‹ Clement d'Alexandrie, sa doctrine et sa polemiqueChapitre 75 sur 145 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Bb qool U connaltMcce de U Onoee diffère de U Foi et de la elalon bdatlftqae.

La connaissance (le la gnose est incontestablement, selon Clément d’Alexandrie, supérieure à celle de la foi.

€ Connaître, dit-il, est plus que croire, » Mais il n’est pas ntoins incontestable que cette supériorité ne tient pas, comme on l’a prétendu, à ce que le fidèle croirait sans motifs raisonnables, tandis que le gnostique se rendrait compte de sa foi.

la foi, telle que la définit Clément, est, non-seulement une connaissance vraie dans .son objet, mais certaine dans le fidèle. La prétention contraire ne tient pas devant l’examen des textes et repose sur une confusion. L’on confond la certitude propre à la science avec la certitude propre à la foi. FiXpliquons-nous.

Il y a plusieurs espèces de certitudes, ou, pour parler plus exactement, l’esprit humain a plusieurs moyens de parvenir à la connaissance certaine de la vérité. Oii’est-ce, en effet, que la certitude? Suivant la définition vulgaireiHent adoptée dans la langue philosophique, la certitude est fadhésion ferme et inébranlable de l’esprit à une vérité connue. Or, une vérité peut être connue de plusieurs manières. Elle peut être connue en elle-même immédiatement ou médiatement, par l’évidence ou le raisonnement : la certitude qui en résulte est alors une certitude scientifi-

«4 Ct.KMENT D ALEXANDRIE.

que, c’est-à-dire une certitude qui repose sur la perception de la vérité de l’objet, vue dans l’objet lui-méme. Évidemment, celte certitude n’appartient pas et ne peut appartenir à la foi Le simple fidèle n’a donc pas celte certitude. Peut-on en conclure que sa foi est aveugle, qu'il n’a pas la certitude de ce qu’il croit? Non, assurément Une vérité peut être connue certainement sans être connue intrinsèquement. En d’autres termes, la certitude n’est pa,« identique avec l’évidence intrinsèque. Elle n’est pas le privilège exclusif du philosophe. Outre la certitude scientifique, il y a donc une autre certitude plus accessible à tous, plus commune, plus habituelle, et aussi incontestable que la première. C’est la certitude qui a son fondement dan^ l’autorité, la certitude propre à la connaissance des faits, aux vérités de la foi. Pour connaître certainement un fait, il n’est pas nécessaire d’en connaître la loi, ni même de l’avoir vu se produire : il faut et il suffit qu’un témoignage véridique en atteste l’existence. Or, les vérités de la fei sont des faits divins. Pour en avoir la connaissance certaine, il n’est nullement nécessaire d’en avoir l'intelligence, d’en pénétrer le sens intérieur, en un mot, il n’est nullement nécessaire de les comprendre en tant (lu’idéesel sous la forme de notions évidentes. 11 suffit que l’exi-stenc*' et la vérité de ces faits divins soient garanties à la raison par une autorité compétente et incontestable. Dès que cette autorité se présente, elle apporte avec elle la certitude de ce qu’elle enseigne, bien que ce qu’elle enseigif ne soit pas intrinsèquement intelligible, ni évident pour la raison. Car, dans ce cas, la raison voit évidemment que

1 Profecto liquet, dit saint Grégoire le Grand, quia fidei tUamm rrrum ar^umrntum est, quæ apparere non possufit. Qua* etenim apparent, jam non hahent, sed agnitionem, (Homtî. XXVI, In Evang,, n. 8.)

LIVKK ]V.

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l’autorilô qui affirme garantit sa propre aflirmatioii de tout danger d’erreur, et qu’elle ne saurait légitimement douter de ce que cette autorité lui enseigne. En un mot, outre la certitude qui s’appuie sur l’autorité de l’évidence, il y a la certitude aussi complète, aussi absolue, qui repose sur l'évidence de l’autorité.

Celte distinction entre la certitude scientifique et la certitude d’autorité a été faite par Clément, et elle explique siillisamment ce qu’il y a d’obscur dans quelques-unes de ses affirmations touchant la foi comparée à la gnose.

Clément, il est vrai, refuse à la foi une certitude qu’elle lie saurait avoir sans perdre sa nature et son nom : il ne lui accorde pas la certitude scientifique ; par suite, il n’accorde pas au simple fidèle le pouvoir de résoudre scientifiquement et dans le détail les objections que peut soulever la science incrédule, ni les difficultés que peuvent présenter les vérités révélées et l’interprétation des Écritures. C’est eu ce sens qu’il déclare que • ce n’est pas la simple foi,

• mais la foi unie à la science qui sait adopter la vérité et « se préserver de l’erreur. » Mais en cela Clément ne dit rien que n’avouent le bon sens et la théologie, rien ([ui détruise ou diminue la certitude absolue, propre à la foi.

