PS. LXI
Las! qui me donnera des ailes, Comme aux crainliues colombelles,
Co rhylhme harmonieux csl imité <lu psaume xxxvn de Marol.
Afin de m'enuoler bien viste, Et me reposer? Car voyla Iusqu'aux desers et par delà le m! en irois faire mon giste W.
(Ps. LV.)
Iamais ne cesseray De magnifier le Seigneur, En ma bouche auray son honneur,
Tant que viuant seray;
Mon cœur plaisir n'aura Qu'à voir son Dieu glorifié, Dont maint bon cœur mortifié
Voyant sesiouira.
(Ps. XXXIV.)
Dieu nous soit doux et fauorable, Nous bénissant par sa bonté, Et de son visage amiable Nous fasse luire la clarté;
Afin que sa voye
En terre se voye,
Et que bien à point Chacun puisse entendre Où cest qu'il faut tendre,
Pour ne périr point.
(Ps. LXVII.)
L'énergie n'est pas commune chez Bèze, mais on en peut citer au moins un exemple :
Maie mort les happe et les serre, Si que tous vifs viennent en terre.
(Ps. LV.)
Parfois cependant sa traduction reproduit un reflet de la sévère beauté de l'original :
Le Seigneur est la clarté qui m adresse Et mon salut, que doy-ie redouter?
(1) L'original esl bien plus gracieux encore: Oh! comme je m'envolerais loin;
j'habiterais dans le désert ; Qui me donnera des ailes de colombe, je m'enfuirais plus vile que le vent rapide,
pour m* envoler dans un sûr asile? plus vile que l'ouragan.