sa théorie de l'apathie morale?

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