En effet, si elle manque de la certitude scientifique, la foi repose néanmoins sur un fondement dont la raison ne «aurait nier, ni la science ébranler la solidité, a Nous produi- ' sons à tous, dit Clément, un argument décisif, péremp- ' toire, la parole de Dieu qui s’est expliqué lui-mèine dans

• les Écritures, sur tous les points qui sont l’objet de nos « investigations. Quel est l’homme assez impie pour ne pas ' ajouter foi k la parole de Dieu et pour lui demander des

• preuves comme on en demande aux hommes ' ?

' Strom. Vf I, p. 6-lü.

Î46 CLÉMKNT U ALEXANUKIE.

« Ainsi, dit encore notre illustre docteur, quiconq» t appuie sa foi sur la parole de Dieu renfermée dans fe c Écritures a pour lui une autorité inébranlable, une ôé- « monstration que rien ne peut contredire ; point de prcure,

« point de raisonnement qui rende cette foi plus forte q«

« ne fait cette parole »

€es textes, joints à tant d’autres qu’il est inutile de produire, nous paraissent décisifs, et il faudrait les supprimer pour supposer que Clément refuse au simple Odèk la certitude de ce qu’il croit. Comment, s’il ne lui accordait pas celte certitude, pourrait-il faire un crime de rincréd:ilité? Comment pourrait-il faire de la foi pure et simple la condition indispensable non -.seulement de l’intelligence, mais encore des œuvres du salut? Comment enfin poumùtil soutenir que la foi est supérieure à la science et son enterium * ?

La croyance du lidèle n’est donc pas seulement vraie, elle est de plus certaine et raisonnable, parce qu'elle eS fondée sur la parole infaillible du Verbe et qu’il est souverainement raisonnable de croire à cette parole infaillible.

Non-seulement la foi est une connaissance vraie et certaine, mais elle peut par elle-même, sans le secours de? lettres et des sciences humaines, donner la science de Dieu qui suffit au salut. «La foi, dit Clément après saint « Paul, n’csl pas la possession des sages selon le monde, • mais des sages selon Dieu. Elle peut s’apprendre meme « sans le secours des lettres, » et, à plus forte raison, sans le secours de la spéculation philosophique*. «Il en est. » dit-il ailleurs, qui, enllés de leur science, nous mépri-

' Sïrom. //, 2, p. 4H3.

* Ibid. Il, 4. p. 436. — Nous avons dit plus baut (liv. llï, ch. nK <*n quel sens la foi est le cn'trrtum de la science.

® P.Td., III, c, 9, p. 399.

UVKE IV.

< sent conime des enfants, sous le prétexte que notre doc- « trine est puérile et méprisable. Il n’en est pas moins vrai

• qu’en recevant la génération du baptême nous l'ccevons

• la perfection de la vie. Car c’est là que nous recevons t l’illumination qui est la connaissance de Dieu; or celui- « là n’est plus imparfait qui connaît ce qui est parfait...

• Le Seigneur lui-même a révélé de la manière la plus « évidente que le salut était, pour tous, lorsqu’il a dit : « C’est la volonté de mon Père f/ne qtiiconf/ue voit le Fils « cl croit en lui ait la vie éternelle et je le ressusciterai an

• dernier jour... La foi est, en elfet, la perfection de la « doctrine. Et voilà ])our(iuoi le Sauveur a dit encore : « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle. Si donc, nous

• qui croyons, avons la vie éternelle, qu’avons-nous à

• désirer de plus que la possession de la vie éternelle? J.a « foi étant parfaite et pleine par elle-même ne manque de « rien. S’il lui manquait quelque chose elle ne serait j)as

• entièreincnt iiarfaite. Or la foi n’est défectueuse sous

• aucun rapport, car elle met le fidèle, dès ce monde, en

• possession de ce qu’il possédera un jour à découvert;

• cette possession anticipée de la foi devient la mesure des

• biens qui attendent le fidèle après la résurrection, et

• c’est ainsi (juc se réalise cette parole : (Jnil soit fait selon

• votre foi. Ain.si là où est la foi, là est la promesse dont

• le terme est le repos. La gnose consiste donc dans l’illu- « mination, et la fin de rilltiminalion e.sl le repos '. » En rétablissant ainsi la notion de la foi et en l'opiiosant à la gnose hérétique. Clément enseigne, après saint Paul, (|ue la foi se suffit à elle-même pour donner la connaissance de Ificu, qu’elle est une illumination d’en haut, ou si l’on veut

' n*(/. I, U. p. 112-ini.

