‹ Clément Marot et le psautier huguenotChapitre 57 sur 135 · t . .... je te délivrerai et tu me n-lorifieras · texte numérisé non relu

t . .... je te délivrerai et tu me n-lorifieras

Sij avais Jaim,je ne te le dirais pas ; ' o j

„ . . ., ..^ . . Et Dieu dit au méchant :

cari univers, avec tout ce qui le remplit, m appartient.

. . , , • , , ., Est-ce à loi de varier de mes commandements ,

hst-cc que je mange la chair des taureaux ? 1

Bois je le sang des boucs? d'avoir [sans cesse le mot] alliance à la bouche,

a .a , n. m j a toi qui hais la discipline.

Sacrijtc a Dieu des actions de grâce , 1 1

r , . eux vi- it - il ,v et qui rejettes loin de toi mes paroles?

accomplis lesvœux que tuas Jaitsa tlionc(lres-llaut)\ 1 J 1

Du fons de ma pensée, l u fons de tous ennuys, A toy s'est adressée Ma clameur, iours et nuitz; Entens ma voix plaintiue , Seigneur, il est saison, Ton oreille entendue Soit à mon oraison.

En Dieu ie me console, Mon ame s'y attend; En sa ferme Parolle Tout mon espoir s'estend.

Mon ame à Dieu regarde, Matin et sans seiour, Plus matin que la garde Assise au poinct du iour.

(Ps. cxxx.)

Tes iugementz, Dieu véritable, Baille au roy pour régner ;

Veuilles ta iustice équitable Au Jîlz du roy donner.

Il tiendra ton peuple en iustice,

Chassant iniquité ; A tes poures sera propice,

Leur gardant équité.

Les peuples verront aux montaignes La paix croistre et meurir ;

Et par coustaux et par campaignes La iustice fleurir ....

Sans fin bruyra le nom et gloire

De ce roy nompareil; De son renom sera mémoire

Tant au y aura soleil. . . .

( l*S. LXXII. )

Malin, douant que iour il face, S'il te plaist, tu m exauceras; ■ Car bien malin prié seras De moy, leuant au ciel la face \ Attendant grâce ....

(Ps. V.

Uesueillez-vous , chascun fidèle , Menez en Dieu ioye orendroit; Louange est tresseante et belle En la bouche de l'homme droict

Sur la douce harpe

Pendue en escharpe,

Le Seigneur louez;

De lutz, d'cspinettes ,

Saintes chansonnettes

A son nom iouez. .

Chantez de luy, par mélodie, Nouueau vers, nouuelle chanson, El que bien on la psalmodie A haute voix et plaisant son ;

Car ce que Dieu mande,

Quil dit et commande,

Est iiiste et perfait;

Tout ce quil propose ,

Qu'il faict et dispose,

A fiance est fait. . . .

(Ps. XXXIII.)

Le rhythme des deux dernières strophes n'est-il pas charmant?

Les suivantes, où la naïveté s'allie à l'harmonie et à une certaine ampleur, ne sont nullement indignes du gracieux poète de Marguerite, de Renée et de Franç ois [er :

Chastié m'a, ie le confesse.

Chas lié m'a, puny, battu; Mais point n'a voulu sa hautesse Que par mort iv fusse abattu.

Ouurcz moy les grandes portes belles Du minet temple aux iustes voué, Afin que i entre par icelles Et que Dieu soit par moy loué.

Ces grandes portes sumptueuses Sont les portes du Seigneur Dieu ; Les iustes gents et vertueuses Peuuent passer tout au milieu.

Là diray ta gloire supresme , Là par moy seras célébré; Car en aduersité extresme Exaucé m? as et deliuré.

Tu es le seul Dieu que i honore, Aussi sans fin te chanter ay ; Tu es le seul Dieu que i adore, Aussi sans fin t exalter ay.

Rendez à Dieu louange et gloire , Car il est bénin et clément; Qui plus est , sa bonté notoire Dure perpétuellement.

(Ps. CXVIII.)

0 diuin roy, ton throne vénérable C'est vn haut throne , à iamais perduràble ; Le sceptre aussi de ton règne puissant, C'est d'équité le sceptre florissant.

(Ps. XLV.)

Si tu voulois sacrifice mortel De bouez et beiifz, et conte tu en fisses, le F eusse offert; mais en temple n autel Ne te sont point plaisans telz sacrifices.

Le sacrifice agréable et bien pris De T Eternel, c'est vne cime dolente, Vn cueur submis, vne ame pénitente; Ceux-là , Seigneur, ne te sont à mespris ....

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