‹ Clémentine et FéliseChapitre 12 sur 13 · I.E M\i\\ DE LA.MOHTK · texte numérisé non relu

I.E M\i\\ DE LA.MOHTK

quand sa première douleur fut apaisée; moi, j'y serais mort; oui, j'y serais mort, en présence de ce buste qui semblait vivant, de cette chevelure coupée dans le cercueil, de ces vêtements, de ces mille riens qui rappelaient une femme aimée et perdue pour jamais. Il faut être arrivé à une monstrueuse insensibilité, pour avoir

un sourire sur les lèvres, un éclair de joie,.

, I dans le cœur, au milieu de ces tristes dépouilles. Au bout de quelques mois, mon ami était blasé sur tout cela, et il s'endormait fort content sur le lit où sa femme était morte, en regardant la pendule qui avait marqué sa dernière heure. Un an plus tard, il se remaria, et fil mettre au fond d'une armoire toutes ses reliques; de tout ce qui avait appartenu à la défunte,

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il ne garda que les diamants , pour sa nouvelle épouse. Je ne dis pas que ce soit là l'histoire de M. de Chamroger; mais lui aussi avait arboré le deuil pour toute sa vie, et dans un mois vous 1 épousez...

Valérie était devenue pensive; elle sentait vaguement qu'il y avait quelque chose devrai dans tout cela, et, pour la première Aibis, elle s'inquiéta des regrets que M. de Chamroger avait nourris depuis si longtemps. Madame Saget dit avec une sorte d'indignation :

— Monsieur , vous calomniez des sentiments que vous ne comprenez pas.

Alfred sentit qu'il était allé trop loin, et, tachant de reprendre un peu de sang-

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