L. IL
16% MALADIES DE LAUTÊÈTE.
perte: d'anepartie des facultés de ‘la mémoires c'ést-ä-dire que: les:individus; atteints de'ces altérations ; ne peuvent conserver -facilement'le:souvenir des noms ou des:choses dont ils:ne font:pas unusage habituel; tels\queidés noms propres des individus üwdecertainsobjets, et surtout des noms très-comM posés. éono eo sl to sditenobiotésrs Nous ne chercherons point à “expliquer june singularité aussi surprenante; mais les faits existent, ét il est impossible de les récuser. Nous:allons rapporter dans tous leurs détails les observa: tions dans Jesquelles ces derniers:phénomènes. se sont plus-particulièrement offerts à notre examen: .. Te Observation. Un jeune. homme de:2rrans avait reçu ; dans la‘terrible journée d'Æslingen, une balle-vers la tempe gauche; près. de l'orbite: Cette blessure qui, au moment où Je la vis; n'offrait plus que l'aspect d'une plaie fistuleuse;-avait donné lieu à des accidens.très-remarquables. L'œil gauche faisaitune forte saillie au-dehors; Jes:fonictions.visuelles en étaient totalement anéanties;la moitié du crane du même, côté était sensiblement plus voûtée: et,plus volumineuse qu'à.droite, et l'on apercevait, -vers la région. temporale , à la vue comme au toucher, un espace large d'un tra: vers dedoigt, s'étendant jusqu'à la suture médiane; et résultant évidemment de la désunion, des, 65 frontalier pariétal. 56 utile) à oder
- On trouve dans les auteurs un assez grand nombre d'exemples de l'écartement des os ou des su-
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Lure
tures du crâne, suivis dela mort presque toujours avant le neuvième jour de l'accident; mais je n’en connais pas d'aussi graves que celui.que je rapporte, et à R: suite. dE le malade ait autant suntécmie incl veéreodb 0357 si rz18 119108 0 Gelui-ci était en Agé ve tre LR l'usage de. sés sens et de presque toutes, les facultésde la vie de relation ; les organes de la. vie intériéure exécutaient Date ne fonctions avec assez Pp+ régur larité. | RTE 2 sl
. Toutes ces circonstances me ct Dre attentivement le lieu de la blessure : je sondai la plaie , et je crus découvrir la balle profondément située vers la fosse orbitaire. Elle fut en effet retirée après un léger débridement; elle était irréguliërement Lie et mobile, quoiqu'elle eut d'abord été ’enclavée dans l'épaisseur | de l'os. Le vide qui résulta de son extraction laissait sentir distinctement les pHsrtiqne du cerveau. Après cette:.opérration, qui fut faite en août, l'état du malade: Par rut s'améliorer; il se ja 2.0 chez lui un nouveau langage, à l'instar de celui des enfans,, lorsqu'ils commencent à balbutier.. Par exemple, il jexprimait les affirmatives par le. mot baba; les:négatives, par celui de lala; et lorsqu’ il avait quelques besoins , il prononçait féntetint les mots de dada ou.tata. Mais au commencement de, décembre, ayant été atteint d’une fièvre prppeomilé, il mourut presque tout à cou ‘ot
Le chirurgien français ) à qui j'avais confié h
direction dé l'hôpital; th mois avant, lorsque j'avais été obligé de révenir en France, eut l'extrême complaisance , d'après da recommandation quéje | lui en avais faité, én cas de mort dé ce militaire, . de m'en envoyer L tête dans un baril plein d’ane ser dé muriate süroxigéné dé mercure.
