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Ego vero libato ad sanctissimos pedes osculo , itemm aposto^ lica benedictione miiniri profundissime venerabundus expostulo.
Elvaci, 18 aug. 1759.
Ant. Ignatius, Prœpositus et Princeps Elvacensù.
(Coll. Lag.)
Lettre de Bertrand -René Du Guesclin, évêque de Cahors , à Clément XIII.
Très-saint-père
Ce n’a pas été sans un mystère particulier , que Dieu , dont la sagesse est infinie dans ses conseils, et la Providence infaillible dans les moyens qu’elle prend pour les exécuter , vous a élevé au souverain pontificat, et que Jésus-Christ vous a placéjpour gouverner , en qualité de son vicaire en terre , l’Eglise de Dieu qu’il a acquise par son sang. Il convenait sans doute que dans des temps si difficiles il pourvût aux besoins de l’Eglise en lui donnant un tel pontife ; c’est pour cela qu’il vous a prévenu de ses plus douces bénédictions, qu’il a mis dans vous son zèle , qu’il a répandu dans votre cœur sa charité, et qu’il vous a rempli de l’esprit de sagesse et d’entendement, de conseil et de force. Oui* très-saint-père, comme vous le déclarez hautement devant Dieu, cette autorité suprême, dont il vous a revêtu et à laquelle tout l’univers chrétien se reconnaît soumis , les dons célestes dont il vous a si liliéralement comblé , vous ne les avez reçus que pour être en état d’aider plus efficacement l’Eglise affligée , et de protéger, suivant les occasions que vous en aurez, ses ministres et scs défenseurs.
Nous venons réclamer cette autorité puissante en faveur des pères de la compagnie de Jésus, contre qui l’on exerce une persécution atroce et jusqu’à présent inouïe , avec une
violence qui devient de jour en joui1 plus cruelle. Votre Sainteté a appris sans doute , et elle n’a pu apprendre sans douleur, avec quelle industrie , avec quelle fureur se sont élevés contre eux des hommes iniques dont les paroles sont pleines de malice , qui se proposent pour but de décrier dans l’esprit de tout le monde la sainteté de leur doctrine et l’intégrité de leurs mœurs, et de les accabler enfin sous le poids de libelles accusatoires, où ils ont ramassé tout ce que peuvent suggérer la haine et la calomnie. C’est ainsi que par des artifices sans nombre, les ennemis de l’Église, qui sont aussi les seuls dont ils se voient attaqués , s’ell'orcent en divers pays, et particulièrement en France et en Portugal , d’abolir entièrement leur compagnie , afin de pouvoir ensuite ravager le champ du père de famille.
Il y a déjà longtemps que l’état où ils sont réduits nous pénètre de la plus vive compassion; mais nous ne croirions pas avoir pleinement satisfait à ce qu’exige notre sollicitude pastorale, si nous n’employions auprès de Votre Sainteté toute la force de nos prières pour l’engager à leur tendre une main qui peut seule les empêcher de succomber. Nous vous en prions et nous vous en conjurons, très-saint-père, faites-leur sentir les elfets de votre affection paternelle, et daignez les mettre à couvert sous la protection de votre autorité apostolique. Ce qui m’excite à m’intéresser ainsi pour eux , c’est le zèle infatigable avec lequel ils s’appliquent dans tous les pays du monde, et dans ce diocèse en particulier, aux fonctions du ministère apostolique. C’est pourquoi , très-saint-père -, que Votre Sainteté soit intimement convaincue qu’elle nous fera une insigne faveur, à nous , à nos co-évêques et à la généralité des fidèles sincèrement orthodoxes , si elle veut bien faire usage de son autorité apostolique pour protéger, et mettre à couvert des maux qui la menacent , une société remarquable, par son attachement au saint-siège, infiniment chère au peuple de Dieu , et digne des plus grands éloges par la pureté inviolable de ses mœurs et l’intégrité de sa doctrine. C’est
avec confiance et avec un cœur parfaitement soumis que je réitère , en finissant, mes humbles prières, etc.
2o août 1759. .
Hertrand-Hené , Ev. de Cahors. ( Coll. V. G.)
Lettre de J. François de Narbonne Peint, évêque de Lectourc, à Clément XIII.
Très-saint-père ,
C’est une chose connue et avouée de tout le monde que la respectable compagnie de Jésus n’a jamais cessé de rendre à l’Église les services les plus importante dans toutes les parties du monde chrétien. Jamais il ne s’est trouvé ordre religieux dont les enfants aient rempli les fonctions du saint ministère avec un zèle plus ardent, plus pur et plus éclairé ; rien n’a été capable de ralentir ce zèle soutenu au milieu des plus violents orages, et ceux dont elle est attaquée dans ces temps malheureux, ne servent encore qu’à faire éclater sa constance et sa solidité.
