SAMUEL MARESCHAL
Ce compositeur, qui eut de son temps une grande célébrité, naquit à Tournai au milieu du xvie siècle; dès i5^6 il était notaire, musicien de l'université et organiste à Baie, où il mourut âgé de quatre-vingt-six ans, le 12 janvier i64o. Selon la Biographie des musiciens , il abjura le catholicisme pour embrasser la Réforme 11 a harmonisé nos mélodies à quatre voix, et son Psautier a eu un nombre considérable d'éditions, jusqu'à la fin du xviif siècle. Nous empruntons le titre de la première à M. Riggenbach : Der gantz Psalter von Herrn Ambrosio Lobwasser D. . . Hiebevor ausz der Frantzôsischen Composition, mit gleicher Melodey und Zahl der Syllaben in Teutsche Reymen zierlich und liebhch gebracht. Deszglichen etliche von H. D. Martin Luther und andern Gottsgelehrten mànnern gesteïlte Psalmen und geisthche Lieder. Jetzund auffs newe mit iner Stimmen zugerichtet, also dasz das Choral allzeit m Discant, dergleichem vormalen im Truck me auszgangen. Durch Samuelem Mareschallum, der Statt und Unwersitet zu Basel Musicum and organisten. Basel, Ludwig Rônigs , 1 6 o 6 (2\
Balduanus (Bibliothèque philosophique, p. 181) cite Mareschal comme auteur d'un traité élémentaire de musique intitulé : Porta musices, das ist Einfuhrung zu der edlen Kunst Musica; mit einem kurtzen Bericht und Anleitung zu der Violen, etc., Basel, i5o,2, in-/i°.
Nous devons à l'obligeance de M. le professeur Riggenbach, de Bâle, la copie des deux psaumes de Mareschal qu'on trouvera plus loin.
S WEELINCK.
«Swelinck (Jean-Pierre), ou Sweling, ou enfin Sweelinck, organiste à l'église principale d'Amsterdam, naquit à Deventer vers i54o. ccDoué, dit la Biographie des musiciens, d'un génie heureux pour la musique, il s'y
(1) Voir Riggenbach , Der Kirchengesang in Basel, 1870, in-8°, p. 80, et Winterfeld, Der Ëvangelischœ Kirchengesang, Leipzig, 18 A3, in-/»0, 1, 2/17.
(2) D'après la Biographie des musiciens, au contraire, la première édition aurait paru à Leipzig en 1 5 9 h.
adonna de bonne heure, et par un travail assidu acquit dès sa jeunesse une grande habileté sur l'orgue et sur les instruments à clavier alors en usage. Désirant étudier les principes de la composition, il se rendit à Venise en i 5 5 7 , et se mit sous la direction de Zarlino. De retour dans sa patrie, il ne tarda point à s'y faire une grande réputation; on le considéra comme le plus grand organiste du monde : il était, en effet, l'un des plus habiles. On lui conféra la place d'organiste de l'église principale d'Amsterdam; lorsqu'il jouait, les habitants accouraient en foule pour l'entendre. On doit considérer Sweelinck comme le fondateur et le père de la grande école des organistes allemands, car il eut pour élèves Melchior Schild, de Hanovre; Paul Syffert, de Dantzick; Samuel Scheidt, de Halle; Jacques Schultz ou Pretorius et Henri Scheidman, maître de Jean-Adam Reinke et de toute l'école de Hambourg, » etc.
Nous empruntons la liste de ses psaumes au volume intitulé Jan Pieter Sweelinck (i54 0-1621). Regina Cœli, publié par la Société musicale de la Néerlande du Nord, à Utrecht, chez Louis Roothan, 1869, grand in-8°.
Psaumes en hollandais, traduits par Lobwasser à quatre et huit voix. On n'en connaît aucune édition ; d'ailleurs Lobwasser a traduit les psaumes en allemand et non en hollandais, et c'est l'harmonie de Goudimel qu'il a reproduite. Il y a donc quelque inexactitude dans le titre de cette composition.
Pseaumes de Dauid nus eu rime francoise par Clément Marot et Théodore de Beze, mis en musique à quatre, cinq , six et huit 'parties (en trois livres) , Leyde , G. Basson, 1612-161/1, in-4°.
Premier hure des Pseaumes de Dauid, mis en musique à quatre, cinq, six et sept parties, par maître Jean Piere (sic) Swehng, iadis organiste d'Amsterdam. Contenant l Pseaumes, desquels aucuns sont tout au long. Seconde édition. Haerlem, aux despens de Dauid van Horenbeeck, par Harman Anthoine Kranepœl, 16 a 4, in-4°.
Le hure second des Pseaumes de Dauid, nouuellement mis en musique à quatre, cinq, six, sept, huit parties, par Jan P. Swelinck, organiste. Contenant xxx Pseaumes, desquels aucuns sont tout au long. Amstelredam, aux despens de Hendric Barentsen, 161 4, in-/i° (sept psaumes à 4, neuf à 5, onze à 6 , un à 7 et deux à 8).
Liure troisième des Pseaumes, etc. Contenant xxx Pseaumes, desquels aucuns sont tout au long. Amstelredam, aux despens de Hendric Barentsen, 161/1
(trois psaumes à 3, cinq à k, cinq à 5, sept à 6, deux à 7, huit à 8). On y trouve cette pièce :