‹ Clément Marot et le psautier huguenot (volume 3)Chapitre 90 sur 178 · RECUEIL DE JEAN DUMAS · texte numérisé non relu

RECUEIL DE JEAN DUMAS

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Sei-gneur, dans ta gloi - rc a - do - ra - blc

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Quel mor - tel est di-

gne d'en - trer? Qui pour-ra, grand Dieu, pé- né- trer Ce sanc-tu-aire im-

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ipé - né - tra-ble, Où tes saints in - cli - nés d'un œil res-pec-tu - eux

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Con - tem - plent de ton front l'é - clat ma - jes - tu - eux?

Un recueil anonyme^ depseaumes, d'hymnes et de cantiques, publié à Berlin, en i 791 , in-12, dans lequel on retrouve quelques-uns des cantiques du recueil de Dumas, ne contient plus que cinquante et un psaumes ou fragments de psaumes, et l'auteur de la préface, dont certains endroits sont fort remarquables, croit, à tort, « qu'on n'a presque jamais pu faire usage, pour l'édification publique, ni des psaumes où David invoque la protection ou la vengeance divine contre ses ennemis ou contre ceux de son peuple (ni, iv, vn,x, xm, xvn, xxviii, xxxi, xxxv,xliv, lii,liv,lv, lvi,

LVIII , LIX , LXIV , LXIX, LXX , LXX1X , LXXX, LXXXIII, XCIV, CIX , CXX , CXXIII, CXXV, CXXIX,

cxl, cxlii, cxliii, cxliv), ni de ceux où il rend à Dieu des actions de grâces pour les victoires qu'il lui a fait remporter (ix, xvm, xxi, xlvi, lvii, lx, lxxvi, cvin), ni des psaumes historiques ou nationaux (xlv,lxviii, lxxiv, lxxviii, cv, cvi, cvii, cxiv, cxxvi, cxxxv, cxxxvn), ni des psaumes qui renferment des allusions , souvent obscures , à quelques événements inconnus de la vie des auteurs sacrés (xi, xii, xiv, xx,xxx, xxxviii,xli, xlviii, lxiii, lxxvii,

(l) C'est l'œuvre de Jean Henry, pasteur à Postdam, puis à Berlin. (La France prot. V, 5o3.)

LES INNOVATIONS AU XVIIP SIÈCLE ET AU XIXe. 381

lxxxviii, en, cxxxn), » ni des psaumes prophétiques (n, xvi, xxn, xl, lxix, ex), ni de ceux qui se rapportent aux cérémonies juives (xxvi, li, lxvi, lxxxvii, cxvm, cxxn, cxxxn, cxxxiv), ni de ceux qui parlent de Jéhovah comme d'un Dieu partial et colère, ni de ceux qui donnent pour mobile à la vertu l'appât des bénédictions terrestres, etc.

Plus tard, l'apparition des Cantiques du Réveil, empruntés à la musique moderne, celle du christianisme de salon, demi-huguenot et demi-mondain, et ensuite l'esprit bourgeois terre à. terre et nullement artistique qui régna sous Louis-Philippe, firent courir au protestantisme français le danger de tomber dans la fadeur des romances de l'Eglise catholique. On eut, comme Le Camus , la malheureuse idée de faire disparaître la monotonie, peut-être même, disait-on, la platitude, de nos belles et sévères mélodies , en les accommodant à la trivialité du goût de l'époque. Autant il était légitime et nécessaire d'adjoindre aux psaumes des cantiques, de corriger les locutions vieillies de Marot, Bèze, Conrart et des pasteurs de Genève, autant il eût fallu se garder de touchera la musique du classique chef-d'œuvre de Bourgeois et de Goudimel.

Les différentes refontes du texte du Psautier ayant été savamment étudiées par M. Bovet, nous n'avons à nous occuper que des innovations musicales, qui peuvent être rangées en quatre catégories : i° les mélodies nouvelles introduites dans le Psautier; 2° le changement de rhythme des anciennes mélodies; 3° le changement des intonations et notamment des finales; h° les harmonies modernes substituées à celles des vieux maîtres.

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