UVRE I
dément chrétien de raulciir du Pi‘dagogue : « Si plusicui’s des règles qu’il prescrit, dit-il, nous paraissent aujourd’hui niinuticuses et même inconvenantes, nous ne devons pas oul)lier que toutes choses sont bien changées depuis son temps. La puissance du paganisme ne consistait pas alors en de vains rêves mythologiques, mais dans la vie pratique où elle s'était incarnée. La vie païenne, avec ses mœurs et .ses coutumes, était le plus formidable adversaire du christ iani.sme. 11 fallait briser cette puissance, et. malgré toute la rési.stancc qu’y opposait la direction pri.se par le monde, il fallait appliquer le principe du christianisme k l’ennoblissement de la vie publique et privée, entrepri.se non moins dilTicile que celle de détruire le charme qui attachait les hommes au culte des divinités du paganisme. Le genre humain, régénéré par le christianisme, avait de nouveau besoin de lisières pour apijrendrc à se mouvoir, d’après les règles de l’Évangile, dans un monde ((ui ne pos.sédait plus d’échelle pour mesurer la vertu*. »
Les Stramales ou Tapis-series .sont le troisième ouvrage qui complète l’enseignement par lequel Clément s’était proposé d’élever l’homme k la perfection du christianisme. Cet ouvrage, divisé en huit livres, est sans contredit ce qui a paru de plus important dans les lettres chrétiennes au n' siècle. Le titre en apparence singulier, n’e.st pourtant pas nouveau, et Eu.sèbc remarque que Plutarqinî l’avait choisi avant Clément pour l’un de ses écrits. Clément explique ainsi le motif qu’il a eu de donner ce titre à son ouvrage, f Ces livres, dit-il. renferment la vérité
’ Palrol., t. II, J). 30.
’ Voici ijuel en est le titre complet d'après Photius • TItîo ♦laÇi'jo hir,-
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.Mais Clément l'appelle Ini-méme en abrégé ït/sousitiI;. -et. Eus., m,i. ,rrl.. VI, l.'t.
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