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I. — Climats insulaires et cotiers humides

Les climats humides présentent de grandes différences sous le rapport de la température et se partagent en climats chauds et en climats frais (1).

1° Climats insulaires et cô tiers humides à température très

élevée.

Madère. — Parmi les climats insulaires et côtiers humides et chauds, l'île de Madère est le plus généralement connue ; la description en a été faite par Renton, Clark, Miltermaier, Lund , Grabham etGoldschmidt. Les îles Madère sont situées entre le 32"et le 34° degré de latitude nord et le 16'' et le W degré de longitude ouest; mais en parlant de Madère onnesonge ordinairementqu'à la ville principale, Funchal. La température moyenne de l'hiver est de près de 17° C; la plus basse température de la nuit est à peine au-dessous de 9° C. ; les plus fortes cha-

(I) Nous indiquerons les degrés en degrés centigrades et les mesures en mètres.

leurs de Tété dépassent rarement 30° C. L'humidité atmosphérique y est toujours considérable, mais exposée à des variations subites par l'influence des vents. D'après Walshe, les objets d'acier s'y rouillent et la chaussure moisit. Il y pleut principalement en hiver; de novembre à mai on compte en moyenne soixante-seize jours de pluie. Les vents n'y sont pas rares et sont souvent très violents; de 7 à 9 heures du matin il y a cependant une accalmie; de 9 à 4 heures on a le vent de la mer et plus tard, dans la soirée, le vent qui descend des ravins. Le « Leste », vent sec et désagréable, venant du sud-sud-est, est rare en plein hiver; c'est plutôt en mars et avril qu'il se fait sentir; l'air est sans nulle poussière et contient une quantité considérable d'ozone (Goldschmidt).

Cg climat est sédatif ; pour bien des malades il est accablant ; l'irrilation de la toux se calme d'une manière frappante; par contre, on constate beaucoup de dispositions à la diarrhée et h l'inappétence.

Nos observations propres se bornent à vingt-huit cas ; dans trois cas de catarrhe chronique du larynx, le résultat fut heureux; sur huit malades atteints de catarrhe bronchique, sept obtinrent de bons résultats, et le huitième fut pris d'une diarrhée chronique qui dura longtemps et l'affaiblit beaucoup. Les dix-sept autres malades étaient des phtisiques, dont trois au premier degré; un résultat fut bon, un autre incertain et le troisième malheureux; sur sept cas au deuxième degré il y eut trois bons et quatre mauvais résultats; chez les sept malades au troisième degré, j'obtins les résultats suivants : trois favorables, deux indécis et deux mauvais. Sur vingt malades que l'hôpital destiné aux phtisiques de Brompton envoya à Madère, trois revinrent en meilleur état, seize devinrent plus souffrants et un dernier mourut. Williams père et fils constatèrent de l'amélioration sur 53 p. 100 de leurs malades, aucun changement sur 14, 28 p. 100, et de l'aggravation sur 34,29 p. 100; ces résultats sont au-dessous de ceux

qu'ils avaient obtenus à la Riviera. Le séjour de Madère est sans nul doute très efficace dans les catarrhes chroniques du larynx et des bronches, accompagnés de toux quinteuse, et dans l'emphysème avec expectoration légère ; son effet est douteux dans la phtisie proprement dite; il y a cependant des cas où l'on peut préférer Madère et même en attendre un résultat relatif, par exemple dans les cas avancés et accompagnés d'une toux fatigante et chez les sujets à constitution éréthique. Il est plusieurs points à prendre en considération ; la facilité à supporter le voyage sur mer, la possibilité de s'éloigner du pays natal, la présence d'une toux sèche ou une disposition aux bronchites provoquée par chaque changement de température ; la nécessité pour le malade de confort et de chaleur; il faut aussi prévoir que la végétation des tropiques produit un effet favorable sur le -moral; enfin les malades ne doivent pas être prédisposés à la diarrhée. Dans la plupart des cas il faut passer plusieurs hivers à Madère et rechercher avec prudence un séjour frais pour l'été, soit en dehors de l'île, soit dans l'île même, à Comacha, station d'été située à 770 mètres, qui ne vaut cependant pas les stations des Alpes et des Andes, au point de vue climatérique. Outre les médecins anglais et portugais, il y a ordinairement aussi des médecins allemands à Funchal; les docteurs Grabham, Goldschmidt et Langhans s'y trouvent actuellement.

