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qufi SH perfedion nVst jamais absolue en rdle vie, le progrès pour lui est (oujours possible.
C’est avec cette restriction qu’il faut entendre les pesages ou Clément attribue au gnoslique parfait, la wraa;sance de toutes choses et le don de prophétie. La «nit* prise largement et en général, comprend toute connair sance des choses divines et même la connaissance proptr tique, car, ainsi que le remarque notre docteur L rieene tant incompréhensible au Fils de Dieu, il n’est rien dootî ne puisse donner la compréhension à son disciple, h gnostique peut donc, si telle est la volonté de son maifr j divin, en recevoir toute connaissance prophétique, évan?'- 1 lique et toute autre. Mais il ne suit pas que dès quilet parfait, il la reçoive nécessairement, de tels donsdepi** ] dant des économies de la Providence et de .«es desse:;particuliers. Ce qu'il reçoit infailliblement dans cet étal I c'est la compréhension de toutes les vérités nécessairisï salut. Ainsi, quand il aflirme que le Cnostiquea b W"' préhension de toute vérité, qu’il entend ce qui est inw' , préhensible aux autres , Clément ne veut pas dire »utr chose si ce n’est que la gnose, étant la connaissance df; cho.ses divines, peut signifier génériquement toutes les c*"" naissances.
11 en faut dire autant du don d’infaillibilité dont note j docteur semble faire l’apanage de la gno.se. Parblér" meté de son principe qui est renseignement et la gf** du Fils de Dieu, par la rectitude et la pénétration desp^ que produit .«a po.sso.s.sion , par les di.spositioiis 0“*' *** liabitudc suppose, la gnose préserve de l’erreur, priiifiP*' lement en ce qui concerne les choses du salut. ^ n’établit pas le gnostique dans un état d’infaillih'lil'’ '
' fitrom. vri, 7, p. a-,7-«.W.
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UVUE IV.
ne puis-sc déchoir. Voilà pourquoi Clémeiil veut qu’il is.se des ofTorls continuels, soit pour l’augmenter, soit pour i conserver, et qu’à ses efforts personnels il joigne la iiière
Enfin, ce n’est pas seiilem.ent par les caractère.'^ dilVcents qu'il leur altrihuc, c'est encore par une dcliniion formelle et positive ipie (’dément distingue la gnose le la vision béatitique, qui n’appartient qu’à la vie future, tu premier livre des Stromales, nous lisons ces propres larolcs : € \ons voyons maintenant comme par un miroir,
« lors([ue, nous connaissant noiH-mêmes par réflexion sur « ce qu’il y a de divin en nous, nous contemplons tout
• ensemble la cause efficiente autant qu’il est possible. Car,
• c.st-il dit, vous avez vu votre frère, vous avez vu votre
• Dieu, ce cpii s’entend du Sauveur pour le temiis pré- « sent. Mais après être .sortis de la chair (tzo/A; xmOetjiç'),
• nous verrons face à face d’une vue claire, définitive et
• compréhensive quand notre comr sera pur * Commentant le même texte de saint Paul au premier livre du Pédaijogue, Clément en donne la même explication : « (juand l’Apôtre, dit-il, parle de nourriture solide, ce « mot peut s’interpréter dans le sens de la manifestation
• évidente, de la vue face à face (jui nous attend dans la
• vie future. Car, enseigne le même saint Paul, nous
• voyons maintenant comme dans un miroir, mais alors
• nous verrons face à face * . »
Evidemment le docteur alexandrin donne au texte de
' 6'lrom. VI, 10, p. "".'j.
’ rkiii. l, 19, p. 374. « Il ne faut phi» mvstagogiaer sur ce mot
la dtpotilian delà chair, dit Üossubt ; car, par cette phrase, saint ' .•mieni. comme tous les autres, n'a entendu autre chose que la mort, '•omnic on le pourrait montrer par plusieurs exemples, si U chose était louteiisc. »
‘Veiag. 1, ü, p. WO.
MJ Cl.liMKNT I) Al.EXANDKIK.
saint Paul le seul sens littéral qui lui cumiomte, et suiv*u( la düctrine de l’Apôtre il regarde la vue face à face conufc uniquement propre à la vie future. Ailleui's encore, faisant allusion à un endroit de Platon, où, parlant des àn» pieuses quand elles sont séparées, il les range dans k> demeures des dieux, Clément fait voir que c’est à laxisioii perpétuelle et interminable, et à ce banquet éternellemtm éternel qu’il est réservé de ne voir plus par un miroir, mais de la manière la plus claire et la plus parfaitemen' simple (àxpiëüi £i?.r/.&ivfl). Voici en quels termes il explique l’ctrct bienheureux de cette connaissance parfaite : c Le? « âmes qui en sont ornées, et qui par la magnificence dt « leur contemplation se mettent au-dessus de tous lesde- « grés et de toutes les saintes manières de vivre, (|oand « elles seront rangées, à cause de leur sainteté, dans les « saints lieux où sont établies les demeures des dieux, et « qu’elles seront totalement transportées dans les lieux « qui, de tous les lieux, sont les plus excellents, elles « n’embrasseront plus la divine contemplation par de.< « miroirs ou dans des miroirs, mais avec toute la clarté « possible et la plus parfaite simplicité; elles seront nour- « ries éternellement dans le festin éternel de la vue, doiii « les âmes transportées d’amour ne sont jamais rassa- « siées, jouissant d’une joie insatiable pour tous les siècles * sans fin et demeurant honorées de l’identité (de l’intime « po.ssession) de toute cxcellénco '. »
Il résulte manifestement de ces passages que Clément a réservé pour l’autre vie une connaissance de Dieu qu’il distingue de la gnose proprement dite, et que cette connaissance est ce que les théologiens appellent, après saint
• S<rom. VII, 3, p. 8Jr>.
