‹ Clément Marot et le psautier huguenotChapitre 55 sur 135 · ORAISON DOMINICALE · texte numérisé non relu

ORAISON DOMINICALE

Pere de nous, qui es la haut es deux, Sanctifié soit ton nom précieux.

Aduienne tost ton sainct règne parfaict , Ton vueil en terre ainsi quau ciel soit faict. A ce iourd'huij sois nous tant débonnaire De nous donner noslre pain ordinaire.

Pardonne nous les maux vers toy commis, Comme faisons à tous nos ennemis; Et ne permets , en ce bas territoire , Tentation sur nous auoir victoire; Mais du malin cauteleux et subtil Deliure nous, o Pere. Ainsi soit il!

(l) M. Marc Monuicr l'a imité dans sa Vie de Que sur la terre aussi ta volante s'opère.

Jésus, Paris, Sandoz et Fischbacher, 1 87 A , VonruHunu mire pain quotidien aujourd'hui.

• , Uemets-nous nos pêches, pardonne à qui foffenn

Comme nous pardonnons les offenses d' autrui.

^olte 1ère, Dans les tentations prends-nous sous la défense.

Saueli fié ntu tout sotl ton nom olorieux. ... , , r . , . • • ■. -, .

J 1 u t'ére, et aélwre-nous au mai. \iu*i soit-d

>i90 M A ROT TRADUCTEUR.

Boileau, plus instruit et mieux informe, n'eût pas désavoué les vers suivants, qu'on peut citer comme un modèle de concision et de conformité au texte :

C'est Dieu qui est mon asseurance Et mon pauois ; i'ay espérance En luy, qui garde, et fait vainqueur Vn chascun qui est droict de cueur.

(Ps. VII.)

L'Omnipotent à mon seigneur et mai sire A dit ce mot : A ma dextre te siez , Tant que i'auray renuersè et fait estre Tes ennemis le scabeau de tes pied:.

Le sceptre fort de ton puissant empire En fin sera loing de Sion transmis Par V Eternel , lequel te viendra dire : Règne au milieu de tous tes ennemis.

(Ps. ex.)

Il en est de même de ceux-ci, où le traducteur a découvert de lui-même et suivi le parallélisme :

Si i'auois faim, ie ne t'en dirois rien, Car à moy est le monde et tout son bien. Suis-ie mangeur de chair de gros toreaux ? Ou boy-ie sang de bouez, ou de cheureaux? A l'Eternel louange sacrifie, Au Souuerain rends tes veuz, et t'y fie; Inuoque moy, quand oppressé seras, Lors t'ayderay, puis honneur m'en feras.

Aussi dira l'Eternel au meschant :

Pourquoy vas-tu mes editz tant preschant , Et prens ma Loy en ta bouche maline, Veu que tu as en hayne discipline, Et que mes ditz iettes et ne recois?

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