‹ Clément Marot et le psautier huguenotChapitre 46 sur 135 · ET LES CONTINUATEURS DE M A ROT · texte numérisé non relu

ET LES CONTINUATEURS DE M A ROT

L'adjonction d'un supplément plus ou moins considérable; ce sont : les Cut quanle-deax pseaumes, parus à Paris chez la veuve Maurice de la Porte , i552, in-32, sans musique ^, et les Traductions de CL Marot, Lyon, Guillaume Ro ville, i55/i, in- 16.

Malheureusement, un grand nombre de ces plaquettes primitives s'est perdu. M. Bovet a fouillé dans toutes les bibliothèques de Paris, de la Suisse et de l'Allemagne; nous avons encore glané après lui, et, tout compte fait, nous ne trouvons, avant l'apparition des premiers psaumes de Bèzc (1 55 1), que vingt-sept éditions du Psautier de Marot publiées ou dehors de ses œuvres. 11 a paru :

Une fois à Strasbourg en 1039; Une fois à Anvers en i5/ti;

Quatre fois, à Paris, Strasbourg et Genève, en i54'à;

Quatre fois à Genève eu 1 5 Zi 3 ;

Une fois à Lyon en \hhh :

Trois fois, à Paris et Strasbourg, en ta 45,

Six fois, à Lyon et Genève, en 1 5^7 ;

Une fois à Lyon en 1 5 û 9 ;

Six fois, à Paris, Lyon et Genève, en îôbo.

De ces vingt-sept éditions, dix seulement contiennent la musique, et encore deux, qui renferment l'harmonie , doivent-elles être rangées à part; cela ne ferait donc que huit éditions avec mélodie, de i54a à i55o : une de Strasbourg 10/12, deux de Genève i5/t2, trois de Genève 1 5 /1 3 , une de Strasbourg i545, et une de Lyon 16/19 : chiffre tout a fait insignifiant, qui n'est en rapport ni avec le nombre des éditions sans musique, ni avec les besoins de l'Église réformée de France tout entière, qui soupirait après l'introduction du chant dans le culte, ni avec le nombre véritablement énorme des éditions qui suivirent l'achèvement du Psautier.

On a vu plus haut (p. 3 1 6 ) les additions faites par divers auteurs aux trente psaumes de Marot dans l'édition d'Anvers i54i; nous avons

(1) Les fautes de numérotation y sont plus porte le numéro cm, le cxxvm le numéro

nombreuses que clans l'édition de i55o du cxxxvn, le cxxxvn le numéro lxxxvii, et le

même libraire : le xxm est marqué xxiv, le cxun le numéro cuil. xxxiii manque de numéro, le xxxvi est marqué On ne s'explique pas pourquoi les psaumes

xv, le xxxviii porte le numéro xm, le lxxii le déjà publiés par Hùze n'y sont pas joints, numéro xxn ; le cxin , qui vient après le cxvm ,

aussi déjà mentionné la Paraphrase et dénote exposition sur les sept pseaumes penitentwls mis en rhylme francoise par Pierre Gringoyre, Paris, Ch. Langelier, 1 5 4 1 , in-16. Il nous reste à dire un mot de quelques autres poètes, qui, avant l'achèvement du Psautier par Bèze, continuèrent l'œuvre que Marot avait laissée inachevée. La proscription, qui avait été sa récompense, n'était pas précisément de nature à encourager ses imitateurs, même ceux qui se croyaient en règle avec l'orthodoxie. Aussi ne voyonsnous plus apparaître de psaumes avant les Trente de Gilles d'Aurigny ou d'Avrigny, mis en musique à quatre parties par Lupi second, 16/19, et dont le texte avait été imprimé au moins quelques mois et peut-être quelques années auparavant.

A la même date, Claude -Bertrand Berger, de Riom en Auvergne, fit imprimer à Lyon, chez Jean de Tournes, Trente psalmes de Dauid, traduits selon la vérité hébraïque. M. Bovet se demandait si ces psaumes sont en vers. La question est résolue affirmativement par un de nos correspondants.

Vingt-huit de d'Aurigny reparurent, joints aux quarante-neuf de Marot, à quarante-deux de Robert Brincel et à trente et un de C. R. et Cl. R., dans Les cl Psalmes. . . par Cl. Marot et autres autheurs, Paris, i55o. Il en parut deux autres éditions à Paris sous le même titre : l'une en i55i, in-3ï2, chez Etienne Mesvière (Bovet, p. 255); l'autre en 1 5 5 5 , in-32, en la rue Saint-Jacques, à l'enseigne de l'Eléphant (Bovet, p. 267 ; Baulacre, 1, /ti2, et Catalogue de la bibliothèque de Genève

Une autre traduction, dont le privilège est du \k avril i55o, et qui eut plus de succès, parut sous ce titre : Les cent Psalmes de Dauid qui restoient à traduire en rithme francoise, traduictz par maistre Ian Poxcteuin, chantre de Saincte Radegonde de Poictiers . . , . Poictiers , Nicolas Pelletier, 1 5 5 0 , in-i 2 , sans musique. (Bibliothèque Mazarine.) Tout chantre qu'il était, Poitevin paraît avoir été un homme de la Renaissance bien plus qu'un catholique étroit et persécuteur. Quand Ramus quitta Paris, à la suite de l'arrêté de juillet i562 , qui en bannissait tous les calvinistes «sous peine de la hart, » il confia l'administration de son collège de Presles à un professeur de ses amis, nommé Jean Poitevin, qui fit opposition à l'aumônier de ce collège, nommé par l'archevêque^. Les psaumes de Poitevin, veux, leuz et approuviez par trois docteurs fameux en la faculté de théologie de ï Vni-

(1) Dont nous devons une copie à Tobli- (2> Ch. Waddinglon , Ramus, Paris, 1 855 ,

goance de M. le pasteur Chantre. p; 1 5o.

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