: La disséetion de cette tête, que je fis avec le phibgratd soin, proûvé Îles grandes réssources qué la nature peut déployer, même dans les cases plus fâcheux. La dure-mére était fortement adhérénté dans ses points de sutures; elle avait acquis
de Tépaisseur et de la botisiatati cé éruriér dans toute l'étendue de l’écartement dont j'ai parlé; br) éircénvolutions du cerveau étaient effacées dans | | x es points correspondans à à la fracture, et lès mém- | Peter qui recouvrdient cette portion cérébrale | étäicht également très-épaissies et adhérentes lune | % Maitre? Une oùverture existait à la partie dé los frontal, ‘située au-dessous du processus témporäl, étidérrière l'apophyse añguläire externe; le rebord dé’tétté ouverture, qui n'avait alors qué six ou sépt dignes de diamètre , était lisse et ‘arrondi. « sesridére ne; on en voyait partir une félure ticatrisée , primitiVément un rayon. dé fracture, qui #8 prolongeaît À un pouce Vers là bosse frontale du méme côté. Un travail d'ossification et dé tiértrisation | s'obéerVait de même dans les dén- Wires étartées du pariétal ét du frontal, ‘ainsi que dans les désordres qui existaient à \ la égion orbitaire de ‘ée dernier os; une lartie Tr qui
MALADIES (DE *LA. TÊTE. 165 avait été fracturée et déprimée par la balle, du côté de l'orbite, en comprimant le globé dé Jœil (ce qui Pavait déplacé et privé de ses fonctions visuelles), avait été rattachée au reste de l'os frontal par une substance membraneuse déjà ossifiée dans quelques points. Enfin le cr âne, maintenant déposé dans les collections de la Lacullé présente encore une augmentation considérable de volume dans toute la partie latérale gauche de cette boite, et une réduction ei bib dans le diamètre transversal de l'orbite du côté blessé.
Lorsque je réfléchis au mécanisme de J'écartément osseux extraordinaire qui a eu lieu Chez ce blessé, je ne puis m'en rendrecompte, qu’en supposant que la balle, ayant frappé , à la fin de sa force rectiligne, les points de réunion des os coronal, pariétal et sphénoiïde, a pénétré entre eux,:en rompant et déprimant vers l'orbite la plus fragile des trois portions, et en écartant à l'instant même les deux autres:encore, à raison de la résistance con- *sécutive opposée par la balle qui agissait dans leur intervalle comme un coin, l’écartement produit a- . til dû nécessairement augmenter, et se conserver jusqu’à l’époque assez reculée du RE NE et de l'extraction de ce projectile. Ge QUE
Si, par des essais prudens et modérés , on eût pu lextraire dans les premiers .momens ,':sans doute on aurait épargné de ‘beaucoup le travail organique qui s'était établi pour son évulsion : “mais d’un autre côté, m’avait-on pas a craindre ,
par ces tentatives, d’enfoncer le corps étranger avec les fragmens osseux dans le crâne, et de blesser le cerveau, ou d'exposer le malade à une hémorragie inquiétante des artéres temporales profondes ou de la méningée? Je pense donc que le parti le plus sage est celui qui a été pris. Du reste, on voit évidemment que la nature avait tout disposé, chez ce militaire, pour le conduire à la guérison, et qu'elle aurait eu lieu indubitablement sans la contagion dont il fut atteint. :
Ile Observation.—M. Derampan, Édouard, ex-officier de cavalerie, âgé d'environ 26 ans, fut frappé, en faisant des armes, le 2 mars 1817, d'un coup de fleuret ( dont la pointe s était rompue sur son plastron) à la région canine sauche, près de l'aile du nez, dans une direction oblique de bas en “haut et un peu de dehors en dedans. L’'instrument
pénétra, à la profondeur de trois pouces et demi, ‘dans la fosse nasale gauche, traversa la lame cri-
blée de l'ethmoïde, et entra, sans doute, de 8 à 9 lignes, dans la partie interne postérieure du lobe: antérieur gauche du cerveau, de manière à se rapprocher de la partie antérieure du corpscalleux. .. À l'instant de la blessure, une hémorragie trèsforte se manifesta; et il s'était formé probablement ‘un épanchement sanguin proportionné dans l'inté-
-rieur du-cràne, car un moment après, M. Deram-
; ) pan tomba en syncope, et perdit totalement
l'usage de ses sens, dont l'exercice ne s’est repro-
duit que d’une manière graduée et encore impar-
| MALADIES DELA MÊTE.
