‹ Clément Marot et le Psautier Huguenot (volume 2)Chapitre 89 sur 177 · PSAUME II · texte numérisé non relu

PSAUME II

Mélodie de Bonrgeois. Mélodie de Potlier, i845.

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D'où vient ce bruit par- mi les na-li-

it o-

qnsf A quoi les por-teu-ne im-

^^ :j j o il o " o=^ ^ r

puissan -te hai-ne? Peu-pies , pour-

^—ri-

quoi dans vos il - lu - si - ons

Vousflat-tez-vous d'u-ne es-p6-ran-ce

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vai - De? Je vois li-

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f .1 jlJ'J'JJLii

gués les princes de la ter - re;

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"il y

Dans leurs con-seiis lesgrandsont pré-su

ja

nié D'être as - sez forts pour

!■! Jlj JJ.

dé-cla-rer la guer-re A l'E-ter-

iV r ""u "-^ <y r r j U r r ^^

-nel,à son oint bien - ai - mé.

PSAUME LXV

Mélodie de Bourgeois.

Mélodie de PoUier, i8.'i5.

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0 Dieu, c'est dans ta Si - on

te Que tu se - ras iou-

• é; C'est là qu'a - vee res-

pect et crain - le Tout hon - neur

:sszrr=s5z

M^ r r f ^ T '^ mJ J ^1

t est von - e ;

Et puis - que

r J iij JN jiJ^

tu dai-gnes en - ten-dre Nos vœux et

nos sou - pirs, Tous les peu-

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f r ^ 1^ LT^

- pies vien - dront s'y ren - cire,

■^c F ^^fisr J J"JiJ i \j^^

Pleins des niè - mes dé - sirs,

Lo Psautier de Lyon, 18/17, rfiiferme aussi une mélodie nouvelle cmprunlée au recueil luthérien de Paris, 18/16. La voici :

PSAUME CXIIL

Édition originale.

Recueil de Lyon, 1867.

Vous qui scr - vcz le Dieu des cieux ,

rj Q <i\

Ce - lé - brez sou nom glo - ri - eux ;

Prè-chez sa for -ce et sa sa-ges - se.

nx:

U - nis par un vœu 80-len - nel,

'^ "rrnr rï^

TT

Lou-ez le nom de l'É-ler - nel,

' l.'t.l.\.->iiniiii(rt»iirit nJeltio rT:a cet

Et dus main-le-nant et sans ces - se.

Outre l'air nouveau du cxiii qu'on vient de voir, le recueil luthérien de Paris, i85/i, comprend encore deux mélodies nouvelles : celles des psaumes cxxvi et ctxxvii, que nous allons reproduire.

Édition originale.

PSAUME CXXVI

Recueil luthérien de Paris. iSbli.

(fer J J J J 1[- pY 1

Quand Dieu ti - ra par sa bon - té

'! r rrir rr^

Son peu - pie de cap - ti - vi

le,

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(^ f rr i^ir T i °

Cet ad -mi - la-ble é - vé - ne - ment

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Pa - rut un son - ce seu - le - ment.

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Sou-dain l'ai - ié - grès -se pu - bli - que

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E - cla- la par un saint can - li - que;

i5 -ri'iT'^— ,j^ r r r r Ir r f^

On di - sait tout haut des Hé - breuï :

ij, ° FI' ri-^L^^a ^ p rr'r r i''""" '

Dieu se dé - cla - re bien pour eui.

Édition orifrinalc.

■XI — ^y

PSAUME CXXXVII

Recueil Uilhérien de Paris, iS54.

rvm

As - sis au bord de ce su - per-be

f c f II' r?

Deu - ve Qui de Ba - bel les cam-

pa-gncs a - breu-ve, Nos tris-les

Hzza

iy* * * J !

EUrs ne pen -sai'itt qu'à Si - on.

Cha-cun,hé -iasldans cette af-flic-ti-

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»=ii

- on, Les yeux en pleurs, la

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mort peinte a» vi - sa - ge, Pen - dit sa

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harpe aux sau - les du ri - va - ge.

Le recueil de Cantiques à deux et à trois voix égales avec accompngnement d'orgue ou (h piano, publia par M. le pasteur Kuhn, d'Abbcvillers, en 1 85 i, contient quatorze psaumes, dont huit (v, xxin, xlvii, li, lxi, xcii, g et cxxxvi) ont des mélodies nouvelles, composées par MM. G. Kuhn et Henry Duvernoy. A notre avis, et malgré tout leur talent, ces professeurs du Conservatoire n'ont pu lutter avec Bourgeois. Leurs mélodies des psaumes li et LXI sont loin de valoir les anciennes.