Iles Canaries, TénériiTe. — Le clîmat dcs îles Canaries est semblable à celui de Madère; situées entre 27°, 49 0129°, 46 de latitude nord et de 13°, 2 à 18°, 13 de longitude ouest, elles ont encore moins de pluie en été et en automne et plus en hiver et au printemps. On y rencontre naturellement de très grandes différences climatériques, en raison de l'élévation considérable de leurs montagnes volcaniques, et suivant le degré d'altitude et le point géographique. C'est là un avantage. Ces îles, et surtout Ténériffe, pourraient être utilisées comme stations cHmatériques, aussi

bien que Madère; elles ont les mêmes désavantages, mais elles conviennent néanmoins à certaines constitutions, à certains tempéraments, car suivant A. de Ilumboldt, aucun séjour ne semble plus propre à cbasser la mélancolie et à rendre le calme à une âme douloureusement éprouvée, que celui de Madère et de Ténéritîe. Sur trois malades de ma connaissance (catarrhe chronique et emphysème), deux ont obtenu des résultats très satisfaisants, tandis que le troisième est mort de la fièvre. Sur quatre phtisiques au premier degré et au commencement du deuxième, deux ont éprouvé de l'amélioration et deux sont devenus plus malades, surtout par suite de troubles digestifs; le séjour de Santa-Gruz fut favorable à deux hommes dont le moral était profondément déprimé. C'est sur le sommet de Ténériffe que Marcel a fait ses recherches intéressantes sur le climat des hauteurs [Proccedings of the Royal Society^ 1879). Le meilleur moment pour le séjour de Ténérifîe est de fin octobre au commencement de mai. A Santa-Cruz, rinstallation est à peine supportable.

Lies Açores. — Lcs Açores sout aussi un groupe d'îles volcaniques situées entre 36%59 et 39", 54 de latitude nord et 31%7 et25%l de longitude ouest. Elles appartiennent au Portugal; leur température est plus basse que celle de Madère, mais à part cela le climat est analogue. D'après les communications de plusieurs hommes intelligents qui ont séjourné longtemps à Flores, Tereira, Pico et Santo Miquel, le climat est fort agréable; il fut, pour ces observateurs, moins accablant que celui de Madère; l'un d'eux n'échappa cependant pas à la diarrhée. Le manque d'installation est un obstacle à l'utilisation climatérique de ces îles; le peu d'intelligence des habitants, joint à des idées religieuses très bornées, fait désirer un progrès dans leur civilisation. La meilleure époque est la même que pour Madère et Ténéritîe.

Ceyian. — L'île de Ceylan est située entre 5°, 56 et 9", 5 de latitude nord et de 80° à 82" de longitude ouest. Elle peut être

nientionnée ici, parce que sa partie Ouest, qui est exposée au mousson du Sud-Ouest, a le même climat que la côte de Malabar. Nous connaissons des négociants prédisposés à la phtisie héréditaire, mais chez lesquels la maladie n'était pas encore déclarée : ils se sont rendus à Ceylan, qu'ils habitent depuis des années, et ont été épargnés par la maladie. Lorsque la phtisie est déclarée, le séjour est défavorable.

Iles Saudwich. — Au même groupe appartiennent encore les îles Sandwich, situées entre le 10", 5 et le 22", 2 de lat. Nord et du 154", 4 jusqu'au 160", 4 de long. Ouest; la plus connue de ces îles est Hawaï. L'altitude de ses montagnes volcaniques, de 2,000 à 4,000 mètres, permet d'espérer que l'on y découvrira des points dont la médecine pourra tirer parti. Le climat des points habités est uniformément humide et chaud, mais ne peut encore être indiqué aux. malades parce que le pays n'offre pas de ressources médicales; plusieurs de nos correspondants se sont plaints d'abattement, d'inappétence et de dispositions à la diarrhée.

