‹ Clinique chirurgicaleChapitre 16 sur 76 · Nélaton, Thèse de Péan. Paris, 1860, p · texte numérisé non relu

Nélaton, Thèse de Péan. Paris, 1860, p

IGO CLINIQIK CHIUl'U(;ir,ALK.

creux sus et sous-elavieulaires. Je suis convaincu que ce procédé défectueux ne suivivra pas à son auteur.

Procédé d'Ollirr. — Il consiste, après avoir reconnu l'interstice qui sé[)are le grand pectoral du deltoïde, à Tinciser, en rejetant la veine céplialiciue, et à attaquer la capsule par sa partie interne et antérieure. Ce procédé, qui n'a aucun avantage sérieux sur celui de Robert, a le grand inconvéuient de rendre l'opération très laborieuse à cause de la difficulté de maintenir et de rejeter en arrière pendant toute sa durée le faisceau interne du deltoïde qui tend toujours à revenir en avant et à recouvrir l'incision profonde faite à la capsule. Je partage donc l'avis de notre collègue lorsqu'il dit que, sur des cadavres de sujets jeunes, il donne un très beau résultat d'amphithéâtre; mais, nous l'avons déjà vu. autre chose est d'opérer sur le vivant ou sur le cadavre.

d. Procédé de Robert \ — C'est le procédé par excellence, celui qui répond le mieux aux deux conditions exposées en commençant cette discussion. C'est à tort (ju'il a été attribué à Malgaigne : il se peut que ce dernier auteur en ait publié la première description, mais l'idée première en revient à lîobert qui, de plus, le mit le premier à exécution sur le vivant. Il le faisait d'ailleurs depuis longtemps répéter aux élèves dans ses cours de l'école pratique quand parut le manuel de Malgaigne.

Du reste, Malgaigne n'hésite pas à lui donner la préférence sur tous les autres ; peut-être l'orgueil paternel entre-t-il pour quelque chose dans cette appréciation, car il le décrit comme sien. Quoi qu'il en soit, il est évident que ce procédé a sur tous les autres l'avantage : 1° de laisser la plus grande partie du deltoïde en communi-

Page 1