PSALiME LI.

•Edition originale.

Recueil de AI. Kulin, i854.

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^"^i ^ r\n r ir "[' •

Mi - se - ri - cor - de et grà - ce , ù

Dieu descieux, Un jrand pé-clienr im-

f T f f \P tfr r hr i" f^ r ' I I i! I . 1 1 "I — 1 — I

- pio - re ta clé - nien - ce ; Use en ce

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jour de ta douceur im -men- se.

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Pour ef-fa-cer mes cri-mes o-di - eux.

1^ -iwirL^sÉass §> f rrlrTJ^Jj

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Ô Seigneur, la-ve et re - la-ve avec soin

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if l' r r II' I !^^^

De mon pé - ché ia ta -clic si pro-

LES INNOVATIONS AU XVllI" SIÈCLE ET AU \l\'.

nr

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foa - de, Et fais-moi grà - ce en

ce pres-sant be - soin; Sur ta bon-

fUL-r^kiJuu

- té tout mon es-poir se fon - de. .

PSAUME LXI

Edition originale.

-^-rv-

TT-

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Recueil de M. Kuhn, i85?i.

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E - cou - te - moi , je te pri-

Quand je cri - e;

E - ter-

A I I II rli'-li 1^

- nel, ex -

au-ce -

moi.

Di

bout d

i mon-

-de mou à - me

^^ u -n " JnpJaJ -^ C

Te ré - cla-

yT-1&

g=:-Tt-r|

-me, Tris-te et n'es-pé-rant qu'en toi.

Dans le Psautier de Genève, 1 866, la belle mélodie des psaumes xxiv, xcv et CXI a été mal à propos supprimée et remplacée par celle du cxiii , celle du xxxiv a été adaptée au psaume c, et le xxiu a reçu un air nouveau, fort inférieur, selon nous, à l'ancien.

390 LES INNOVATIONS AU XVIIl" SIÈCLE ET AU XIX".

PSAUME XXIII

Édilion originale.

Édition de Genève, 1866.

^ t'^i jj l'i -Hr^

Dieu me con - duit par sa bon-té su-

Oit o

USL

^>-tT-

■prè-nie; C'est mon ber - gcr qui

me garde et qui m*ai-me; Rien ne me

f f°"rrr^''J y '' r irrrnr^

man-que en ces gras pà - lu - ra - ges ;

■î^ rJ O !.< -g

g VI .^ s

Des clairs ruisseaux je suis les verts ri-

-va-ges, Et sous l'a - bri de

son nom a -do - ra-ble, Ma route est

4^ n.j^f^v.^ (^'" ^1 j u j j j ij j a

sû-reet mon re-pos du - ra-ble.

IN'clant point destinés à l'église, les Vingt psaumes et mélodies religieuses à une et A plusieurs voix avec accompagnement de piano ou d'orgue, publiés par M. Cil. Léon Hess, en 1878, ne rentrent point directement dans notre sujet. Ce recueil n'a de notre Psautier que les paroles, et nous en avons donné un morceau ci-dessus, page 3i 1.

2° CHAiNGEMENTS DE RIIYTBME.

Ni au xvi% ni au xvii' siècle, ni avant le premier quart du xviif. nous ne

sachions pas que nul ait modifié en aucune façon nos mélodies, sauf (quelques harmonistes, qui, pour les traiter en forme de motets, en altéraient parfois le rhythme, ou y intercalaient des phrases nouvelles; mais ces sortes de compositions étaient destinées aux concerts spirituels et non à l'église'''.

Ce rhythme, très marqué, très varié, très expressif, dans les éditions conformes à l'original, était syncopé dans plus du tiers des mélodies. Les syncopes de quarante-cinq psaumes (vi, xiii, xvi, xx, xxv, xxviii, xxix, XXX, XXXI, xxxni, xxxiv, xxxv, xxxvni, xxxix, xl, xli, xlii, xliii, xliv, xlvii,

LVI, LX, LXI, LXXUI, LXXX , LXXXV, LXXXIX , XC, XCIX, CV, CVI , CÏX , CXXI , CXXII, CXXIII, CÏXIV, CXXV, CXXVI, CXXVII, CXXIX, CXXXI, CXLI, CXUI, CXLV,

cxLviii) '-', qui, pour la plupart (voyez surtout le lxi), produisent le plus heureux effet, sont assurément intentionnelles et non l'efl'et du hasard.