Tout parle à la louange de la compagnie : les chaires chrétiennes qui retentissent des vérités qu’elle annonce anx peuples, les tribunaux sacrés de la pénitence, où, avec une assiduité constante , elle s’applique à guérir les plaies des pécheurs; les villes et les campagnes quelle parcourt en y faisant des missions; les retraites et les exercices spirituels qu’elle donne avec tant de fruit; les diverses congrégations qu’elle dirige; les séminaires où elle forme de jeunes ecclésiastiques avec, tout le soin et la religion imaginables, les asiles qu’elle ouvre à l’enfance, et où, avec tant d'habileté, elle la prépare à remplir dans la suite toutes sortes d’emplois; enfin tant d’écoles célèbres où la jeunesse chrétienne est assurée de trouver des maîtres également prudente et éclairés, qui se donnent toutes les peines possibles pour l’instruire, et qui le font avec succès. Ce sont là , très-saint-père.
des témoignages que chacun voit, et dont on ne peut éluder la force. C’est pourquoi il semble que nous pouvons avec raison , suivant la parole du Sauveur, monter dessus les toits pour y publier les avantages inestimables que l’Église de Dieu retire partout de la compagnie de Jésus. Elle est digne à tous égards de nos éloges. Avec quel zèle sacrifie-t-elle continuellement son repos, ses forces, toutes ses pensées à la gloire de Dieu et au salut des âmes ! Avec quelle grandeur d’âme, avec quelle constance héroïque a-t-elle supporté les fausses accusations , les injures et les persécutions qu’elle a eu à souffrir de la fureur des hérétiques, qui ont conçu contre elle une haine d’autant plus cruelle, qu’ils voient tout l’univers s’unir pour reconnaître davantage son innocence et son intégrité !
Je n’ai point, il est vrai, très-saint-père, de maison de la compagnie dans mon diocèse, ce qui me cause et à mon troupeau une peine très-sensible ; mais je m’efforce d’y suppléer autant qu’il est en moi, en faisant souvent venir à cet effet des pères de cette compagnie des diocèses voisins; prêt à les faire venir, s’il était nécessaire, des extrémités mêmes du royaume afin de nourrir les peuples confiés à nos soins de laliment de la saine doctrine. Nous avons vu plus d’une fois, pour prix de leurs travaux et de leur industrie, notre ville changer tout à fait de face, soit lorsqu’ils remplissaient pendant l’aventoule carême le ministère de la prédication dans notre église cathédrale, soit lorsqu’ils donnaient les retraites que nous avons établies dans notre diocèse.
C’est pourquoi, très-saint-père, quoique vous connaissiez parfaitement la rigueur et l’injustice des traitements que l’on fait souffrir à la compagnie, quoique le roi très-chrétien et toute sa cour Vhonore de son estime et de son attachement, quoique son innocence soit manifeste, nous recommandons cependant à Votre Sainteté ces dignes prédicateurs de l’Évangile, ces ouvriers irréprochables, ces ministres également chers et nécessaires à l’ordre épiscopal, la conjurant humble-
ment de recevoir sous sa protection, avec la bonté qu’ils ont droit d’en attendre, tous les pères de la compagnie, répandus dans tous les pays du monde et en particulier ceux de Portugal. J’ajoute à ces prières les protestations du dévouement le plus parlait, en vous assurant, très-saint-père, que dans l’église gallicane qui, malgré mon indignité, me reconnaît pour un de ses évêques; il n'en est aucun qui soit plus étroitement uni à la chaire de saint Pierre, aucun dont l’attachement respectueux pour Votre Sainteté soit plus vif et qui montre plus de soumission et de respect pour ses ordres et ses décrets, dignes de toute sorte de vénération, aucun enfin qui désire plus sincèrement et plus humblement votre bénédiction paternelle, et qui prie le Seigneur avec plus d’ardeur d'accorder à Votre Sainteté des jours longs et heureux pour le bonheur universel des fidèles, etc.
Le 27 août 1759.
Jean-François, évêque de Lectoure. (Coll. V. G.)
Lettre de Jacques Hichier de Cérisy , évêque de Lombez , à Clément XIII.
Beatissime Pater,
Gratulari nobis liceat Sanctitati Vestræ, omnium et summo orbis catholici plausu, evectæ ad supremam licclesiæ dignitatem ; neqüe tantam gratulationi nostræ inorani attulissemus, nisi suborta nobis esset formido aliqua perturbandi importuna gratulatione Sanctitatem Vestram maximis negotiis penitus ilistentam. Si fas esset , lætitiæ , qua mentem suffusam habuiinus, adderemus etiam gregis nostri gaudia, quorum testes fuimus , et vota , quæ pro incolumitate Sanctitatis Vestræ unanimiter adliibuiinus, ex quo tempore sedet Sanctitas Vestra in D. Pétri cathedra , iis præsertim temporibus, ubi apertos nuper Ecclesiæ thesauros haurire nobis omnibusque nostris concessum est.