248 CLÉMKNT 0 ALEX ANDKIK.

line faculté surnaturelle de connaître Dieu. Ce n’est pas un simple sentiment, ni seulement un acte de soumission à la parole divine, c’est une véritable connaissance, de même nature que la gnose qui en est la perfection. Voilà pourquoi Clément dit ailleurs : « Il n’y a pas de gnose sans foi, « comme il n’y a pas de foi sans un commencement de « gnose »

Dira-t-on avec Doehne, que ces témoignages sont formels, il est vrai, mais que Clément avait deux doctrines; l’une exotérique, où il suivait l’enseignement commun de l’Église en défendant la foi contre les païens et les Gnostiques; l’autre ésotérique, où il déprimait à son four la foi au profit de la gnose; ou bien, avec un autre critique' d’oulre-Rhin *, que plus enclin par ses idées philosophique; à établir entre la foi et la gnose une différence spécifique, le docteur alexandrin n’a cédé qu’aux remords de s<a conscience chrétienne, lorsque, pour défendre la pureté et l’intégrité de la foi contre les païens et les Gnostiques, il a cherché, non sans quelque hésitation, à en prouver l’excellence et l’efficacité absolue pour le salut ?

Ce sont là des hypothèses que n’autorisent ni le caractère si loyal de notre saint docteur, ni l’ensemble de sa doctrine. 11 y a, .selon nous, une manière beaucoup plu> vraisemblable, sinon de concilier tout à fait, du moins d’expliquer suffisamment les contradictions que présentent, dans les termes, plusieurs as.scrtions de Clément. Comme saint Paul et comme tant d’autres défenseurs du christianisme, le docteur alexandrin n’avait pas seulement à combattre les ennemis du dehors : il lui fallait au dedans s’opposer aux exagérations de certains catholiques. Nous

« Prd. V, I. p. 6J3.

• Hculer, C/em. Alex, Theol, mor,> p. l'J.

UVRK IV.

l’avons dit, il se trouvait placé entre deux excès contraires touchant cette grave question de la foi et de la gnose. Tandis que les païens et les Gnostiques méprisaient la foi au profit de la science, quelques catholiques à leur tour, par une réaction plus naturelle que sage, méprisaient et proscrivaient la science et la gnose en faveur de la foi. Ces derniers ne voulaient admettre, suivant l’expression de Clément, que la foi pure et simple. C’était dépasser le but; c’était établir entre la foi et la raison, entre le chrislianisme et la science un divorce contraire aux principes du christianisme lui-même, qui n’exclut que le mal et l’erreur et embrasse l’homme tout entier avec toutes ses facultés et ses aspirations légitimes. Clément chercha donc à montrer qu’en ce sens la foi pure et simple, la foi sans recherche [xjvj Tîv Çnrsïv) n’était pas sufTisantc pour l’homme et qu’il était nécessaire de se l’approprier, de la féconder par le travail et par la réflexion, comme il est nécessaire de cultiver la vigne avant d’en récolter le raisin ^ De là, dans le sens subjectif, la nécessité de la gno.se et sa supériorité sur la foi. Cette supériorité est purement subjective, c’est-àffire qu’elle consiste dans la perfection plus ou moins grande avec laquelle le chrétien s’approprie par ses elTorts, aidés (le la grâce de Dieu, la vérité révélée. Le christianisme, comme nous l’avons remarqué si souvent, est pour Clément la vérité ab.solue, révélée par le Verbe incarné et contenue dans l’enseignement de l’Église catholique*. Sous ce rapport, il n’y a pas de difl’érence entre la foi et la gnose. Leur objet est identique. C’est la vérité en Dieu, la vérité o^ntielle, universelle, absolue. Mais tant qu’elle demeure inconnue à l’homme, la vérité est pour l’homme comme si

'sirom. /. 9, p.341.

’ l'id. I, ch. 7, |). 132 et tout le chapitre.

t'LKMENI IVALKXANUKIE.

elle ii'élait pas. Elle ne peut .sauver l’homnic qui l’ignor^. Comment l’homme pourra-t-il dissiper cette ignorance et parvenir à la connaissance de la vérité absolue qui eS Dieu? Ce n’est pas par ses propres forces. Il a besoin d» précepteur divin, et ce précepteur est le Verl)e, la face de Père, qui, dissipant les ténèbres de l'ignorance répandu-s sur les yeux de notre âme par l’habitude du péché, remplit envers nous l’oflicc de .Sauveur, nous apprend k nous cuonaitre nous-mêmes et nous révèle la nature du Père (t; toutes choses, autant du moins que la nature Jiumainc peu: le comprendre*. Le vrai Dieu, dont la nature intime éUit demeurée inconnue aux païens, s’est révélé dans son Fik incarné, qui n’a rien négligé pour apprendre toute véritt à ceux qui s’en montrent avides et cherchent à la connaître *.