L'unique mesure employée par Bourgeois et son continuateur était celle à deux temps. «Par mesure, dit Davantès dans sa préface des Psautiers de i56o, on entend vn certain touchement ou tact, qui se fait par vn esgal abhaissement et esleuation de la main ou du pied, qu'on remue ainsi esgualement et auec proportion en chantant, afin de s'arrester sur les aucunes voix autant de temps qu'on demeure à baisser ladite main ou pied, pour frapper ou toucher à quelque chose, et à la leuer, qui est vno mesure entière; et sur les autres la moitié de ce temps-là, qui est compris par vn seul baisser ou vn seul leuer. )5

C'est précisément ce rhythme bref qui donna aux psaumes tant de supériorité sur le plain-chant, et leur valut tant d'accusations de la part des cathohques et des luthériens : musique mondaine, pétulante, efféminée, sensuelle, entraînante, lascive, trop vive, trop dansante, et dont l'exécution ne durait, selon Florimond de Rémond, qu'un demi-quart d'heure tout au plus. Florimond exagère certainement; car nous avons vu (chap. xiv, page /i02 ) qu'on chantait eu moyenne dix-huit versets à chaque assemblée , et, quelque rapidité qu'on donne à la mesure, il est impossible de chanter

W Ces mélodies ont conservé leur forme ori- 1817; Lausanne, 1818; Avignon, 1827; Pa-

ginale, notamment dans les éditions suivantes: ris, 1838, iSag; Guernesey, i835, etc.

Charenton, iC55, 1667; Amsterdam, 1728; <-> Nous laissons de coté dix autres psaumes

Lejde, i73i;Bàle, 174^^ Amsterdam, i75i; syncopés (lxvii, l\si, lxxvi, Lxxtiii, c, cviit,

Londres, 1767; Amsterdam, 1768, 1770; cix, cxvii, cxxxix et cxi,), qui u"ont pas de

Lausanne, 1782; Genève, 1784; Vevcy, mélodie propre. 1790; Lausanne, 1807, 1812, 1817; Paris,

dix-luiil versets on un demi-quart d'heure. Dans tous les cas, il paraît certain qu'on no chantait pas, dans nos Eglises du xvi" siècle, avec la lenteur d'aujourd'hui, et qu'on observait le ryhthme, dont on ne trouve plus trace, à l'heure qu'il est, dans la traînante psalmodie de bon nombre de nos temples. C'est pour remédier ii ce défaut, qui ne date pas d'hier, que J. J. Rousseau recommandait que le chantre battît ostensiblement la mesure.

Au lieu de suivre un aussi sage conseil, on préféra transformer en règle les fatals errements de la routine. C'est, croyons-nous, Johann Michael Mûller, organiste et professeur au gymnase de Hanau, qui a le premier audacicusenicnt falsifié le rhylhme de nos airs, dans son Psalm und Cliuiitl-Bttclt , dont la seconde édition parut h Francfort-sur-le-Mein, chez les Ilénliers de Joli. AdoJph Sloch et Joh. Gottfried Schilling, ij35, in-/i°, avec basse (^Bibholh. du prol. fr.). Près d'un demi-siècle après. Millier fut dépassé par un pasteur, descendant de réfugiés français, Daniel-Zacharie Châtelain, qui publia à Amsterdam, en 1781, le Pseiniltler ti'angélique (^Bddiolli. du pi'ot.fr.y tr Chaque vers, lisons-nous dans l'avertissement placé en tcle du recueil, commence par une note entière et finit de même, tandis que toutes les notes intermédiaires sont demies. C'est ainsi que, depuis quelques années, nos pseaumes se chantent dans diverses de nos Eglises. Que n'est-ce dans toutes"", w

Chacun sait (jue modifier le rhytbme d'un air, c'est en changer l'allure, la physionomie. Accélérez ou ralentissez les notes d'une batterie de tambour, vous y introduisez le désordre, et elle ne sera que difficilement comprise. C'est ainsi que, sous prétexte de rendre le chant sacré plus satisfaisant pour le cœur, l'esprit et l'oreille''-^ on défigura toutes nos mélodies, sans en changer les intonations et rien qu'en modifiant la valeur ou la durée de prescpie toutes les notes. On oubliait donc que Goudimel, à qui la tradition attribuait la composition de ces airs, était l'un des plus grands musiciens de son tenqis, et que notre Psautier avait été acclamé par toute i'Eu-

