MODIFICATION DES INTONATIONS
Les innovations de ce genre ont été moins nombreuses que les autres. On sentait généralement qu'il n'était pas permis de toucher aux intona-
LES INNOVATIONS AU XVIIIe SIECLE ET AU XIXe.
tions; qu'on ne pourrait le faire sans changer le caractère fondamental des mélodies ; qu'il fallait abandonner celles qui déplaisaient et conserver les autres telles quelles. Qui donc oserait modifier la Marseillaise? A plus forte raison fallait-il respecter ces airs que tant de générations ont chantés avec amour, dont elles ont vécu, auxquels se rattachent de si émouvants et si glorieux souvenirs, et dont quelques-uns sont véritablement classiques.
Toutefois Johann-Michael Mùller (1735) y a ajouté des notes de passage, des fioritures dans la mauvais goût de son temps. (Voir chap. xxm, p. 287.)
Les pasteurs de l'Église française de Baie, Abr. Ch. Baillif et J. H. Ebray, allèrent plus loin; non seulement ils y firent des enjolivements, mais ils ne reculèrent pas même devant la mutilation. Trente-neuf morceaux de leur Recueil de paumes et de cantiques à quatre parties, Baie, Guill. Haas , 1 8 1 5 , in-8° ( Collect. de M. Bovet) , ont nos mélodies , dont quelquesunes sont gravement modifiées, notamment celles des xxv, xxxvi, lxxxiv. On a vu plus haut le xxv avec une harmonie entièrement nouvelle; nous ne donnons ici que le lxxxiv.
PSAUME LXXXIV
xs
Édit. originaie.