VI, 17, P
• IW. r. I4.p.730.
' tkid. VI, 1 j, p. 802.
‘ iW. /, 14, p. 350.
CLKMKNÏ ÜAI.KXANUKIE.
discours à l’Aréopage que, sous le nom de Dieu inconnu, les Grecs adoraient le Créateur. Ignorant son nom propre, ils le désignaient par une péri])tirase
Ainsi, poètes et philosophes ont entendu quelques accents de réternclle sagesse, et 1a science des Grecs, pour être une science incomiilète et élémentaire, n’est pas un pur mensonge. La vérité qu’elle contient n’est pas toute la vérité, mais elle ne laisse pas d’être vérité. La Grèce a donc raison de s’écrier, elle aussi : Alére des grandes vertus, vérité, reine du monde ^ !
Il y a dans la philosophie grecque des vérités utiles, des enseignements pratiques, propres à perfectionner i'àm*‘ humaine. Ces vérités, ces dogmes philosophique.s , ce^ préceptes moraux. (luelleenest l’origine? Clément, partant de ce principe ipie tout ce qui est vrai, bon et utile vient de Dieu, en conclut que la philosophie est un bienfait de la Providence, un don de la bonté divine. Si telle e.st la nature de la philosophie, dit-il, si elle enseigne la vérité et inspire la vertu, n’est-ce point une grossière inconséquence d’en attribuer l’invention à celui que l’on proclame le père du désordre et de l'iniquité? A ce compte, le démon aurait travaillé à l’amélioration morale des Grecs avec un soin plus miséricordieux que la Providence elle-même. Toiles ne peuve))t être nos pensées. Non, la philosophie, chost’ honnête et vertueuse, ne peut être l’œuvre d’un principe mauvais. Il no reste donc plus qu’à faire remonter son origine jusqu’à Dieu, dont la bienfaisance est le sublime privilège
Mais comment remontc-t-ellc jusqu’à Dieu? même en
I Slrom. l, 10. p. 37.1 —Cf. V, 12. n. 730.
> /fc.'rf. r;, 10, p. 781.
J l’„d. r/, 17, p. «10 s^.-Cf. vu, 2.
LIVKK II.
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iidiTK’ttiiiit le principe évident que tout ce (|ui est vraiment bon cl utile vient de Dieu, et qu’en ce sens la philosophie est un bienfait de la Providence, il restait toujours à déterminer la manière dont Dieu avait accordé ce bienfait aux (irecs. La philosophie était-elle, comme l’Ancien Testament, le fruit d’une inspiration positive et surnaturelle, ou bien fallait-il voir en elle un don de Dieu au meme titre (|ue l’existence et la raison?
Clément, dans l’intérêt de sa thèse en faveur de la philosophie, ne pouvait éluder celte (juestion soulevée longtemps avant lui et résolue à son épocjue dans des sens fort (lilïérents, sinon tout à fait conlraires. Il indique d'abord les diverses solutions qui avaient cours de son temps.
F.,es uns lui donnaient une origine toute naturelle : la philosophie était fdle de l’esprit humain C’étaiiropinion communément adoiitée par les Crées, (|ui se regardaient comme les inventmirs des arts libéraux , des diverses sciences et en particulier de la philo.sophie.
Les autres, princi|)alement parmi les juifs et les chrétiens, donnaient à la philo.sophie une origine surnaturelle. Mais ici encore les explications étaient différentes. Un grand nombre s’autorisant d’un passage de la (îenèse, interprété par le livre supposé d'Enoch^, prétendaient que, parmi les esprits célestes, les uns s'étant abaissés ii de honteuses voluptés avaient révélé aux femmes, dont la beauté’ les avait .séduits, les mystères divins et tout ce qu’ils avaient appris dans leur premier séjour. Quelques autres croyaient que la philosophie devait son origine à l’enseignement de pui.ssances secondaires qu’un décret antique et divin ^ avait
' -Sfrom. r/. 8, J». “73.
^ Ihtd. î”, 1, i». ÜjO. — fi. l’üU. ô» fttittC loittnt.
' Kxod, LXX, 28.
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CLEMENT K’ALEXANÜUIE.
commis à la garde et au gouvernement des peuples'. D’autres, comme nous l’avons dit, la faisaient venir directement du ddmon. Quelle était sur ce point l’opinion è Clément ?
I SIrom. VII, V, p.