‹ Clement d'Alexandrie, sa doctrine et sa polemiqueChapitre 119 sur 145 · LIVRE V · texte numérisé non relu

LIVRE V

« présentes et futures*. » Or, c’est évidemment l’éconoiiie de la Rédemption qu’il faut entendre ici par ces ;hoses passées, présentes et futures dont la philosophie ne )eut donner la connaissance. L’ avènement de Jésus-Christ 't l’établissement de l’Église, voilà ce qui est présent ; les prédictions et les figures, voilà le passé ; les promesses et es récompenses, voilà le futur. Et tout cela, qu’est-ce autre ;hose, sous le nom de tradition gnostique, que tout le corps ie la doctrine chrétienne, c’est-à-dire l’objet même de la foi et de la tradition commune? La tradition gnostique ne comprend donc pas des dogmes qui lui soient réservés et qui lui viennent de sources autres que la foi.

Nous en trouvons une preuve nouvelle dans un autre passage où Clément, commentant V EpUre aux Romains, dit que la tradition gnostique était un don .spirituel qui ne se communiquait qu’en présence et qu’on ne pouvait pas donner par une épître. Or, cette tradition gno.stique était-ce quelque dogme particulier, inconnu au commun des chrétiens et étranger au symbole de la foi? Non. C’était, selon les termes de Clément en ce lieu, « la plénitude de Jésus- « Christ que saint Paul désirait de leur expliquer de vive « voix, les appelant à Jésus-Christ par la prédication du < mystère qui avait été tenu caché dans tous les siècles

• précédents, mais qui maintenant était découvert par les

• Écritures prophétiques pour en établir la connaissance

• dans tous les Gentils, selon le commandement du Dieu

• éternel « Évidemment toutes ces paroles sont choisies pour exprimer non pas des dogmes particuliers, mais le liind commun de la doctrine chrétienne.

' Slfom. VI. 7. I). “71.

' r, 10, p. 6«.V— Cf. «nm. XV, SC.

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