‹ Clement d'Alexandrie, sa doctrine et sa polemiqueChapitre 32 sur 145 · I.IVRE II · texte numérisé non relu

I.IVRE II

Dieu tout piiis-sant, inaitre de l’iiniveiv, par rinterinédiaire de son Fils Les arts et les sciences, qui ont pour objet de connaître ces biens, de les féconder, d'en régler l’usage conformément à la raison, ne peuvent être condamnables. Car celui qui nous dispense l’étre et la vie nous a départi également la raison, afin qu’en toutes choses elle soit la règle de notre conduite J.a raison peut donc sans déchoir, elle doit même s’appliquer à connaître les biens créés à l’usage de l’homme Sans doute la fin dernière de l’intelligence humaine est la connaissance de Dieu. Mais cette connai-ssance, dans la condition présente de notre nature, en suppose plusieurs autres, qui en sont comme le préliminaire et la préparation l.a destination spéciale de la serpe est de tailler la vigne ; mais elle nous sert aussi îi élaguer les sarments qui l’embarrassent et à couper les ronces qui, croissant autour du ceps, forment une barrière impénétrable. Ces diverses opérations de la serpe se rapportent au but principal. Appliipions à l’homme cette comparaison. Sa fin dernière est de coimaîlre Dieu. Néanmoins, il ne lai.sse pas de s’adonner à l’agriculture, à la géométrie, à la philosophie. De ces trois sciences, l’une est nécessaire pour vivre, l’autre pour bien vivre, la troisième explique ce qui appartient au domaine de la démonstration 5.

De plus, chaque créature étant ronivre du Verbe, vérité

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