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laies de l’ànie, à .savoir l’intelligence et la volonté, Soas le rapport de rinlelligcnce, tout acte de foi implique une certaine connais."^ance, non-seulement de Dieu qui parle, mais encore du sens do sa parole. « 11 n’y a pas de foi sans un eommeneement do gno.se, et la gnose elle-même n’est pas dépourvue de foi. La foi est la connaissance succincte (le ce qu’il e.st nécessaire de savoir *. » Ce qui distingue la connaissance de la foi de la connaissance scientitique, ce n’est pas la certitude, c’est l’évidence. Le fidèle est aussi certain de la vérité qu’il croit que le .savant de la \éi ité qu’il voit ; mais le fondement de cette certitude n’est pas le meme pour l’un et l’autre. La certitude donnée par la science repose sur l’évidence, la certitude donnée par la foi repose sur l’autorité. Ainsi la foi, ne se fondant pas sur révidence, c’est-à-dire sur la raison, n'exige pas de preuve de raison quant à sa vérité intrinsèque. Il y a devoir pour rinlelligcnce, lorsqu’il est établi que Dieu a parlé, de se soumettre, même avant de comprendre.
Cet acte de soumission de notre rai.son propre à l’autorité de Dieu est, par là même, un acte libre et, par coirsé- (|uent, moral.
Dès lors, la foi, dans ses rapports avec la volonté, est soumise à toutes les conditions des actes volontaires, (’iomine toutes les autres vertus, elle peut s’acquérir ou se perdre, se fortifier ou s’affaiblir.
Elle n’est donc pas un bien inamissible, et sa conservation exige de l’homme les mêmes efforts et les mêmes dispositions qui sont nécessaires pour son acquisition. Le fidèle doit se soustraire aux influences qui pourraient affaiblir ou détruire en lui le don divin. Parmi ces influences.
' Mi.jin. VU. lu. (). BOo.
Mi CLEMKNT II ALEXANÜUIK.
runc (les plus funestes est celle des mauvais discours elde> mauvais livres, « Il ne faut pas, dit Clément, prêter indil-
• fcremmcnt l’oreille à tous les orateurs et à tous les écrt- « vains. Les coupes que de^ mains nombreuses prennert
• par les oreilles, c’est-à-dire par les anses, les perdeni ■« bientôt, tombent et se brisent. Ainsi en est-il de ceux qui
« prostituent à mille bagatelles les chastes oreilles de ti « foi ; ils finissent par devenir sourds à la voix de la vérité. « stériles en onivres et tombent dans la boue *. »
La foi étant, d’après tout ce qui précède, l’unique moyai donné à l’homme d’entrer en participation de la vie surnaturelle dont le Rédempteur est la .source, est part même le fondement du salut. • Le seul fondement de b « connaissance de la vérité ainsi que d’une vie solidemei/t « vertueuse conforme à cette vérité, c’est la foi, condilicra
• indi.spcnsablo du salut aussi indispensable que la res-
• piration à la vie du corps®. La philosophie ne sert, par « conséquent, de rien aux infidèles après cette vie, eussent- « ils bien agi soit par hasard, soit avec intention *. Je suit « la porte des brebis, dit le Seigneur. Il est nécessaire pour
• être sauvé d’apprendre la vérité du Christ, fût-on prot fondément instruit de la philosophie grecque®. La Loi « elle-même, plus parfaite que la philosophie, ne [xnivait « sauver les Juifs sans la foi. Voilà pourquoi en les gué- « ri.ssant le Seigneur leur disait : Votre foi vous a sauvés*.
• Aussi c’est par sa foi et non par ses œuvres qu’Abraham « obtint sa ju-stification La foi est donc pour tou.'
* P,rrfay., I, (>, p. 112-114.
8 .Slrom. V, 1, p. 614; //, 0 et 12, ji, 145, 1.57. k Ibifl. /, 7, p. *ljH.
5 Ibid. r. lü, p. (KI8.
** 76iVi. VI . 0, p. 7ü2.
î Ibid. I, 7, p.
LIVKK ni.
I les liumnius la condition indispensalile du salut *. »
Si les univres sans la foi ne servent de rien pour le salut, a foi il son tour ne peut rien sans les œuvres. • La foi » n’est pas seulement une'soumission libre de l’esprit, une « simple conliaiicc : elle est une vertu agissante et le prin-
• cipe d’une vie vertueuse Quand le Seigneur dit à
• celte feininc : Voire foi vous a sauvée, il ne faut pas « s’imaginer qu’il proclame sauvés tous ceux qui ont une « foi ([uelconque, sans exiger la pratique de bonnes œu- « vrcs »
Kn un mot, la foi est un principe d'action en même temps <|u’un foyer de vérité divine ; elle est la source d’une vie que l’homme ne peut trouver dans sa propre nature, parce qu'elle est une participation <'i la vie même de Dieu.
Cette vie, pleine dans son principe, ne le devient dans le fidèle qu’à proportion des elforts qu’il fait pour se l’approprier. La foi ainsi considérée est donc perfectible. Sous le rapport de l’intelligence, la foi parvient à son plus haut degré, ici-bas, dans la gnose ; sous le rapport de la volonté, elle trouve sa perfection dans la charité qui unit le fidèle avec Dieu et le rend , par cette union , semblable à lui.
Nous allons suivre ce développement parallèle dansie gnosti([ue chrétien de Clément d’Alexandrie.
' Pxdag., I, t), p. litj.
J Strom. V, 13, p. ti97.
’ IM. r;, U, p. ntl.
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