PS. L
A peine a-t-il changé quelques mots à la prose (lj pour en faire des vers, dont deux sont très-beaux : A Y Eternel, etc.
Ce respect de l'original, qui ne va point jusqu'à un littéralisme puéril, ne se borne pas aux mots, il s'étend aux idées et aux images qui, nous le verrons tout à l'heure, ont été singulièrement défigurées par presque tous les autres traducteurs.
L'auteur de ces strophes n'a point, comme on l'en accuse, perdu sa simplicité naïve en abordant les psaumes :
Vay crié de ma voix
Au Seigneur maintes fois,
Lui) faisant ma complaincte ;
Et ne nia repoidsé,
Mais tousiours exaulcê,
De sa monlaigne saincte.
(Ps. iir.)
Mon cueur, pourquoi/ fesbahis ores ?
Pourquoy te debatz dedans moy ?
Attens le Dieu que tu adores; Car grâces luij rendray encores , Dont il m aura mis hors d'esmoy, Comme mon Dieu et roy.
(Ps. XL11I. )
Voici maintenant des exemples de naturel, de grâce et de facilité qui ne sentent point la traduction :
Ne veuilles pas , o Sire .
Me reprendre en ton ire , Moy, qui ùiy irrité, Yen ta fureur terrible Me punir de V horrible Tourment qiiay mérité. . . .
(Ps. VI.)
M Voici la traduction littérale : puis invoque-moi au jour de l'angoisse,