faite. La vue se rétablit en peu.de jours.dans,Fœil droit, le gauche en fut privé, pendant, plus, d'un mois; mais ensuite le malade vit les objets doubles. L’odorat, après, avoir, été totalement aboli, se: développa de nouveau au bout d'un certain temps dans la narine droite, et le blessé distinguait trèsbien de ce côté les liqueurs alcoholiques odorantes de celles inodores; cependant la perception des odeurs était encore moins active que du côté gauche. Le sens du goût fut également altéré, mais de telle manière que la moîtié droite de la Jangue percevait très-bien les saveurs, tandis que le côté gauche était privé de cette faculté : cet organe était aussi porté à droite, par opposition à l’hémiplégie qui existait du côté -droit; la commissure des lèvres était entraînée à gauche. L'ouie, abolie d'abord dans l'oreille du côté de la blessure, se rétablit par la suite. Tout le côté droit, frappé de paralysie, reprit insensiblement la plus grande partie de ses mouvemens. St:
La mémoire des noms substantifs qui ont de l’analogie avec les noms propres ; fut totalement éteinte, tandis que la mémoire des images et de tout ce qui est susceptible de description, resta dans l'intégrité la plus parfaite. Ainsi ; par exemple, le malade se rappelait très-bien la personne et les traits de M. Larrey, de qui il avait reçu .plusieurs fois des soins pour diverses maladies et blessures ; il le connaissait beaucoup ; il le voyait toujours sous ses yeux (expression du malade);
mais il n'a jamais pu ‘se rappeler son nom;'au point qu'il le distinguait par éélui dé M. Éditer y avait également oûblié les noms de ses prochestet de ses amis. Il ne pouvait aucunement se ressoüvenir des noms des diverses piècés qui composent Ice batterie d’un fusil, et pourtant il en on: rs bien la description.
L'aberration mentale , qui avait existé chez cet officier dans 1è premier temps, avait cessé; mais tout ce qui avait rapport à son amour-propré, à ses succès militaires, le jetait encore dans un ‘état. d’aliénation et de és EdIÉé profonde, tandis qi les conversations qui avaient trait à sa famille, ses parens ou à ses amis, lui rendaient le be exercice de ses facultés intellectuelles.
His Observation. Vers la fin delannée 1819, il s'est présenté à l'hôpital du Gros-Caillou, lenommé Maner, Louis, âgé de 24 ans, BHgadies des dragons fre même COrps ; portant une balle au côté externe du front, à énviron quatre ou cinq lignes du sourcil gauche, et dans le POI qui correspond à la ligne courbe de la région temporale. Cette balle, dont il avait été atteint à la bataille de Waterloo, le 18 juin de la même année, s'était enclavée dans l'épaisseur de l'os que nous avons désigné, après avoir pénétré, par la moitié au moins de sa sphère, dans [a cavité du crâne ; l'autre moitié se trouvait collée extérieurement à à la surface de Tos, mais de telle manière qu il n’a été possible, par aucun des moyens ordinaires, de
MALADIES DE LEA TÊTE. 169 déplacer ce corps étranger de: son chhtôn! OSseUXx , le blessé s'étant refusé d’ailleurs À Tapplication du trépan ; le'séul m moy en qui réstât de pouvoir frayet au projectile un passage assez étendu pour son “extraction. Enfin ce corps étranger est resté dans la même place et dans les mêmes rapports jusqu'au 28 ai 1854, époque à Taquelle ÿ j'eus occasion de revoir ce militaire, hlors sergent dans le 6° régiment dé la garde royale: j'en éxcepte néan- ‘moins une portion extérieure de la balle qui, par lés efforts tentés en 1815, sen ést déta- ‘chée. T ne restait alors dans cet endroit qu’ une petite plaie fistuleuse, que ce sous-officier entretenait bouchée au moyen d’un peu de charpie, “ét avec ce soin particulier et journalier, il n'avait céssé dé faire son service , et continuait de le faire ‘encore avec toute la PIÉCIION possible.
