‹ Clément Marot et le psautier huguenot (volume 3)Chapitre 88 sur 178 · LONC LE RIEU DE LA FONTAINE · texte numérisé non relu

LONC LE RIEU DE LA FONTAINE

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35û INFLUENCE DE LA RÉFORME SUR LA MUSIQUE.

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Le musicien le plus distingué du xive siècle, Jean de Mûris, se montrait vivement choqué de cette indécence, qu'avait déjà censurée le concile de Trêves, en 1227 et c'est sans doute, dit M. De la Fage, «pour satisfaire aux plaintes de ce genre, que Jean XXII, le premier des papes élus à Avignon..., condamna, par une Extravagante devenue célèbre, ces déchants mélangés de hoquet, ou s'introduisaient les formules des chansons populaires (2). » « Toutefois, est-il dit dans cette bulle, datée de 1 32 2 , notre intention n'est pas d'empêcher que, de temps en temps et surtout aux grandes fêtes, on n'emploie sur le chant ecclésiastique, dans les offices divins, des consonances ou accords, pourvu que le chant d'église ou plain-chant conserve son intégrité. r>

Malgré cette bulle et les censures des conciles de Baie (i/t3i-i&/i3), de Sens ( 1627), d'Aix-la-Chapelle, etc., le scandale ne fit que s'accroître, et dura trois siècles et demi, c'est-à-dire jusqu'au concile de Trente (1 545-1 563) et au delà. Les déchanteurs ou harmonistes les plus célèbres des écoles flamande et française ne connaissaient d'autre genre de composition religieuse que des messes, dont le thème était une chanson plus que légère et parfois obscène.

Guillaume Dufay, de Chimai en Hainaut, maître de la chapelle pontificale à la fin du xive siècle, est le premier qui écrivit une messe sur la chanson suivante, que plus de cinquante compositeurs, au nombre desquels sont Josquin des Prés -3) et Palestrina, ont choisie pour le même usage :

Lomé, hme, lome armé, Et Robinet tu ni as La mort donné, Quant tu t'en vas.

(,) D'Oiligue, Dictionn. , col. /176. — (2) Nam melodias hoquetis inlersecant, discantas fabricant triplis et motetis vulgaribus. — ^ Il publia deux messes sur ce thème, en i5oa.

M. Bottée de Touimon en a reconstitué l'air, d'après les messes (1) :

Lo - me, !o - roc, lome ar - raé.

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Pierre de Manchicourt a composé une messe sur la chanson : C'est vne dure départie, que nous avons reproduite plus haut(2), et une autre sur celle-ci, que nous empruntons au recueil imprimé en t53o par Atteignant :

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sou-ue-nir de vous mi tu - - e,

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