Indes Occidentales. — LcS grOUpCS d'îlcS qui SC trOUVCUt

à l'Est de l'Amérique centrale, et que l'on réunit sous le nom d'Indes occidentales, s'étendent du 10" au 27" de lat. iNord. Elles offrent, il est vrai, de grandes dissemblances climatériques dans leurs différentes parties, mais elles ont, en général, le caractère du climat chaud avec une humidité variable, de sorte qu'à certaines époques, on peut les compter parmi les climats d'une sécheresse moyenne; dans leur ensemble, cependant, elles doivent appartenir à la division des climats chauds et humides. La division des saisons y est semblable à celle des tropiques ; elles se confondent en deux périodes : l'une, lorride et pluvieuse, comprenant les mois de juillet, août, septembre et octobre; novembre est un mois de transition qui correspond à notre automne; puis survient la période de fraîcheur, comparativement sèche, c'est-à-dire pendant laquelle il ne pleut pas beau-

Wi'.BER. — Climatothérapie. 7

coup, mais oii rimmidité atmosphérique est toujours assez forte ; cette période dure du mois de décembre au mois de mai ; juin est le mois de transition entre la période de fraîcheur et la période torride. 11 n'en est pas ainsi dans toutes les îles; îi la Jamaïque, par exemple, il y a deux saisons de pluie ; la première, du mois de niai au mois d'août, la seconde en octobre et en novembre. La température y est très égale ; la moyenne annuelle se tient un peu au-dessus de 24° C. aux Barbades et un peu au-dessus de 26" G. à Santa-Cruz. La moyenne de toutes les stations des Antilles approche de 26° C. ; celle de l'hiver reste à peu près de 24° G., celle de l'été de 27°, 6 G. Les variations quotidiennes sont, en moyenne, pendant les mois les plus chauds, de 5°,5 G., et dans les mois les plus frais, de 7° G. Les vents sont parfois violents et les tourbillons n'y sont pas rares.

Bahama. — Les îlcs Baliama ont une température hivernale de 20 à 22° G. ; les vents y sont très changeants ; il y règne une disposition à la diarrhée, de sorte que leur séjour ne peut être recommandé qu'avec une grande prudence. Gependant, à côté de résultats défavorables il y en a aussi de bons, surtout dans les dispositions au catarrhe des bronches et du larynx; le séjour de ces îles est moins recommandable dans la phtisie.

ï^es Bermudes. — Ge qui vient d'être dit s'applique aussi aux Bermudes, qui sont un peu plus au Nord (32° de lat. Nord, et 64° de long. Ouest); leur climat est un printemps éternel.

lies îles Virginie. — Lesîlcs Virginie, Saint-Thomas, Saint- John, Virginie Gordaet Anegada, ont une température hivernale moyenne très élevée, 22; à 24° G. et souvent des vents violents; les maladies des organes digestifs y sont fréquentes, et la diarrhée chronique, que l'on y contracte facilement, persiste quelquefois même longtemps après que l'on a changé de climat. Elles ne conviennent pas aux phtisiques, mais, suivant

la constitution du malade, elles peuvent être conseillées dans les catarrhes du larynx et les affections rhumatismales.

Cuba. — Cuba a une température annuelle moyenne de 2o à 26° C, au Yoisinage de la mer; elle s'élève rarement, en été, au-dessus de 30° C. ; en hiver, elle s'abaisse rarement au-dessous de 14° C. ; dans les parties élevées de l'intérieur de l'île, cette température est de quelques degrés plus basse. J'ai eu l'occasion d'observer l'effet du climat sur quatre jeunes commerçants, atteints d'infiltration des sommets qui trouvèrent à se jjlacer à la Havane; chez deux d'entre eux, l'affection fut calmée au bout de deux et de trois ans; dans un cas, elle fit au contraire de rapides progrès ; le quatrième malade mourut de la fièvre jaune pendant la première année. Dans un cas de phtisie au deuxième degré, la maladie devint aiguë, de chronique qu'elle était, et le malade mourut au bout de sept semaines. Trois malades atteints de catarrhe chronique du larynx et de catarrhe de la trachée ont été guéris, un quatrième est mort de la fièvre ; dans plusieurs cas de rhumatisme chronique le résultat fut favorable. Jusqu'à présent, l'effet du séjour de Cuba peut être considéré comme douteux, d'autant plus qu'outre l'incertitude de l'influence climatérique, il y a le danger des fièvres.