LIVKK IV.
l’tiul, la vue lace à l'ace, uu la vision béalilique. Au reste, la gnose, bien que distincte de la vision béatifique et moins parfaite qu’elle, est cependant de même ordre, et peut, dès cette vie, s’en rapprocher de plus en plus, à mesure que le gnostiquo se détache de la vie du corps pour s’unir plus intimement à Dieu par la chai ilé. Le gnostique peut même, sinon d’une manière permanente, au moins par instant, avoir un avant-goùt de cet état réservé à la vie future. Voilà pourquoi Clément dit • que la gnose « Irans- « porte facilement l’àme à ce qui lui est eonaturel, suint
• et divin, et, par les progrès mystiques de lu lumière qui
• lui est propre, elle avance l’homme (|ui a le cmur pur
• jusqu’à ce qu’il soit rétabli dans le lieu du souverain « repos, lui ayant appris à voir Dieu face à face, par
• science et compréhension. Car c’est là, ajoute-t-il, la
• perfection de l’ame gnostiipie, qu’ayant surpassé toute
• purification et tout ministère elle so'it avec le ifeigneur
• dans le lieu oii elle lui est prochainement soumise. »
La gnose est donc l’initialion à la vision béatifique, en laquelle elle se transforme lorsque l’aine couqilétement purifiée mérite d'être définitivement délivrée de la prison de son corps. Voilà pourquoi t le gnostique demande, ' premièrement, la rémission de ses péchés; ensuite, de
• ne pécher plus ; après, de bien faire et d'entendi e la « création avec réconomie des con-scils de Dieu, afin
• qu’ayant le cœur pur par la connaissance du Lils de
• Dieu, il soit initié à l’heureuse vi.sion de face à face^. » Mais cette transformation n’est jamais complète ici-bas. Le gnostique, même le plus parfait, est dans un état oii il croil voir Dieu, dit Clément, plutôt ipi’il ne le voit. « Le
' Strom. Vil, lu, p. SUfi.
lh,d. VI, 12. p. 791 .
CLEMENT Ü ALEXANimiE.
c giiüslique ayant reçu la compréhension par la contem- ( plation scientifique, il croit voir Dieu *. »
En dernière analyse, la gnose est une connaissance intermédiaire qui a la foi pour principe et la vision béalifiquc pour terme. Elle est plus parfaite que la première, et trouve dans la seconde sa consommation définitive. « L’Apôtre
• enseigne, dit le docteur alexandrin, que la gnose, qui < est la perfection de la foi, va plus loin que l’enseignc- « ment des catéchèses, et se développe conformément à « la majesté de la doctrine du Seigneur et à la règle de
• l’Église *. »
Ce développement consiste, comme nous venons de le voir, en ce que la gnose pénètre plus avant, par l’étude e la réflexion aidées de la grâce, dans la compréhension de Dieu et des vérités révélées, et se rapproche de plus près (jiie la foi de la connaissance même du Verbe. l.a foi est une première participation à cette connaissance * ; la gnose est une participation plus complète, accordée par le Verbe aux efforts du fidèle, et qui peut s’élever, de degré en degré, jusqu’à une perfection voisine de la vision béatiliquc. De là les caractères d’immutabilité et d’universalité (|ue ('dément attribue à cette connaissance surnaturelle. Néanmoins, tout en admetlantque le gnostique puisse, dès ce monde, arriver à une perfection de connaissance qui dépasse "hi. portée naturelle de son intelligence, le délivre moralement de l’erreur, et l’établisse dans une sorte d’in-
I .Sfroni. VII. lî, p. (07. « On voit, dit liossiiet »ur ce passage, combien saint Clément se tempère, el. quand même on accorderait tju’il a un peu détourné le sens de cette parole : par un miroir, il n'a pas nso passer outre pour l'état de cette vie, ni pousser l'exagération jusqu'à lui attribuer Je face à face. »
• Ibid. V’I, 18, p. 8îi : rr,v yvSiJcu ti'sicujiv su«v nfïrivî.
• Ibid r, 13, p. 098: li/utiïi pivTîntittnTtj/éri itpoetninviîsfei rè iytev ça/iù.
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iiillibilité Clément ne va pas jusqu’à supposer qu’il deieniie jamais capable de connaître Dieu comme Dieu se onnait lui-même. « L’homme, dit-il, ne peut pas parler « de Dieu d’une manière digne de Dieu ; la créature faible • et sujetle à la mort de celui ([ui est inengendré et immortel, l’œuvre de celui qui l’a faite, t'eux-là même (]ui « ont Dieu pour maître parviennent diHicilement à la « notion de Dieu -, aidés qu’ils sont par la grâce, à le € connaître d’une manière quelconque '*, et habitués à con- « templer, par la volonté, la volonté divine, et par l’Fsprit « saint, le Saint-E.'îprit. •
Vu reste, la perfection de la gnose est inséparable de la ,>erfection de la sainteté : on n’y peut parvenir par des efforts purement spéculatifs, et celui dont l’œil intérieur n’est pas purifié de toute souillure du péché, en même temps i|u’ éclairé par la lumière de la grâce, ne peut espérer (le parvenir à la .science gnosti(|ue, et de contempler l’essence du Dieu saint, révélée jiar le Fils L Nous allons voir en quoi consiste cette sainteté essentielle au parfait gnosti(iue.
' Slrom. VI, 8, p. 774.
* îlid. rz, 16, P 826 : Mi/t; fli i'v/oixv
» Z6M. K, 13, p. 697.— ZZZ, 5, p. 530-531.
* Li; T5ÎÏJV
Digili.-rr.; b>