Verum salutis animarum cura, pastorum sollicitudini a Christo Domino specialiter commissa, rumorem ad vigiles Eeelesiæ gallicanæ episcoporum aures detulit , sooietatis Jesu clericos, ab exordio ubique terrarum jactatos , violon ti us nunc, præsertim in Lusitania perturbari , et vario persecutîonum genere probari . Licet divina Providentia suos non deserat, nec patiatur , quia fîdelis est, usquam tentari supra id , quod possunt , attamen credidimus, Beatissime Pater, adeundum cum fiducia Sacrosanctum , in quo tanta cum laude Eeelesiæ gubemationi præest Sanctitas Vestra, gratiæ thronum , ut ipsius ope ac præsidio recreati tandem societatis sacerdotes gloriæ Dei propagandæ et procurando fidelium spirituali bono alacrius et solertius impendantur.
Novimus eos, dum Rothomagi degeremus vices archiepiscopi gerentes, complurium annorum spatio ; eosdem vidimus in diœcesi nostra irrèprehensibiles Christi Domini ministros, summa cum attentione vocationi suæ providentes, et proximo ad emendatiorem vitam traducendo vel oonfirmando in vera et sincera fide sedulo intentos. Novit Galba tota, immo et orbis universus, paratissimos esse singulos ad cujuscumque tribulationis tolerantiam, ad sanguinis quoque effusionem, si tali honore pro Dei gloria haberentur digni. Nobis vero, qui pro Salvatore hominum legatione fungimur, suadet æquitas et religionis studium , singulariter defendendos a primo pastorum omnium, qui Christi locum tenet, et a reliquis animatum pastoribus, milites lantos , pro Dei causa tam strenue et tanta privatæ utilitatis oblivione dimicantes.
Concussadilectissima nobis sociétés Jesu confugit in sinum nostrum, mœrore afflicta; eamdem, Beatissime Pater, ad sinum Sanctitatis Vestræ, communis omnium parentis, remittimus, nec dubium, quin Christi Vicarius, pietate ac benignitate commendatîssimus, condoleat afflictis et injuste oppressis societatis Jesu sacerdotibus, reli'giosis fidissimis et imperturbatis Eeelesiæ defensoribus , generosis in vinea Domini operariis, mysteriorum Christi Domini indelessis dis-
DOCUMENTS. CHAP. ni.
pensatoribus , armatis semper verbi aut calami gladio hæresum hostibus. Demum , Beatissime Pater , illata societati Jesu injuria quam ipsamet nullatenus volait defendere praterquam silentio et patienti animo, propulsauda videtur a Christi Doniini sacerdotibus, ad quos attinet tutela adjutorum in miuisterio. Neque præterit Sanctitatem Vestrara adeo pertinaciter a malevolis societatera Jesu accipi, nisi ut amoveantur a divino obsequio christiani omnes, quos juvandi nullam ainittit occasionein celebris ilia et tamdiu agitata sociétés : quidquid autem in eamdem societatem a Galliarum præsulibug peramanter observatam , oflîcii conferet Sanctitas Vestra, id te, Beatissime Pater , in nosmetipsos contulisse nemo non arbitrabitur,
Lumbariis , die 4 sept. 1759.
Jacorus, episc. Lumbariensis. (Coll. Lag.)
Lettre de Guillaume d’Hugues , archevêque de Vienne ,
Beatissime Pater,
Quod hactenus in defendenda religione ac tuendis Sedis Apostolicaj decretis studiurn præstitere in Galba ac præstare pergunt Patres societatis Jesu , illud nos hæc turbulentissima rerum tempestate adegit , ut peculiare eidera societati patrocinium a Sanctitate Vestra prol'usis precibus eülagitaremus. Notum est omnibus, fautores hæreseos atque schismatis , cum bellum Religioni ac Bullæ Unigenitus indixere, nullum non movisse lapidem, ut eadem opéra præclaræ societatis inimicos conciliarent , eo pertimescendos magis, quod mendacia atque calumnias adhibere non dubitent, niliilque existiment nefas , dummodo, yialis hisce artibus, tam plebeiorum quam primariorum virorum invidiam confient societati, quæ se Apostobcæ Seili semper addictissimam profitetur, nec umquam hostes Ecclesiæ qua verbo, qua scriptis
impetere verita est. Porro non infensiores habuit ilia societas inimicos quain Jansenii asseclas, qui more suo adversus Jesuitas plurima quæ numquam exstitere facta, quinimmo décréta senatuum variorum Galliæ comminiscuntur, satyras probrososque spargunt in vulgus libellos; et si quid funesti exteris in regionibus acciderit religions illis continuo adgcribunt, adeo, ut affirmare non dubitaverint, ipsam esse societatem, quæ nuper Fidelissimo régi machinatione necem intentavit; ideoque a Sanctitate Veslra prodiisse decretum, quo in pœnam poi*tentosi facinoris extingueretur penitus ilia societas in universis florentissimi Lusitaniæ regni provinciis. Horum falsitas factorum non diu fuit ignota nobis. Verendum tamen, ni tanta cohibeatur licentia et oppressorum subsidio veniat Sanctitas Vestra, ne falsa ab bominibus, qui minus sunt in fide stabiles, pro veris in detrimentum religionis babeantur. At , spe divina freli et ope Sanctitatis Vestræ contisi, speramus fore ut in irritum cadant ictus eorum, qui rebgionem convellere nituntur, atrociter impugnando viros religiosos, quos nerunt de religione ipsa ac Sancta Sede semper benemeritos.
