X. T. J.— Cf.^Mattb. V”, 43; — Rom. III
* Strom. /, ô, p. 331 : Hv Ttpo rn> xj/ihj ■nx/aona.i cc(
UVKE II 131
révélation mosaïque et prophétique qu’une différence de degré et non de nature.
Néanmoins, maFgré ces expressions et quelques autres qu’on poun’ait alléguer, il est certain que la doctrine de Clément, prise dans son ensemble, est contraire à cette conclusion. Remarquons d’abord que, lorsqu’il parle de l’Ancien Testament, notre savant docteur l’attribue à une intenention directe et immédiate de Dieu : « C’est le Verbe, dit-il, c’est le Précepteur divin qui apparut à Abraham et lui dit : Je suis ton Dieu, marche dans la justice devant moi (Gen., XVIl, 1 sq.). C’est lui qui apparut également à Jacob pour l’instruire, l’exercer à la vertu, confirmer l’alliance qu’il avait faite avec ses pères, et lui donner un nom nouveau, après lui avoir révélé son propre nom '. •
Lorsque le Tout-Puissant voulut donner par son Verbe une loi à son peuple choisi, il manifesta sa puissance à Moïse en lui apparaissant dans le buisson ardent. Il le forma lui-même à être le précepteur et le conducteur des Hébreux *. Car c’est par Moïse qu’il voulut instruire l’ancien peuple. L’Écriture dit en effet : Im loi a été donnée par Moïse. Ce n’est pas Moïse qui en est l’auteur, mais le Verbe qui l’a fait connaître par Moïse, son serviteur Le Verbe s’est donc manifesté dans le Décalogue; il a donné ses commandements par Moïse et a montré aux Hébreux le modèle de la vraie philosophie L
C’est à ce même Verbe, • prophète des prophètes, arbitre et maître souverain de tout esprit prophétique qui a tout
<Pxdag. I, 7, p. 131 sq. — Cf. fini. XXXII, 2J, 2U, 30, etc. 1 Ibid. II, 8, p. lis.
• Ibid. 1, 7, p. 133, 134.
'Ibid. 11,4, p. 1«4;— H, 10, p. 224;— II, II, p. 211.
* Quû div. t, p. 939*
18Ï I LÉMENT D’ALEXANUKIE.
fait et sans lequel rien n’a été fait, que doit être attribué’ la prophétie comme la loi Le Seigneur a parlé par te prophètes *. Ainsi le Verbe, vraie source de sainteté e d’immortalité pottr l’àme humaine, après nous avoir instruits par Moïse, a continué notre éducation par les prophètes C’est lui-même qui parle par la bouche d’Élie et de tout le chreur prophétiriue L » Ces textes suffisent pour établir que Clément donnait à l’ Ancien Testamea: une origine surnaturelle et le considérait comme le frui! d’une intervention personnelle de Dieu, d’une révélatiw extérieure, positive et immédiate du Verbe.
Il s’exprime tout différemment lorsqu’il parle de l’origiiv de la philosophie.
• Dieu, dit-il, est la cause de tous les biens, cause m- « médiate des uns, comme de l’Ancien et du Nouveat « Testament, cause indirecte des autres, comme de 1» « philosophie « Ces paroles sont remarquables et éhblissent nettement, sous le rapport de l’origine, la différence mise par le docteur alexandrin entre le judaïsme et la philosophie grecque.
Clément signale une autre ditrérence essentielle entre I» connaissance de Dieu donnée par l’Ancien Testament et b connaissance de Dieu procurée parla philosophie. * H») « a, dit-il, qu’un seul et même Dieu, ([ui est connu pif « les Juifs d’une manière juive, et par les gentils d’uiif • manière païenne *. » Nous trouvons ailleurs l’explicnti™ de ces paroles.
I Strom. ri, 15, p. tJ03.
1 Ihid. ii, 16, p. 467 : o'tà t6»> xjfioi.
} Pædag. I, 11, p. 165.
• Cohort. ad gent. I, p. 8.
• Strom. i, 5, p. 331 : hars? xat' tnauc^AoùOrt^z.
• i6i<l. Vi, 5, p. 761 : «m; ©lè,* jné uiv
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