‹ Clément Marot et le psautier huguenotChapitre 73 sur 135 · PS. LXVI · texte numérisé non relu

PS. LXVI

On a beau sa maison bastir :

Si le Seigneur ny met la main, Cela nest que bastir en vain.

Quand on veut villes garentir, On a beau veiller et guetter :

Sans Dieu rien ne peut profiter.

(Ps. CXXVll.)

Dieu veuille accomplir tes prières ,

Afin que tous ioyeus Dressions enseignes et bannières

En son nom glorieus.

(Ps. XX.)

// te demandoit seulement Que tu luy fisses la grâce De viure quelque espace; Et la dessus bien longuement

Viure tu luy permets,

Voire viure à iamais M.

(Ps. XXI.)

(|) Les deux derniers vers sont ainsi modi- Durer tu luy permets,

fiés dans l'édition de 1 56a : Voire Pour tout iamais-

ctewr barbare et furieux M'enuahit la troupe ennemie ; Terribles gens cerchent ma vie, Qui n'ont point Dieu dèuant leurs yeux.

(Ps. LIV.)

Iusques à quand, Dieu des années , Seront tes fureurs allumées Contre la prière des tiens ?

Tu nous as, en lieu de tes biens, Repeus d'angoisses et douleurs , Tu nous as abbreuuez de pleurs. . . . Iadis ta vigne as transportée Hors de V Egypte, et Vas plantée Au lieu dont maint peuple as chassé ; Tu luy as son lieu agencé, Si que de ses bourgeons tous verts On a veu les champs tous couuerts ....

D'où vient qu ayant rompu sa haye, Tu l'as aux passa ns mise en proye ?

D'où vient que les sangliers des bois L'ont toute gastée à la fois ?

Pourquoy des champs les animaux Ont-ils deuoré ses rameaux ?

(Ps. LXXX.)

a grâce et l'élégance sont déjà plus rares que la facili

Entens à ce que ie crie,

le te prie , 0 mon Dieu, exauce-moy; Du bout du monde mon unie,

Qui se pasme, Ne reclame autre que toyW.

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