Has, rebgionis atque æquitatis studio ducti, Sanctitati Vestræ btteras scripsimus, paternam benedictionem , etc.
Die 6 sept. 1759.
GüIlhelmts, arckiepisc. Viennensis. (Coll. Lag.)
Lettre de J. -B. -Joseph de la Chapelle , évêque de Vabres, d Clément XIII.
Beatissime Pater,
Calamitates inauditæ , quibus afflictatur in Lusitania societas Jesu, et Christi fidelibus grave scandalum, et ingentem cordi meo dolorem pepererunt. Et qui possim æquo animo eos videre tam diro procellarum æstu jactatos homines ipsi Ecclesiæ conjmendatissimos, tum quia Sedi Apostolic» obse»
quium suum constanter verbo et opéré testati sint, tura qnia indefesso an im arum zelo miroque admodum tuendæ ac propagandœ fldei studio exarserint? Iniqua autein vis , quæ ipsis infertur, perversam adversariorum mentem plane manifestât. Error siquidem, cui fas omne abrumpere ludus est, nullis novit moderatiouis et justitiæ frœnari legibus, ubi de iis agitur , quos novitatum sectatores sihi suisque et heterodoxis opinionibus perpetuo lirmiterque obstantesexperiuntur. Hinc concassa cæteris hominibus jura solis denegantur societatis Jesu viris, qui bus calumuiose accusatis minime conceditur suam innocentiam , ut facile possent , omnium exhibere oculis.
Ex hoc uno, quod ipsis est perhonorificum, videre est, Beatissime Pater, quom digni sint, quos Beatitudo Vestra, et sua complectatur benevolentia , et pontificia tueatur auctoritate. Patiuntur et silentdivinæ Providentiæ confidentes. linde patet, quam longe discrepent ab Ecclesiæ adversariis. Hi siquidem , légitima auctoritate aliquando coerciti, personant universum orbem amaris valde querimoniis, quæ rebellionem redolent; aut confracti jacent, si rebellandi potestas adimilur. llli vero atrocius oppugnati totam defensionis suæ rationem soli Deo committimt.
Vix autem credibile est , quanta nuperrime passi sint in diœcesi Lucionensi, in qua inde tempestas in ipsos exortaest, unde patrocinium fas erat præstolari. Nam ex seminario, cui dudum præerant , ejecti, a sacris muniis sacerdotalibus suspensi, interdicto subjecti, et ad laïcam redacti communionem, tôt probra æquanimiter sustinuere, ne opinionibus ab Ecclesia profligatis liceret serpere , si se per absentiam tôt nlalis ingruentibus subduxissent.
Nonhabent quidem viri societatis ullum in nostra diœcesi domicilium ; eorum tamen frequenti ministerio utor, in concionibus obeundis, missionibus habendis , et tradendis spiritualibus B. Ignatii exercitiis : atque ita nos plurimum juvat hasce omnes pastoralis officii curas talibus operariis deman-.
dare. Siquidem probe novi eos nonnisi sanioris doctrinæ pabulo alere oves sollicitudini nostræ commissas. Cum autem apud bas vigeat et illibata fidei puritas, et subjectissimum in EccJesiam ejusque décréta obsequium , et summa plenaque amoris in dignissimum Pétri successorem observantia; id totum, fateor, magna ex parte prædictis viris referendum esse. Quæ diun libentius et ex animo Sanctitati Vestræ, pro nostro in hanc societatem affectu, testificor, paternam ipsius benedictionem ad ejus genua bumillime provolutus deposoo.
Vauri, die 6 octobr. 1759.
J.- B. JosephüSj épis. Vauriensis. (Coll. Lag.)
Lettre de Joseph- André Zaluski , évêque de Kiow, à Clément XIII.