'" Le vœu barbare émis par Châtelain sem- public, recueillis et publiés par la réunion des

ble s'êlre réalisé, à en juger du moins par l'on- députés des Eglises wallonnes des Pays-Bas.

trage suivant, qui marque un retour pur et Amsterdam, G. Van Tyen et fils, i85i,

Bimple au plain-chant, c'est-à-dire au thant à in- ta. Musique à trois parties, noies égales (écrit en clef de sol), sans barres '" Préface du iJecHPi/ de pseaumes, d'hijmne»

de mesure, ni signe de mesure à la clef : Re- cl de cantiques, de Jean Henry, Berlin, 1 791 . cueil s^ippUmentaire de cantiques pour le culte

rope. Ramener le chant à notes égales, c'était retourner an plain-cliant et ne tenir aucun compte du progrès accompli sur ce point par la Réforme. L'enseignement du chant religieux, si soigné, du temps de Calvin, dans tous nos collèges et nos académies, était tomhé en décadence à la suite des persécutions, et l'impardonnable négligence de cette partie si essentielle du culte devait porter des fruits amers.

Quand Mùller et Châtelain eurent détruit le rhylhmc primitif, leurs continuateurs en conclurent et allirmèrent, même en ayant sous les yeux des éditions dont le rhythme était conforme à l'original, que notre Psautier n'était pas rhythmé. Enorme erreur, qui permit à chacun de se livrer aux combinaisons rhythmiques les plus fantaisistes, et dont quelques-unes vont jusqu'à l'absurde"'. Les deux tableaux suivants, qui contiennent toutes les variétés de rhythme appliquées à deux fragments de psaumes, en donnei'ont une idée '-'.

PSAUME XXV

Les deux premières phrases.

Rbytbme original, suivi par i'cdilion de Lausanne, 1777, et par J. N. Mereaux, de Paris, 1829.

lît'Ciii.'il ih: Fraii'-fort-siir-ic-Mein, 1735.

nceueil tie Cliàlekiin. Amsterdam, 1781.

Recueils de Berlin, 1791, iSay; édit. de Lausanne, 1801, et Valence, sans date.

xx:

f \' iJ^i»^

''' Les cantiques allemands ont eu à subir il souffrirait en voyant comme on a coupé les les mêmes transformations déplorables, rrje ailes à ses cantiques, pour leur appliquer la suis bien sûr, dit le docteur K. Baehr (Der camisole de force de la mesure à quatre temps. 1

protestanlische Gottesdienst , Heidelberg,i85o, p. r o5, «purfBovet, 199), que, si Lutlier en-

'-* S'il existe quelque autre combinaison, t'est dans les recueils que nous n'avons pu

Irait de nos jours dans une église protestante, consulter.

Recueils de Bàle, i8i5, et de Charles Kulin, i85'i.

P^eS^

Edit. dcBourrit, i8a3.

ffe°iuiJ Jif l'i" If'- r-mr f \^ [.u

ÉdiL de Wilhem, i836, i84o, et recueil de Lyon, 1847.

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r ir r ir^

ÉdiL de Cruppi, i84o.

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Edit.de Pollier, i845.

fei^J^IIIJ -l'iJ i' l« B Bl

Chants chrétiens, i8&5.

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"Ti—r^

Recueil luthérien de Paris, i85Ii.

^riTj jiJ Vf N- rif r r

Recueil de Wchrstedt, i855.

fi^r T^r

Recueils de Kurz, 1807, et do Genève, 18G6.

LES INNOVATIONS AU XVlll' SIÈCLE ET AU XIX'. 395

Recueil réformé de Paris, iSSg, et recueil de Niines, i S69.

! i( 1 inr r r-^rrV^

Recueil de Meile, 1870.

r f ir r

Recueil de Lausanne, 187a.

PSAUME LXXVn.

3' et 3° phrases.

Rhythme original.

'I' O O rJ g

g rJ

Hecueii de Francfort-sui-lo-Mein, 1735.

^ i^ I o" H ^J J ^ \fl J .;=id

o d [[rJ à ]'''' ^ ^^ I o \ ^ ''■^ d "^ \''J a n

Édit. de Berlin, 1791.

Edil. deBourrit, iSaS.

r; ^ jj

ztrrgc

Édit. do Lausanne, 1801; Bàle, i8i5; Valence, sans date, et Berlin, iSag.

(^H' J JiflJ J 1^^ ^p li' lo ly [i iJ ^^ 1:1 J L.^

Édit. deWilbem, i836, 18 '10, et recueil de Lyon, 1847.

r r\nrn^ r r ir r

lùlit. de Cruppi, i84o.

