CHAPITRE II
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Les interprètes de Clément d’Alexandrie sont unanimes à reconnaître que, selon le docteur alexandrin, la gnose doit toujours être d’accord avec l’ Écriture sainte et la tradition. Mais quelques-uns, en petit nombre il est vrai, prétendent que Clément élude cette règle par sa théorie sur l’interprétation mystique de l’Écriture et sur une double tradition dans l’Église.
« Afin de ne pas renfermer dans un cercle trop étroit la pensée philosophique en la .soumettant à l’autorité de l’Écriture, Clément. ditDochne, a eu recours à l’interprétation allégorique, et a distingué dans les livres sacr«'*s deux espèces de sens. Car il dit que les apôtres et les prophètes ont connu et consigné dans leurs écrits la philosophie grecque, mais que pour ne pas induire en erreur ceux qui n’étaient pas capables de comprendre, ils ont donné un double sens à leurs paroles (êouX^o-et et yvoiaei). Chacun peut facilement comprendre le premier sens ou le sens littéral (rôv (|a^ï!v TTpèî to ypatupia àvxyvoi(nv) ; le Second sens, ou le sens mystique, ne peut être compris que par le gno.*tique (o! toO meCuonaç fjix&rjxi). Pour cette même raison Clément pense que la gnose doit maintenant encore être soigneusement cachée à la foule et n’être livrée qu’à cei«