‹ Clémentine et FéliseChapitre 11 sur 13 · IK M MU DE I.A MOUTE · texte numérisé non relu

IK M MU DE I.A MOUTE

comprendre ces passions pleines de force et de constance ; il faut une âme fortement trempée pour les éprouver. M. de Chamroger a donné des preuves de l'amour dont son cœur est capable; en perdant la femme qu'il avait aimée , il s'était condamné à la solitude, aux regrets, aux larmes...

— Oui, interrompit Alfred; mais je ne crois guère, moi, à ces douleurs fastueuses; non , je n'y crois pas! ce culte à la mémoire d'un bonheur a jamais perdu n'est pas possible! ces gens qui se nourrissent de regrets, qui s'abreuvent de larmes, ne souffrent guère. Quand on a une peine déchirante, profonde, on veut s'y soustraire, s'en guérir; c'est comme une

plaie saignante : on craint d'y toucher. J'ai vu des exemples de tout cela; je sais ce que valent ces exagérations. J'avais un ami qui adorait sa femme et la rendait malheureuse ; elle mourut ; il témoigna sa douleur par une véritable folie ! il voulait ne plus revoir le jour; il s'enferma dans la chambre où la pauvre femme avait rendu le dernier soupir, et il fit mettre son cœur à l'esprit de vin...

— Quelle horreur 1 interrompit Valérie.

— Je comprendrais mieux qu'il l'eût fait réduire en cendres, dit madame Saget.

- Je l'ai vu dans cette chambre 4 reprit Alfred ; il y causait, il y d or in ait fort bien,

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