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Edit. de Pottier, i845

I n'J'.jr^TTTr ^^r F g r f:^

liccucil lulliéiien do Paris, i8ââ.

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Recueil de Welirstcdt, i855.

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Recuci!

de Kurz, i

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-2 Ci—

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Recueil réformé de Paris, iSSg.

xs:

Recueils de Genève, i8GG, et de Nimes, 18C9.

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ifo.

Ces tableaux donnent lieu à plusieurs remarques.

Il paraît d'abord que, jusqu'en i83o, les mélodies modifiées n'avaient pénétré en France que dans les quelques Eglises qui se servaient du recueil à quatre parties et sans date de Valence, et qu'une grande part de la responsabilité de cette prétendue amélioration de nos mélodies incombe au consistoire réformé de Paris. Quelques années avant i8.36, il chargea un artiste démérite, souvent mieux inspiré, Wilhem, d'harmoniser trente psaumes à trois parties. aOn avait alors, dit-il dans l'avertissement'".

'■' Nouveau choix do mélodies des i/saumes rhjlhmées, etc., par M. B. Wiihcm, Paris, Risler, i836. In-12.

expressément imposé au rédacteur musicien l'obligation de respecter la notation des livres de psaumes, sous le double rapport des intervalles et de la durée; et il s'était astreint à n'employer que l'harmonie du livre d'orgue en usage, celui de 1766.» On a vu tout à l'heure que Wilhem ne tint aucun compte de la règle qui lui était tracée relativement à la durée, et qu'il s'émancipa au point de transformer des rondes en noires, et d'introduire la mesure à 3/4 dans un recueil dont elle avait été soigneusement bannie à l'origine.

Ce premier essai, bientôt suivi d'un autre, obtint l'assentiment des directeurs de l'Eglise, qui lâchèrent la bride à l'artiste et l'excitèrent à aller plus loin. Ils lui firent demander, ajoute-t-il, «si, sans rien changer encore aux intonations musicales des livres de psaumes, mais en usant de phts de libci-té pour la rcdenr des notes, il ne serait pas possible de former des mélodies plus saisissables (!), d'employer une harmonie moins monotone, et iarriver enfin à un chant religieux constamment solennel et simple. ?' A travers le vague et l'obscurité de ce langage, une seule choâe apparaît clairement : c'est que le consistoire, incapable de goûter les sévères beautés du genre choral, créé par la Réforme, avait rompu avec la tradition huguenote, et voulait transformer de splendides mélodies du xvi" siècle en cantiques guillerets du xix". Le mal fut contagieux et s'étendit rapidement, mais ne gagna que les grandes villes, et peu ou point les villages, restés à bon droit attachés aux mélodies primitives "'.

'■' La beauté de nos vieilles mélodies trouva pourtant quelques défenseurs, mais imbus aussi de l'esprit du temps. bH y a plus de trente de nos psaumes, écrivait M. Goguet, de Cozes, dans la Revue, protestante de 1838, dont le chant est tellement bien composé que je ne crois pas qu'on puisse rien faire de meilleur; du moins jusqu'ici on n'a pu y parvenir.-' Et il proposait, au même moment, de modifier le rhythme là où les blanches sont en nombre impair, c'est-à-dire de retrancher les syncopes. Selon M. G. MùUer, dont nous trouvons plusieurs lettres dans la même Revue et à la même date, la mélodie du psaume cxu ne paraissait devoir subir aucun changement, de même que celles des cl, mvi , lxxxvi , xltii, n, m, T, XIX, Lxxxiv, cxviii, cixwiii et Si-

méon , Koù les blanches et les rondes sont passablement bien employées, et qui n'ont pas de ces demi-mesures auxquelles nos oreilles auraient de la peine à s'accoutumer aujourd'hui. i Il avait déjà paru, en 1828, un essai de corrections, dans «un cahier de musique gravé à Paris îi, où se trouvaient tt quelques beaux airs-', mais surchargés de notes d'agrément.