Beatissuie Pater,
Posl oscula pedum Sanctitatis Vestræ meique humillimam commendationem , miseratione Divina , Vestræ Sanctitatis gratia, ac Serenissimi nostri Domini nominatione suin pastor ovilis in illis patriæ nostræ limitibus , ubi scissa est vestis Gbristi Domini inconsutilis in duas partes. Sum etenim positus in spécula, schismaticis Græco-Rutbenis circumdata , cum quibus media spiritualia ad ea quæ sunt pacis tendenlia adinvenire totis artubus connitor , ut convertantur et vivant. Jussit me Sanctitas Vestra , solio assistere suo, per prærogativam immerito licet mibi benevole collatam. Proinde hoc, quod de munere episcopi, qui jussu et favore Vestræ Sanctitatis solio pontificio est proxi mus, refera , me meosque zelo asserendæ fidei catholicæ accensos, summopere mirari pei'secutiones inauditas in regno Lusitaniæ contra religiosos Societatis Jesu asseclas. Exinde percitus metu, ne hæc pestis letbalis Poloniæ regnum, quod antemurale christianitatis audit, et cujus regnans antonomastice rex orthodoxus oraculo pontiflcis maximi, Innocentii XI,dictus
est, afflet; audeo supplex rogare Beatitudinem Vestram, ut eamdem Societatem Deo, et vins justitiæ œqui bonique sequacibus mirifice placentem , ab omnibus impetitionibus calumniosis , malevolis, subdolis tueri , et pro muro aheneo tutari pro sua iniinita pietafe dignetur , prout data sibi de pienitudine potestatis auctoritate potest. Enimvero is est religiosissimus Societatis Jesu cœtus , qui Sanetæ Sedi speciali se obstringit voto , multoque sudore , laboribus indefessis, immo et ipso sanguine Ecclesiam militantem exornare non desinit umquam. Proinde meretur, ut Sanctissimus viris sanctis, non Homæ tantum, Urbe et orbe, sed in tinibus terræ Lusitanicis , sit Clemens et propitius. Exempla bonum odorem Christi spirantia horum sapientissimorum vineæ ejus operariorum tota , qua patet, Polonia et Lusitania sunt in aprico et pro patulo. Nam hi boni Patres integri vitæ scelerisque puri, qui sobriam ducunt sine labe vitam, totoque animorum contentione in id unice incumbunt, ut ereptas Erebo animas Deo J. O. M. lucrentur, adeo sunt nobis omnibus, præcipue religiositatem virorum sacris addictorum, amantibus , chari et dilecti , ut in mea quoque Diœcesi , Zytomiriæ, circa meam sponsam seminarium pro clericis instruendis, et ad munus parochorum rite fungendum imbuendis , curæ illorum subjiciendum in votis habeam. De cætero in osoulo sacræ fimbriæ supplex et acclinis maneo.
Varsoviæ, die 20 dec. 1759.
JosErnus- Andréas ex Com. Zqluski, episc. A'ioviens. et Czemiech.
Réponse du Pape à l’évêque de Kiow.
Venerabius frater,
Vehementer de societate Jesu sollicitum magno te esse in metu, ne qua vis isthic eam adoriatur, ex iitteris tuis XIII. Kai. jaauarii datis cognovimus. Petit itaque , eam ut nobis com-
mendatam habeamus, et ia vinea Domini strenue laborantem pro apostelico nostro munere tueamur. Id vero cujusmodi sit, plane non intelligimus. Scribis enim , virtutes Patrum so~ cietatis tôt a, qua palet Polonia (tua verba sunt) m ajirico esse et in patulo. Id si ita est, quod asseveratione tua non dubitamus esse verissimum, satis illi se suis moribus et probitatis commendatione tuebuntur. Neque est cur vereare , ne populorum in eos Patres studia refrigerentur, ac proinde devotio in Deum et pietas in eorum animis relanguescat. Fieri enim non potest , ut univerga Respublica aut fallatur, aut fallat. Suos igitur mores, quos in luce positos narras, Patres societatis retineant , viaque a suis pressa majoribus ingredi pergant alacriter, nec vanis rumoribus conseientiam suam commoveri patiantur, quam (ut ait beatus prædecesaor noster, Gregorius Magnus ) nec malam sanat prœconium laudantis, nec bornm mlnerat conviciantis opprobrium.'Eos interea graviter adhortare, ut, quam operam ad sanctilicandas animas susceperunt, eam impigre et gnaviter urgeant ; illudque hoc præsertim tempore cogitent, adversa, ut ait idem Gregorius , cum nos exterius deprimunt , intérim reddere cautiores. Tibi vero, Yenerabilis Frater, multis quidem virtutibus prædito, ortliodoxæ vero fidei zelo mirifice flagranti , apostolicam Benedictionem peramanter impertimur.
Datum Romæ apud S. Mariam Majorem, pridie Non. mart. 1760. (Coll. Lag.)
Lettre de F évêque de Cracovie à Clément XIII.