Cé coup ‘dé feu, reçu à une assez grande distance, fut suivi au premier instant de la chute du blessé, d'une syncope profonde et prolongée, avec pérte de connaissance et de l'usage de tous ses sens, de l'émission spontanée et involontaire de l'urine et des excrémens. À ces ‘accidens primitifs ‘succéda une hémorragie considérable qui se fit par la plaie, ét à laquelle il dut sans doute son retour à la vie. Néanmoins il résta sans sécours, avec beaucoup d'autres blessés français, sur le champ de bataille, pre de deux jours et de deux nuits. Ce ne fut qu à la fin de cette dernière ; journée qu'il fut ramassé, enlevé par un
170 MALADIES DE .LA TÊTE, habitant de Bruxelles et transporté dans. sa propre maison, où ce généreux citoyen lui, fit prodiguer tous. les secours que son état commandait, Le chirurgien qui fut appelé pour lui donner ses. soins
débrida la plaie, mais fit de vains efforts pour ex-
traire le corps. étranger ; au moyen de saignées, de | boissons dél ayantes, rafraichissantes, et d’un régime
convenable, il dissipa les symptômes de la compression qui existaient, caractérise PAF la pa- ‘eur et et une très-grande gène dans ioutes les fonctions, ainsi que ceux qui annonçaient déjà un travail inflammatoire dans toute la tête. Après quelques mois de ce traitement , le malade se trouvant en état dé marcher, fut évacué sur les hôpitaux de Paris, etc’estalors qu'ilentra dansmes salles. \ Les. ete locomotrices étaient affaiblies, et le pourtour de la plaie encore enflammé. Nous re-
connûmes très-évidemment que la balle, du calibre
des fusils anglais, d’un dixième plus forte que nos balles, se Fr réellement enclavée dans lé-
paisseur de l’os frontal, de manière à pénétrer au
moins par la moitié de son épaisseur dans la cavité
du crâne, ainsi que nous l'avons déjà observé. Dans CeL état, nous restämes convaincus que cette
portion ‘de Dlorb avait déprimé le point correspondant de la dure-mère, et la circonvolution sous-jacente du cerveau qui forme une saillie sur la partie latérale et externe du lobe antérieur, d'ou sont résultés s primitivement les accidens graves
MALADIES DE LA TÊTE. ‘71 que nous avons indiqués, lesquels se sont dissipés néanmoins graduellement et à un tel point que le sujet avait repris l'usage de toutes ses fonctions, ét qu'il était rentré dans le service actif militairé des troupes de l'infanterie. | SR EETO ,Ilne s’est manifesté depuis qu’une seule lésion dans les facultés intellectuelles, c’est la perte qu'il a éprouvée de la mémoire des noms substantifs; et personne ne put mieux analyser et apprécier la perte de cette faculté spéciale que ce jeune militaire, attendu qu'il était sous-officier-instructeur de sa compagnie. Aussi, dans la manœuvre du fusil, lorsqu'il avait donné l'explication de tous les Mouvemens qui la composent, et fait la description des pièces qui entrent dans la batterie de son arme, il était obligé de reprendre son livret pour retrouver et indiquer le nom de chacune de ces pièces. Ilen était de même pour les soldats de sa compagnie, qu'il distinguait très-bien par leur taille, Jeur forme, leur couleur ou le son de leur voix, mais dont il se rappelait difficilement les noms propres, et qu'il confondait souvent sous ce rap- -port les uns avec les autres. ë
Gette privation ou cette imperfection dans l'exercice de cette faculté a augmenté de'jour en jour, d'après ce que ce militaire nous a dit, tandis que les autres facultés ont paru s'être perfectionnées; ‘et le contraire a eu lieu à Pépoque de l'accident , quelque temps après, c'est-à-dire, que toutes les fonctions étaient troublées, et il avait peine à dis-
cerner les choses les plus simples. Il a été aussi à cette même époque privé assez long-tempsdela vue. .et de l’ouie du côté de la blessure, ‘et ‘très: gèné dans les fonctions DAC des Lente»