Ainsi deux conditions sont nécessaires à la connaissance de la vérité divine, et par conséquent à la ressemblance avec Dieu qui s’obtient par cette connaissance : d’une pari, l’action du Verbe incarné qui apporte tout ensemble dansa personne et l’objet de la connaissance, c’est-à-ttire la vérité elle-même, et la lumière qui rend cette vérité intelligible à l’homme ou l’illumination. D’autre part, le concours de l’homme, cherchant, à l’aide de la lumière etd>‘ la grâce du Verbe incarné, à s’approprier la vérité divine, à la pénétrer, à la comprendre, en un mot k en faire sa vérité. Du côté du Verbe, rien ne manque à la connaL'sance. « Il n’est rien d’incompréhensible au Fils de « Dieu, qui est la .«agesse et la science de son Père, et par € conséquent rien qu’il ne puisse enseigner lui-raênic. « Puisqu’il a souffert par charité pour nous, il ne pe«l

I SIrom. I, 88, n. 425 ; — K, I, n. 647.

> Ibid. VI, 8. p, 775.

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LIVME IV.

« l'ien nous rel'user du ce qui est propre à parfaire en nous « la connaissance ^ » Du côté de l’homme, la connaissance n’est pas seulement limitée par sa nature et sa condition présente*, mais elle dépend encore des dispositions qu’il y apporte et des elTorts pcreonncls qu’il fait pour l’acquérir. D’où il suit qu’en dernière analyse, le chrétien n’entre vraiment en possession de la vérité révélée et ne parvient à cette ressemblance avec Dieu, qui est sa fin dernière, que dans la proportion des efforts qu’il fait pour comprendre la doctrine enseignée par le l'ils; de sorte que le degré de sa perfection et de son union avec Dieu peut se mesurer sur les progrès qu’il fait, avec le secours de la grâce, dans la connaissance divine.

C’est sur ce principe tpie Clément établit la supériorité de la gnose sur la foi, et la nécessité de l’étude et de la méditation pour s’élever de la seconde à la première. La foi suiTit, disaient quelques catholiques, la science est inutile. 11 faut distinguer, répondait Clément. Sans doute, la foi suffit en ce sens qu’elle contient la vérité tout entière, la véritable connaissance de Dieu; qu’elle donne toute certitude et toute lumière, toute grâce et toute sanctification : ainsi considérée, la foi suffit, elle n’a besoin de rien, elle est parfaite parce qu’elle est l’expression de la vérité et de la sainteté divines, manifestées dans le Fils unique, dans le Verbe incarné. « Depuis que le Verbe est descendu des « deux, nous n’avons plus besoin d’écoles humaines; • nous n’avons plus besoin d’aller chercher la science à « Athènes, dans la Grèce et l’Ionie. Ce maître qui a tout ' rempli de ses saintes vertus, de ses œuvres, de son

' -Strom. r/, H, p. 775.

' I6id. V', p. (117 ; iïî)9v yàjio ttoti 7ra/;â rèv Çwr,; xpdvo'j

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« salut, de ses bienfaits, de ses lois, de ses prédictions, (k « sa doctrine, nous enseigne fout ; par lui, la terre entière • est devenue Athènes et la Grèce » Ainsi la science humaine, la philosophie grecque ne peut rien ajouter à l» puissance et à la perfection de la foi, considérée en ellemême, dans son auteur et dans son ol)jet.

Mais on ne peut pas en dire autant si on la considère dans le fidèle. Car il ne suffit pas que le maître soii parfait, que son enseignement soit la vérité absolue et univerèelle. qu’il donne à son disciple la faculté de comprendre ce qu'il enseigne , le don de l’intelligence : tout cela serait inutile si le disciple ne correspondait par un effort personnel à cet enseignement du maître. Or, le premier acte de cette correspondance, c’est la foi. Par la foi, le disciple croit à son maître et à la vérité de sa parole. La foi est ainsi non-seulement la condition indispensable mais un premier degré de la connaissance subjective. C’est une vraie connaissance. D’une part, le disciple connaît son maître comme digne de confiance; d’autre part, il connaît ce qu’il lui enseigne; enfin il connaît que ce qui lui est enseigné est la vérité, sur ce fondement que son maître ne peut se tromper ni mentir.

Cette connaissance vraie et certaine de la foi établit une certaine ressemblance entre le maître et le disciple, entre le Verbe incarné et le fidèle, et elle est, par conséquent, la base suffisante et le principe efficace d’une vie vraiment vertueuse , d’une vertu vraiment sanctifiante. Le fidèle connaît la vérité que connaît le Verbe par l’enseignement qu’il en a reçu et l’adhésion qu’il lui a donnée. La vérité a passé de l’intelligence du maître dans celle du disciple;

* Cohort. ad gent. XI, |t. Wti-87.

l.IVRK IV.

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