Beatissime Pater,
Non meis meritis, sed singulari Sanctitatis Vestræ benevolentia admotus ad gubemacula amplissimæ in regno Polo* niæ diœcesis Cracoviensis, integrara minorem Poloniam cum suis Palatinatibus ac districtibus complectentem , illud maxime parti um mearum agnosco, ut commissi mihi gregis mores æque ac iilorum, quos in statu ecclesiastico constitutos
vinea mea complectitur, labores et mérita probe intelligam. Cum vero præfata diœcesis, præter clerum sæcularem et ecclesias parochiales directe meæ jurisdictioni subjectas ( de quibus alio loco, et statuto per leges a quarum observatione minime velim recedere tempore , olim rationem redditurus sum Sanctitati Vestræ), etiam clerum regularem in magna frequentia , multa collegia , monasteria regularium alat et contineat; ad horam autem numerum spectent Patres societatis Jesu, qui in hac ipsa diœcesi fere præstantissima totius Poloniæ possident collegia, Cracoviæ tria, Sandomiriæ ac Lublini singula, nonnullas præterea missiones et parœcias: justissimum censeo, ut temporibus istis, quæ societas Jesu, de Ecclesia Dei , fide orthodoxe , ac tota republica christiana optime semper promerita , calamitosissima sibi in nonnullis christiani orbis partibus experitur, Sanctitati Vestræ, ad solatium afflicti super casibus suis præfati ordinis , referam, societatem Jesu a primo suo in Poloniam ingressu serenissimis regibus ac reipublicæ fidelem, fidei ac bono publico semper perutilem extitisse; neque hactenus a majoribus suis atque ab eo institué , quo nihil ad promovendum veri Dei cultum , erudiendos populos , excolendam bonis moribus, et artibus juventutem utilius, recessisse. Majorum enim suorum exempla secuti , hactenus ad publicum commodum , juventutem in scholis pubiicis divinis humanisque litteris imbuunt ; verbum divinum cum laudabili zelo, magno animarum lucro, in missionibus, quas exercent , in sermonibus frequentissimis, sanam doctrinam continentibus , magnam eruditionem demonstrahtibus , prædicant; saluti animarum alacres, si vocantur, inserviunt; nosque pastores in cultura vinearum Domini bene adjuvant præ cæteris religiosis, quorum instituti cura est magis propriæ quam alienæ studere saluti et commodis. lstiusmodi præclaros Patrum societatis Jesu in Polonia labores novi, expertusque sum teneris ab annis. Istis enim Pntribus principia educationis ac institutiopis in litteris debeo. Quales
expertus sum in praçterita [mea diœcesi Kiovensi, nempe probos, prudentes, doctos, studiis ac laboribus pro gloria Dei, salute animarum, erudienda juventute incumbentes, taies in bac ipsa Cracoviensi diœcesi invenio. Permittat itaque Sanctitas Vestra, Polonam societatem Jesu tôt tantisque virtutibus ac meritis ornatam, ea qua par est, profundissima demissione a me commendari gratiæ ac potentissime suæ protection i; cui me ipsum ac ovile meum, portionem universalis istius ovilis, cui providentissimus Deus ad maximum Ecclesiæ suæ decus, ac firmissimum religionis orthodoxæ robur, Sanctitatem Vestram præi’ecit , constituit, præelegit, humillime commendans, pedes beatissimos summa veneratione deosculor. ,
Cracoviæ, 5 jan. 1760.
Cajetants , episc. Cracoviæ, dux Saveriœ.
Réponse du pape à l’évêque de Cracovie.
Venerabilis frater,
Litteras tuas, Nonis januarii datas, accepimus, quibus societatis Jesu ordinem Nobis et Apostolicæ Sedi yehementer commendas; idque oflicium ideo suscepisse scribis, quo Polonam istam societatem in bac asperitate rerum consolare, quam ab ipsis instituti sui primordiis narras régi vestro istique Reipublicæ semper fklelissimam , et de universa Polona Ecclesia perpetuo ad banc diem bene promeritam, numquam a majoribus suis eorumque sancto vivendi genere deflexisse. Quam quidem commendationem tuam magnum profitemur pondus apud nos habituram. Sed nulla re magis, quam si dignam se surs majoribus præbeat, societatem commendatam habebiinus. Scribis ab iis juventutern puris moribus bonisque artibus institui , sanain doctrinam fideübus tradi , verbum Dei ad populos disseminari, omnem denique operam ad animarum salutem conferri. In quo in6tituto si permanserint,
cæterisquc virtutibus, societatem quæ decent, exhibéndis, àb ea via non déclinent quam eorum majores tritam illis reliquerunt, non est, quod vel ipsi, vel tu vereamini, ne in nostra non sint, et Apostolicæ hujus Sedis perpétua tutela. Tibi vero-, qui charitatis officio ductus ejusmodi commendafitias ad nos litteras dare volueris, hoc etiam nomine apostolicam benedictionem amantissime imperlimur.
Datum Romæ, apud S. Mariam Majorem, pridie Non. mart. 1760. Pont, nostri. an. 11. ( Coll. Lag. )
Lettre de Vinceslas Sierakotiski , évêque de Przémislaw, à Clément XIII.
