‹ Clément d'AlexandrieChapitre 169 sur 226 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

La Gnose et le Stoïcisme.— Conclusion.

L'analyse à laquelle nous venons de soumettre la gnose de Clément nous permet d'en comprendre la nature et de mettre en relief les traits essentiels qui la distinguent soit de la gnose hérétique, soit de la sagesse stoïcienne.

La première différence, la plus profonde, celle d'où dérivent toutes les autres, est le principe môme de la perfection morale, ou si l'on veut, la nature du souverain bien el de la vertu. Bien que la définition qu'en donne Clément soit, dans les termes, semblable à la définition adoptée par le Portique et le Gnosticisme, il se cache, comme nous l'avons dit, sous cette apparente similitude des formules, une doctrine radicalement contraire.

Pour les stoïciens la fin de l'homme est la vertu el la vertu consiste à vivre selon la raison ou conformément à la nature. Quel est le sens de cette formule? Cela signifie d'abord, dans la théorie stoïcienne, que la nature et la raison se confondent dans notre âme; que la nature de l'homme, c'est sa raison. « La raison, dit Diogène Laërce, « appartenant aux êtres les plus parfaits, vivre suivanl la « raison, c'est pour les stoïciens vivre, suivanl la nature. « Car la raison agit comme auteur de haïr penchant '. i

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