‹ Clinique chirurgicaleChapitre 15 sur 76 · Langenbeck. Gazette hebdomadaire, décembre · texte numérisé non relu

Langenbeck. Gazette hebdomadaire, décembre

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se trouve pas la tète liiimérale, laquelle esl le plus souvent. ainsi que vous le savez, plus on moins déplacée eu a\aiit: aussi est-on ol)lij.;(' de recourir à d(^s incisions conipléineutaires. Le procédé de Langenbeck est meilleur, c'est un acheminement vers celui de Robert; tontcfois, il n'a pas tous l(>s avantages de ce dernier et conserve encore la plupart des inconvénients de celui de White.

b. Procédé de Sti'omrijer '. — C'est le plus mauvais de tous ceux à incision unique. On pratique à la partie postérieure de l'épaule uu(^ incision demi-circulaire à concavité antérieure, partant du bord postérieur d(> l'acroini(ni et descendant obliquement en bas et en dehors dans une étendue de 10 centimètres environ. Je ne lui reconnais qu'une seule iitilil('. celle de taciliter l'écoulement du pus. le malade ('tant couché sur le dos; par contre, l'incision coupe le nerf circontlexe pres([ue à son entrée dans le deltoïde, de sorte qu'on est à peu près certain qu'aucune fibre de ce muscle ne restera innervée.

11 y a vingt ans environ, sans connaître le procédé de Stromeyer, de mon côté, j'avais imaginé, en répétant sur le cadavre, l'opération de la résection que je devais pratiquer le lendemain, d'aller rechercdier la tète hnmérale au moyen tlune incision faite à la partie postérieure. Mais cette incision n'était ni verticale comme celle de White, ni demi-circulaire comme celle de Stromeyer, mais oblique en bas et en dehors, de façon à pénétrer dans un des interstices cellulaires du deltoïde sans intéresser ses fibres. Sur le cadavre, j'arrivai sans beaucoup de peine sur la tète de l'humérus, et j'avais été séduit par cette idée que, le malade étant couché sur le dos, le pus trouverait une issue facile par cette incision

1. Stromeyer. (iunshul fractures, Ijij D. Stromeyer. London, 1836, p. 120.

DE LA SCAPULALGIE. jo9

postérieure. Mais le lendemain, lorsque je voulus appliquer mon procédé en examinant à ce point de vue mon malade, je m'aperçus bien vite que je ne pourrais parvenir sans de grandes difficultés sur la tête de l'os, notablement portée en avant; je renonçai donc à mon innovation et recourus au procédé de Robert que je n'ai jamais abandonné depuis.

c. Procédé de Nélaton ^ — Pénétré de la nécessité de respecter le nerf circonflexe, Nélaton pénétrait dans l'articulation par une incision horizontale parallèle à la voûte acromio-claviculaire, suivant sa direction à un demi-centimètre au-dessous d'elle et s'étendant de l'apophyse coracoïde à 2 on 3 centimètres en avant de l'épine du scapulum. Il entrait donc dans l'article par sa partie supérieure.

Ce procédé a, selon moi, plusieurs inconvénients; d'abord, il fait de l'articulation une sorte de cul-de-sac ouvert par sa partie supérieure seulement, où se collecte le pus, ce qui force de recourir à des contre-ouvertures; de plus, il coupe toutes les iiisertions acromiales du deltoïde. Je sais bien qu'en ce point le muscle est plus fibreux que charnu; mais il n'en est pas moins séparé de ses attaches, et, pour tout le temps que durera la cicatrisation, c'està-dire plusieurs mois peut-être, ce qui doit l'affaiblir considérablement plus tard. Le nerf circonflexe est respecté et, par suite, le deltoïde reste innervé; cela est vrai, mais à quoi sert cette innervation, si le muscle s'atrophie !

Tel est pourtant le résultat que j'ai constaté chez le zouave dont je vous ai entretenu précédemment et dont la photographie représente très bien et la forme du membre et les fistules multiples dont étaient criblés les

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