Tkès-saiNT-père,
Votre Sainteté s’est montrée sensible aux maux que souffre la compagnie de Jésus , dans la persécution violente dont elle est maintenant agitée. Cette affaire devrait intéresser vivement tous les bons catholiques; il n’y en a point qui ne doivent partager votre douleur , et je suis persuadé que c’est aussi ce que font tous ceux qui sont véritablement tels. Pour moi, quoique le moindre et le plus inutile des enfants de la sainte Église, je suis sensiblement touché des souffrances des jésuites, et chaque effort que l’on fait pour ruiner un corps si illustre et qui rend tant de services importants à la religion, est pour moi un surcroît d'affliction. Je n’attends rie consolation que de Votre Sainteté. Comme père commun de tous les chrétiens, vous les embrassez tous par l’étendue de votre charité i et vos entrailles sont émues de compassion à la vue de ceux qui sont dans l'affliction. Je Suis convaincu que pour adoucir leurs peinés , vous employez tous les moyens que vous inspire l’Esprit-Saint , qui est un esprit de sagesse et d’amour. C’est pourquoi, trèS-saint-père, permettez que, prosterné devant Votre Sainteté avec les sentiments de la vénération la plus profonde , je lui rende de très-humbles
actions de grAces pour les consolations qn’il lui a plu d’accorder à la compagnie au milieu de ses calamités. Je vous en remercie, non-seulement au nom des jésuites, mais encore au nom de tous leB bons catholiques. Heureux de vivre sous votre conduite , ils ont senti croître plus sensiblement leur bonheur à la vue de cette bonté et de cette sollicitude paternelle que vous avez montrée dans une affaire qui touche vivement tous ceux à qui les intérêts de la religion sont chers. Excusez mon importunité , si j’ose supplier Votre Sainteté d’accorder à la compagnie la continuation de sa protection , permettez aussi, que, etc.
22 janvier 1760.
Vinceslas , évêque de Przémislaw.
Réponse du Pape à l’ évcque de Przémislaw.
Venerabilis Frater,
Vehementer dolere te Patrum societatis Jesu vicem , et in eorum gravissimis casibus præcipuo quodara dolore augi ex litteris datis XI. Kal. iebruarii, inlellexirnus. Quod quidem abunde déclarât, quanta erga proximum charitate llagrantem animum géras. Istud autem tuum christianæ dilectionis studium nobis eo lit exploratius, quod omni animi contentione societatem Jesu nobis etiam atque etiam commendas. Enim vero nos , ut hoc officium tuum laudandum maxime ducimus, quod ab intimo quodam charitatis sensu videamus esse profectum, sic persuasum tibi esse volumus, nos eo potissimum spectare, ut societatis Jesu institutum, Ecclesiæ maxime utile atque frugiferum, et prædecessoribus nostris jdcirco vehementer probatum, incolumitatem et dignitatem retineat. Tu vero, Venerabilis Frater, iis quæ Patribus societatis acciderant, ne sinas gi'aviuscommoveri animum tuum , omnemque tibi senseris acerbitatem leniri , si cogitaveris fieri hœc non sine Dei consilio, qui, ut ait Beatus prædecessor noster
Gregorius Magnus , providet de his malis , qwe per judiciwn irrogat, quœ bmnfaeere disponat. Reliquum est; ut tibi, quod ex animo i'acimus, eximiæ in te benevolentiæ nostræ pignus, apostolicam benedictionem impartiaraur.
Datum Romæ, apud S. Mariatn Majorem, postrid. Idus mart. 1760. Pont, nostri an. II. (Coll. Lag.)
(Voyez la même lettre publiée en français dans l'ouvrage, aux pièces justificatives , n° 1, p. 407.)
Lettre de Michel Zienkouricz, évêque de Vilna, à Clément XIII.
SaNCTISSÎME AC BEATISSIME PATER, DOMINE CLEMENTISSI ME ,
Pertinere ad nostrum zelum arbitramur, ut Patrum societatis Jesü afllictam his temporibus in Lusitauia fortunam , paternæ Sanctitatis Suæ, Domini rrtei clementissimi, commendemus pietati. Tanto autem id majore facimus studio, quanto certius nobis quoque constat de bene multis hujus societatis mentis in Ecclesiam, et quo magis insolenti lætitia hinc inimicos catholico nomini videmus efferri. Sane ego, Sanctissime ac Beatissime Pater, Domine Clementissime, rumoribus, qui nobis ex Lusitania crebro afiferuntur, satis superque conturbor, veheménterque doleo optimis in illo regno cœlestis patrisfamilias frugibus superseminari ab inimico zizania. Nonagesimum, divina me conservante -clementia, inii ætatis annum; jamque hujusmodi præsertim ætate, non euro ut ab humano judicer die, testimonium autem veritati dare unice quæro. Quod in Patribus societatis Jesu reprehendendum merito esset, longiori experientia adverti nusquam : strenqos autem illorum labores, in re catholica promovenda, vel ipse per annos quadraginta duos Episcopatus mei probe sum expertus. Sünt certe hi Patres egregii in vinea Domini operarii, felices in juventute instituenda præceptores, pro domo Dei et religione catholica perquam zelosi , digni proinde mercede sua; quanto minus ferendum, tantis eos aflligi inju-
riis? Et . si vero de illorum fortitudine , sanctoque proposito non dubitem , quod pro amplissima laborum suoram mercede habeant pro nomme Jesu contumeliam pati, esse tamen nostrorum partium scio, ut, quos adjutores in promovenda religione catholica sti'enuos habemus, eos ab injuriis, quibus impediuntur in suis salutaribus studiis, strenue defendamus. Paternæ igitur providentiæ et pietati Sanctitatis Tuæ, Domini mei ciementissimi , istam sodalitatem vellem magnopere commendatam, viros soilicet illôs, qui præcipuo summis Pontificibus obstricti sacramento, egregie Roinanæ Ecclesiæ militant. Exaudiat itaque communis omnium Pater communes omnium noslrum pro societate Jesu supplicum preces, afftictosque erigal , et ad sua munia laboresque suis beneiiciis excitet, magno multorum ac nostro præcipue solatio.