En rendant compte de l'édition des psaumes de Ch. Bourrit, Samuel Vincent s'exprimait ainsi, dans les Mélanges de religion (1822), I.V, p. 188 :

«De toutes parts on réclame le perfectionnement de notre chant sacré. Les paroles et la musique demandent également une réforme fondameulale. Nous chantons encore les mêmes

Nous avons peine à croire qu'un musicien de la valeur de Wilhem n'ait pas eu à vaincre des scrupules artistiques, au moment où il portait la main sur l'œuvre si remarquable de Bourgeois. Mais on voulait du nouveau à tout prix; il céda et ne fit grâce à aucune mélodie, même aux plus belles, même à celles qui appartiennent à l'histoire de l'âge héroïque de la Réforme. Toutes furent estropiées, accélérées ou ralenties, et soumises à quatre différentes sortes de mesure : quarante-huit, à la mesure à h temps; .soixante, à la mesure à 2//1; quatre, à la mesure à 3, et trente-huit, à la mesure à 3/4.

Un organiste de Castres, M. Auguste Cruppi , «frappé de la beauté antique, grave, simple, qui caractérise nos mélodies, ainsi que de leur étonnante variété, » dépassa les hardiesses de Wilhem. Ces mélodies «manquaient de rhythme, dit-il'", et je sentis le besoin de leur en donner. Complètement étranger à ce qui se passait au sein de l'Eglise protestante, j'ignorais que des artistes très supérieurs eussent déjà fait des travaux en ce genre . . . J'étais déjà fort avancé dans mon œuvre . . . , quand le travail de M. Wilhelm [sic) et une livraison de celui de M. Pottier me furent communiqués. Je regrettai vivement de n'avoir pas plus tôt connu le premier; et je me sentis sur le point de perdre courage , n'ayant nulle envie de rivaliser avec un tel maître, w Cependant il crut donner du rhythme à ces mélodies en les rendant sautillantes, et en changeant en croches les blanches de l'original. Des soixante-huit psaumes que contient son recueil, trois sont à 2 temps, vingt-cinq à 2/9 , vingt à 3, vingt et un à 3/2 , et trois finales (lxxxv, xc et ci) ont une mesure autre que celle du reste du

airs qui furent composés au milieu du xvi" siè- dérés ceux qui se moquent de notre chant avec

cle, dans l'enfance de l'art musical, et, qui tant d'acrimonie; et je puis dire, pour ma

pis est, nous les chantons mal. . . Noire Psau- part, que, dans les circonstances rares où

lier a grand besoin d'être refondu, paroles et j'aientenduquelques-unsdenosbeauxpsaumes

chant. . . Ce n'est pas que le chant n'ait quel- exécutés comme ils doivent l'être, ils ont pro-

quefois de la mélodie; ce n'est pas surtout que duit sur moi un effet auquel j'étais loin de

les accords ne soient graves, justes et beaux. m'allendre."

Tout cela est vrai, et plus vrai qu'on ne le "' Avertissement du A'outeaii ftoud'er eon-

pense communément. On juge de nos psaumes tenant les soixante-huit psaumes qu'on chante

horriblement maltraités dans l'exécution, et ordinairement, choisis par une réunion de pas-

l'on n'a point d'idée de ce qu'ils sont quand leurs, etc.. précédés de principes de musique à

l'exécution est bonne, et toutes les parties la portée de tous les fidèles, par M. Auguste

chantées avec justesse et combinées dans une Cruppi. Castres, chez l'auteur. Nîmes, Bian-

proportion convenable. Rousseau a exprimé là- quis Guignoux, i84o. [nia. Musique chif-

dessus une opinion qui devrait rendre plus rao- l'rée.

morceau. Qu'eût-il donc pu faire de plus, s'il n'avait pas ilté frappé de In beauté antique, ijrave, simple, et de rétonnante variété de ces mélodies? Proportion gardée, il a fait, plus que Wilhem, usage de la mesure à trois temps; aussi son œuvre a-t-elle eu moins de succès : on n'en connaît qu'une édition, tandis que le recueil de Wilhem, qui en eut au moins huit, n'a été remplacé que depuis peu d'années, et est encore, si nous ne nous trompons, usité dans un des temples de Paris.