JLa Jamaïque. — La Jamaïque, la plus grande des Antilles anglaises, est très chaude et absolument malsaine dans ses parties basses; mais dans les parties hautes et habitées, jusqu'à 900 et 1,200 mètres, les conditions de température et d'humidité sont plus favorables etl'air est pur de malaria. Théodore Williams décrit un cas très heureux [Influence of climate, 1877, page 84) de guérison chez un jeune médecin phtisique. Moi-même, je constatai un résultat heureux, annulé par un autre résultat malheureux. Le séjour de ces hauteurs fut encore d'un elfct très bienfaisant dans deux cas d'excitation nerveuse survenue à la suite de spéculations.

lia Barbade. — La Barbade est moins élevée à l'intérieur

que la Jamaïque, mais son climat est plus sain que celui des parties basses de cette île. R. H. Bakewell considère le séjour d'hiver dans cette île comme favorable aux phtisiques {P7'actition€r,\o\. XW, 1878); moi-même je ne connais que quatre cas au premier degré et un au début du second; dans deux de ces cas le résultat fut bon, dans deux autres la maladie fit des progrès, dans le dernier elle resta stationnaire avec amélioration de l'état général.

Il serait trop long de parler de toutes les autres îles, d'autant plus qu'il n'y a rien de particulier à dire sur aucune d'elles.

L.a Floride. — La presqu'île de la Floride, entre le 24° et le 31° de lat. Nord et le 80" et le 87° de long. Ouest, a pour ainsi dire le même climat que les Indes occidentales; elle est presque entièrement entourée par la mer et possède beaucoup de lacs intérieurs. Les fièvres y régnent en juillet, août et septembre; en dehors de ces trois mois elles sont rares. Depuis quelques années la- Floride est un séjour d'hiver, non seulement pour les phtisiques, mais encore pour tous les Américains du Nord, dont la santé exige un ciel plus doux.

Ciéor§:ie et Caroline du Sud. — La Géorgie et la Caroline du Sud sont dans les mêmes conditions que la Floride, mais moins chaudes parce qu'elles sont sous l'influence du continent.

Dans l'hémisphère Sud, dont la mer couvre une étendue bien plus grande que la terre ferme, il y a plusieurs groupes d'îles avec un climat humide et chaud, mais on ne peut pas en tirer parti comme stations climatériques. Ne citons que quelques exemples.

Iles de la Société, Tatti. — Les îlcs de la Société, dont la plus grande, Taïti, pourra dans l'avenir offrir quelques ressources climatériques, sont situées dans la partie méridionale de l'océan Pacifique entre le 16°, 11 et le 17°, 53 de lat. Sud et entre le 148° et le 151° de long. Ouest. On dit l'île de Taïti très belle, avec des montagnes de 2,000 et 2,600 mètres

de liauteur et la végélation des tropiques. La température annuelle moyenne est à peu près de 21° à 22° C. ; elle s'abaisse rarement au-dessous de 17° C, et s'élève rarement au-dessus de 26°C.; elle est donc très égale; l'humidité relative atteint de 80 à 90 p. 100. Ici aussi nous avons remarqué des troubles digestifs et des diarrhées opiniâtres chez les Européens qui font un séjour prolongé; aussi cette station climatérique ne peut-elle prendre une grande extension, quoiqu'il n'y ait jamais de phtisiques parmi les habitants.

Iles Touga ou des Amis. — Ce groupe, situé entre le 18° et le 23° de lat. Sud et le 173° et le 176° de long. Ouest, jouit aussi d'un climat doux, égal, assez humide, mais un peu plus frais que les îles de la Société. D'après les communications verbales d'un missionnaire, qui avait fait un assez long séjour à Vavao, l'état sanitaire y est assez bon, mais la disposition à la diarrhée et le manque d'appétit n'y sont pas rares; l'île n'est pas non plus' exemple de scrofule et de phtisie.

Iles Fidschi. — Les îles Fidschi (Feeje, Fidji, Fiji, Yiti), situées entre le 15°,3 et le 19°, 3 de lat. Sud et le 177° et le 178° de long. Ouest, se trouvent dans les mêmes conditions climatériques. La température la plus basse doit être environ del7°C. ; la plus élevée de 36° C. seulement. L'effet du climat sur les étrangers bien portants doit êtrebon, quoiqu'un peu accablant. Comme ces îles sont à présent sous la direction anglaise, il serait possible qu'elles pussent être utilisées plus tard au point de vue climatérique.