Vilnæ, die 28,januarii 1760.
Michael, episc. Vilnensis. (Coll. Lag )
Réponse du Pape à l’évêque de Vilna.
Venerabilis Frater, salutem et Atostolicam Benedictionem ,
Litteris tuis VI Kalendas februarii datis, existimare te scribis tuarum esse partium Patres societatis nobis commendare, quos longo 40 aunorum spatio expertus, impigros esse noverisin vinea Domini operarios, sedulos in juventute bonis artibus probisque moribus instituenda, et catholicæ religionis defendendæ studio mirilice flagrantes. Affliclis eorum rebus (narras) catholici nominis hostes insolent i exultare gaudio, non tamen ea re Patres abjectiore animo futuros, nec in suis rebus asperis de alacri sua sanctificaivlarum animarum voluntate quidquam remissuros. Te quidem ( tantum natus ! qui jam nonagesimum annum attigeris) nikil curai'e ut ab humano die judiceris, séd illud unice studere, ne veritati testimonium detuisse videatur. Quæ quidem litteræ tuas varié nos affecerunt. Patres enim societatis isthic apud vos mais
DOCUMENTS. OHAP. III.
jorum suoram exempla sectari libentissime intelleximus , et ex eorum malis homines orthodoxæ fidéi infensos magna gestiri lætitia : id vero fortasse dolendum , nisi forte Patribus societatis id ipsum gratulari quis velit quod catholicœ Ecclesiæ hostes iis tantopere sint inimicî. Verum in calamitatibus (quæ nobis æque ac res secundæ profecto divinitus accidunt), non horninum spectandæ sunt existimationes aut voluntates, sed ad divinorum consilioruin altitudinem attollendus est animus, illudque maxime considerandum : Dana Dei ( ut ait AugUstinus ) esse tribulationes ; susci piendamque fideli anima (quod monet B. prædecessor noster, Léo Magnus ) Auctoris sui atque Rectoris immnrcescibilem charilatem. Totos igitur se ejus subjiciant voluntati (verbis ejusdem Leonis utimur) in cujus operibus atque judiciis nihil vacat a veritate justifia, nihil a miseratione clementia ; quoniam et si maynis labnribus et multis fatigentur incommodis , berna est iltis causa tolerandi , qui se adversis vel corrigi intelligant vel probari. Tuæ igitur ch&ritatis est eorum dolorem his similibusque lenire sermonibus. Nos vero qui plurimum gravissimo testimonio tuo et judicio tribuimus , et præclai’um societatis Jesu institutum æque ae. prædecessores nostri magnifacimus et probamus; tum societatem, tum istos Patres Polonos', et quotquot institutUm istud sanete servaverint in nostra et Apostolicæ Sedis tutela semper habebimus. Tihi vero in sumina senectute optamus, ut valetudine uti liceat optima, et eximiæ in te benevolentiæ nostræ pignus , apostolicam benedictienein peramanter impertimur.
l)atum Romæ, apud sanctam Mariam Majorent, pridie Nonas martii 1760, pontificatus nostri II anno *.
(Coll. Lag.)
i Telles sont , sans parler des lettres déjà imprimées, les pièces les plus intéressantes que nous avons pu recueillir de la correspondance si active entre Clément XIII et les évêques, dans celte première phase de la persécution soulevée contre les jésuites ( 1758-1760). Un plus grand nombre de lettres ont été perdues, et beaucoup, à ce qu'il parait, détruites de dessein
formé. Une partie même de celles que le Père Lagomarsiui avaient rassemblées , et préparées pour l’impression , ont été égarées ; et cependant celles qui nous restent et que nous reproduisons ici , ne sont pas sans importance : l’on voit en effet figurer parmi les prélats qui les ont écrites les personnages les plus éminents, les évêques dus premiers sièges de la catholicité. Ce sont, entre autres, les trois archevêques de Trêves, de Cologne et de Mayence, princes-électeurs du saint empire; le cardinal de Lambergh , prince-évêque de Passau; l'archevêque de Saltzbourg , primat d’Allemagne; l’archevêque de Prague, primat de Bohême; l’arrhcvêquc de Culocza, métropolitain de Hongrie; l’archevêque d’Armagh , primat d’Irlande; le cardinal Rovero, archevêque de Turin, pour le royaume de Sardaigne; les archevêques de Messine, de Mont-Réal , de Sorrcnto, pour le royaume des Deux-Siciles ; les archevêques de Séville, de Compostelle , de Turragone, etc. , pour le royaume d’Espagne , etc.
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