M. Pottier a suivi la même voie jusqu'au ridicule et à l'inconvenance. Il est même permis de penser que son travail, publié à Paris cinq ans après celui de MM. Susmutter et Cruppi, a dû éclairer le consistoire sur les dangers qu'il avait courus en entreprenant la correction d'une œuvre magistrale, qui ne demande qu'à être bien exécutée pour retrouver tout le charme qu'elle avait à l'origine. M. Pottier fit chanter nos mélodies sur des rhythmes de marche, de valse et de contredanse; son Psautier n'a presque rien à envier à celui de Pellegrin, ni aux airs de romance et d'opéra des cantiques catholiques. Les croches ne lui suffisent pas; il lui faut des doubles croches et des mesures à 6/8 et à 3/8. Des soixantequinze mélodies qu'il a ainsi arrangées, trente-deux sont à h temps, une à 2, trente-six à 3, cinq à 6/8 et une à 3/8. Ses psaumes ii, xx (voir p. agS et 297), XXV et Lxxvii, sont de véritables profanations, au point de vue artistique aussi bien qu'au point de vue religieux. Cependant M. le pasteur Vermeil, de Bordeaux, recommandait l'adoption des txpsaujnes rendus, par M. Pottier, à leur mélodie primitive, r, comme éminemment favorable à l'amélioration du chant sacré. «Comme il s'agit, disait-il'", non de chan-

'■' Lettre circulaire du 20 juillet i833, C'est une lettre lithographiée, que cet trexadressée à tous les pasteurs. M. Vermeil y de- musicien de l'empereur et roii adressait de mandait non seulement que le texte du Psau- Paris, le 16 avril i833, à MM. les vénérables lier fût largement revisé, mais aussi qu'on en membres des consistoires de l'Eglise reformée de ôlât les «sentiments de haine, de colère et de France, pour leur offrir sa revision de la muvengeance, 1 qu'on fit rnn choix de psaumes sique du Psautier.

appropriés au culte chrétien ,-it auxquels on Ayant entendu chanter nos psaumes, durant

ajouterait des hymnes inspirées par l'esprit un séjour de quelques mois qu'il fit à Clairac.

de l'Evangile. Nous devons la communication M. Pottier éprouva , bien qu'il n'appartint pas

de celte pièce à l'obligeance de M. Franck à noire cuhe , le désir de les mettre plus en har-

Puaux. — Le même pasteur vient encore de monie avec les goûts et les habitudes delà civilisu-

nous transmettre une autre pièce infiniment (ion ac(uf//e. ttJecommençai, dit-il, paradmi-

curieuse, qui nous apprend à l'aide de quel rer la grandiose poésie du texte, puis, allant

étrange procédé M. Pottier croyait a\oir rendu ensuite aux grosses notes, l'crites au-dessous

les psaumes de David ii leur mélodie primitive. des accents du poète, j'y cherchai vainement

ger, mais de chanter différemmenl la musif|uc de nos psaumes, et comme on la reconnaît aisément sous le rliythme auquel M. Pottier l'a soumise, ce n'est pas une nouveauté qui répugne aux habitudes des fidèles. » On peut dire que la manie des corrections de tout genre, dont notre Eglise est encore loin d'être guérie, avait atteint chez M. Pottier son apogée"'. Les modifications rhythmiques tentées ensuite sont loin de l'exagération et de la dépravation de goût qui avaient inspiré les siennes.

d'aliord rcxpression parliculièrc à chacun dos psanmos. Plus de mouvement, plus de vie; tout était mort. D'où vient ce bruit parmi les nations ? était chanté avec les mêmes sons et du même ton que : Mmi Dieu, dkhi Dieu , pourquoi m'as -tu laissé? I^'exclamation : Qu'on batte des mains! n'avait ni phis d'action, ni plus de chaleur, que ce mot d'une àme douce et tranquille : Ifeureur ritoiiime fidèle. Je vis d'ahord là une inipossiliililé d'admettre la sincérité de cette tradition musicale; car, dans quelque temps que ce soit, dût-on remonter à quatre et cinq cents ans , on ne trouvera pas un seul morceau de musique /(«(pour des paroles qui n'exprime ou n'essaye d'exprimer ces paroles par les procédés constants de l'art musical, c'est-à-dire par la valeur des notes, qui constitue le rhjthme, et par le mouvement imprimé à ce rhythme, qui détermine son expression particulière.-!

Après avoir modifié la valeur des noies et la mesure de quelques psaumes, II. Potlier s'extasia sur les résultats ohtenus : il avait trouvé le rhythme et le mouvement qui convenaient aux paroles. Puis, emporté par un élan de ce subjectivismo lyrique qui se rit de l'histoire et refait le monde à sa fantaisie, il en conclut que t! c'était dans ce rhythme et dans ce mouvement que la musique avait été composée . . . C'est ce qui fait, ajoute-t-il, que je me crois très bien fondé à prétendre que j'ai rendu les psaumes de David à leur mélodie primitive. Comment, en effet, résister à une évidence do cette nature? Le hasard aurait peut-être pu faire qu'un ou deux de ces chants se prêtassent à cette transformation. Mais trente, mais soixante, mais tous!-'

Les pasteurs de Clairac et de Bordeaux, jeunes alors (MM. Jacquier et Vermeil), se laissèrent gagner par cet enthousiasme; c'est ce qui explique pourquoi les premiers essais de la nouvelle musique eurent lieu à Clairac et à Bordeaux.