Tristan d'Acnniia. — On nous dépeint cc groupe, situé entre le 37° et le 38° de lat. Sud et le 1 2° de long. Ouest, comme particulièrement sain. L'île principale contient des rochers volcaniques d'une hauteur de 1,500 mètres. Un voyageur (W. C. Carter) nous a décrit le climat comme étant humide et égal, mais moins accablant et chaud que celui des îles Fidschi et Tonga ; ce voyageur y a été guéri, après un séjour prolongé, d'un catarrhe bronchique qu'il avait contracté à Melbourne.

Il se pourrait que ce groupe devînt une station climatérique de l'avenir.

Sainte-Hélène. — Sainte-Hélène (entre le 15" et le 16° de lat. Sud et le 5° et le 6° de long. Ouest), est souvent visitée par des malades Venant d'Angleterre et des colonies anglaises. La température annuelle moyenne indiquée est de 18° C; le maximum, de 21 à 22° C. ; le minimum, de 14° à 15°. Autant que les communications que j'ai reçues me permettent d'en juger, il me- paraît que les résultats, en ce qui concerne la phtisie, sont à peine meilleurs qu'à Madère, tandis que l'influence de Sainte-Hélène est plus satisfaisante dans le traitement de la cachexie paludéenne.

2° Climats insulaires et entiers humides à température

modérée.

La plupart des stations climatériques qui rentrent dans cette catégorie, se trouvent sur la côte Ouest et Nord-Ouest de l'Europe, où, sous l'influence du Gulf-Stream, les courants atmosphériques de l'Ouest, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest arrivent encore chauds et plus ou moins saturés d'humidité : sur les côtes, ces courants perdent une partie de leur chaleur et de leur humidité, sous forme de rosée.

Les phénomènes les plus remarquables sont : une différence relativement petite entre les saisons et entre le jour et la nuit; une atmosphère brumeuse et un ciel nuageux. Nous reviendrons sur ces détails dans l'examen des stations climatériques de la côte anglaise. Toutes les plages anglaises pourraient être rangées dans cette catégorie, mais leur effet général sur la santé nous force à les classer parmi les climats modérément humides. Nous ne parlerons ici que de quelques îles de la côte Ouest et du Nord de l'Ecosse qui, eu égard à leur degré de latitude, se distinguent par un climat excessivement doux et égal.

Ile de Bille. Rothesay. — Comme type, on peut considérer l'île de Bute et la yiile de Rothesay; cette île est la plus fréquentée, surtout par les Ecossais; elle offre de bonnes conditions hygiéniques et des hôtels couyenables. La mortalité y est très faible. L'île de Bute est située entre le oo" et le 56° de lat. ]Nord et le 5° et le 6° de long. Ouest, en face de l'embouchure du Firth of Cyde. Pendant dix-neuf ans d'observation, la température n'a jamais dépassé les limites de -j- 27° et de — 7° C. (Robert Thom). La température moyenne de l'année est d'environ 9° C; celle de l'hiver, un peu au-dessus de -]- 4° C. ; celle du printemps, de 8° C. ; de l'été, de 14°, 5 C. ; de l'automne, un peu au-dessus de -}- 9°. Le nombre des jours de pluie est d'environ 150, et la quantité moyenne de la pluie de 1,020 millimètres. Les brouillards sont relativement rares.

Iles nébrides, Orkney et Shetland. — LeS Hébrides et

les îles Orkney et Shetland, au .Nord-Ouest et ?Sord-Est de rÉcosse, ont un climat un peu plus froid, mais de même nature, et très doux pour leur degré de latitude.

nés Faroer, l§lande et Berjsren. — LeS lles FarÔCr, Islande

et quelques pjlages de la cote occidentale de la ?soru'ège, surtout Bergen, présentent les mêmes conditions climatériques, dues à l'inûuence du Gulf-Stream.

Marstrand. — L'île suédoîse de Marstraud, qui est en même temps une station climatérique et balnéaire, jouit aussi, en partie, des mêmes qualités climatériques. Dans l'hémisphère Sud, se trouvent divers groupes d'îles qui ont un climat frais, humide et égal. Mais, jusqu'à présent, on ne peut pas, ou seulement exceptionnellement, en tirer parti.

Iles Auckland et Faïkiand. — Lcs îles Auckland méritent d'être mentionnées; elles sont situées entre le 50° et le 51° de lat. Sud, au sud de la ^Nouvelle-Zélande ; ellesont une moyenne de température annuelle d'environ 1 1°C. ; les îles Falkland ont une moyenne de température d'environ 7°, 5 C.

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