"' Cependant deux pasteurs lui reprochaient, en i838 , de ne s'être pas encore assez émancipé.

M. L. C. (sic), qui proposait d'aller demander à Bossini, Meyerbeer ou Auher de nous faire des airs de psaumes, écrivait dans l'Evait- Iféliste du j 5 mars : "W était fort question dans nos Eglises, il y a trois ans environ, d'une réforme à faire dans notre chant sacré . . . D'où vient que l'entreprise n'a pas réussi ? . . . C'est que la réforme n'était pas assez radicale, c'est que la nouvelle musique rappelait trop l'ancienne, c'est que, sans nous avoir débarrassés complètement de sa trop souvent intolérable mélodie, on nous menaçait de la rendre encore un peu plusdilTicilo qu'elle n'est, en la soumettant à des rhythmes que je n'ai pas trouvés assez simples. . . Je crois que les essais de MM. P[ottier] et W[ilhem] n'ont point satisfait les exigences des connaisseurs et du public de nos temples.^

Le i5 mai, M. le pasteur Bastie, qui avait publié un petit recueil de p.saumes et de cantiques avec musique nouvelle, écrivait, à son tour, dans la même feuille : nLes corrections musicales les plus connues sont celles de MM. Wilhem et Pottier. . . M. Wilbem, lié par un mandat impératif, n'a pu éviter la

monotonie avec deux valeurs de notes

Quanta M. Potlier, appuyé sur une fiction , il s'est permis beaucoup plus de changements;

LES INNOVATIONS AU XVIIl' SIÈCLE ET AU XIX'. Ml

La quatrième édition des Chants chrétiens (i845) a conservé dix mélodies du Psautier, dont le rhytbme est partout changé, sauf celui des psaumes m et cxvi; mais au moins a-t-il conservé sa gravité.

Le recueil de Lyon (18/17) renferme cinquante psaumes, dont vingtsix à II temps, onze à a/Zi et treize à 3/4. Le rhythme de quarante-six d'entre eux s'écarte beaucoup de l'original.

Les diverses mesures à 3 temps ont disparu du recueil luthérien de Paris (1854), dont trente et un psaumes sont à h temps et douze à 2; le psaume cxvi est le seul dont le rhythme n'ait pas été changé.

Des soixante-neuf psaumes du recueil de l'Eglise réformée de Paris (1869), dix seulement ont conservé leur rhythme primitif; tout le reste est défiguré.

Le recueil de Nîmes (i86y) a conservé trente-six psaumes, et il n'y en a que neuf dont le rhythme ait été peu ou point modifié.

Le recueil de Melle (iSyo), publié par M. le pasteur Maillard, contient seize psaumes, dont deux(cxvi etcxix) ont presque absolument le rhythme de l'original; trois (lxv, lxxxvi et cm) s'en écartent un peu plus, et le reste encore davantage.

En Suisse, où le chant des psaumes n'a pas été, comme en France, interdit durant des siècles, dans cet heureux pays où l'on a pu continuer sans interruption, depuis la Réforme, à surveiller l'exécution du chant religieux, la tradition protestante n'a point subi les éclipses qui ont contribué chez nous à son affaiblissement. Aussi l'ancien rhythme des psaumes s'est-il conservé à Berne, à Genève, à Lausanne, bien mieux qu'à Paris, à Lyon, etc.

Il y eut pourtant à Genève, comme chez nous, une période de défaillance, qui coïncide avec le début de notre siècle, et dont le recueil de psaumes et de cantiques de Baie (181 5), ainsi que les Psautiers de Bourrit (1823), Malan (182/1) et Wehrstedt (i855), offrent un témoignage évident. On lit dans la préface de ce dernier recueil, datée du 1" décembre i85/i i^Bibllolh. duprot.fr.) :

La vénérable compagnie des pasteurs de Genève ayant institué, en i833, une commission dont ie mandat était d'améliorer le chant sacré, un des premiers soins de

il est important de remarquer que les plus n'ait pan enlièreinent supprimé le thème auhemix de ses chanU sont ceux qui ressemblent quel il a cru devoir s'allarlier plus ou moins

le moins aux anciens, et il est à regretter qu'il encore. 1

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