membres opposés. Fate 0 on Le sujet s'étant constamment refusé à-ce qu’on appliquât une couronne de trépan au point le plus favorable du pourtour du corps étranger, pour parvenir à le déplacer au moyen d’un lévier: de dedans en dehors, après lui avoir procuré un passage libre, nous n'avons pas cru devoir agir ‘avec trop-de force sur le fragment extérieur de cette balle, dans la crainte de le séparer de/la portion interne qui aurait pu s’enfoncer davantage dans la substance du cerveau, et nous avons préféré abandonner le travail d'expulsion aux seules ressources de la pature, avec d'autant plus de raison qu'ilne se présentait point d'accident qui commandât impérieusement cette extraction forcée. Chez'ce ‘jeune sujet comme chez le soldat russe du front duquel nous avons extrait un biscayen, et dont'il sera parlé. plus tard , les fibres osseuses, encore élastiques, n’ont été rompues qu'après avoir cédé longtemps à l’action du projectile. Revenues immédiatement après sur elles-mêmes, il a été d'autant moins possible: d'extraire, dans le cas qui nous -OCCUpe, CE Corps. étranger, qu'il S'est coupé dans son épaisseur de manière à embrasser fortement la portion de los perforée.. fi} Pensant qu'il fallait attendre que la nature nous
MALADIES DELA TÊTE. 173 eùt tracé une nouvelle indication ; ñoûs jugemes convenable de ronvo yes ce Dane à son is:
mental pvc j | HAT TIR NES
Depuis sa derniére sortie dé HO jasqu'au 10 novembre 1827 , je n'avais plus entendu pirler derce militaire; à cette dernière époque, j'appris par mon confrère, M. le docteur Cornac, médecin de l'hôpital, qu'un sous- officiér, portant une balle au front, venait de mourir dans ses salles, par suitetd'une phthisie pulmonaire, et que’si j'étais curieux d'ässister à l'ouverturé de son ph ; il devait la faire faire le lendémain. ra ‘Aù prémier aspect, j'eus duélgé péiné à rétoinaître la têté de mon jeune sergent; ilme fallut revoiret toucher la balle pour en être convaiticu. Sa physionomie était tout-à-fait changée, ét ses cheveux étaient devenus aussi blancs À or ceux ( Fan vieillard de soixante-dix ans. MCE » “Obligé dé respecter le cadavre de ce sujet, qui devait étré enterré avec quelque distinction, je ne pus Conserver sa tête tout entière ; je me ‘bornaï à en séparer la calotte du crâne , avec la précaution de faire porter la scie al HaGus du point lésé. Cette | section opérée, nous trouvames, Re 1° La dure-mère fortement adhérente à toute la Surfäcé intérne du crâne, et surtout du côté de Ja bléssurés cette membrane était aussi beaucoup HE épaisse et plus dense que dans Tétat naturel; 3° Une éxcaväation circulaire d'environ un pouce et demi de diamètre, sur quatre Ou cinq lignes de
profondeur, au sommet et un peu au côté temporal du lobe antérieur,et gauche du cerveau: Cette excavation était tapissée d'une membrane fine: Trougeàtre, qui nous à paru. être la continuation de la première. La portion ou la couche sous-jacente du Serveau était saine ainsi que tout le reste de l'encé-
phale ;. va a PAS RTNDS. Fe at Le pédicule de, la Tu sur la base FA on voyait les traces des vains efforts qu'on avait faits pour l’extraire, dépassait le. niveau dela périférie du crâne de quelques lignes, et le pourtour de louverture qui lui avait livré passage était usé.obliquement, de dehors.en dedans, par un travail, de vermouloure que. ‘la nature SLI avoir , préparé pour. favoriser l'extraction de, ce corps étranger; . AU Dans la cavité du crâne, et au point.correspondant a: la plaie, nous avons trouvé.:une éminence arrondie d'environ un pouce derlargeur et .de quatre. ou cinq lignes de saillié, formée par la réunion de trois ou quatre pe osseux unis ensemble par une soudure ge es par autant de lignes o11 cicatrices, L'on yoit évidemment que pe éminence osseuse est le r' ésultat de la fracture de l'os frontal dont la table interne avaitété brisée par éclats : la force du projectile ayant été amortie par cette résistance, il est resté enciavé :dans l’épaisseur de l'os et étroitement serré par l’action élastique des fibres osseuses. PU À UT Ilest bien. difficile, ce me pose ie pouyoirexpliquer les causes des phénomènes singuliers qui
MALADIES DE LA TÊTE, 175 se sont offerts chez ce militaire dans les différentes périodes de sa blessure. Cependant nous allons 'essayer de me connaître le miécanibmne"aerées causes. fc 20 OR HO S tete LISE
1°Les accidens dois sont survenus immédiatement api le coup de feu, prouvent qu une portion de la substance propre du cerveau a été instantané: ment arr dort sous l’action des fragmens osseux séparés du crâne par le choc du projectile; d'où sont résultés la chute du blessé, la perte de contiais: sance etsuccessivement celle de toutes lés fonctions dela vie de relation, notamment de l’actiôn musculaire des deux membres du côté opposé à la plaie: cette compression a été nécessairement’ ae: mentée pas l'épanchement sanguin qui a'dû être considérable, car malgré Pobtitration du ‘trou de l'os frontal fait par la balle,‘il y eut peu de temps après l'accident , par la plaie, uné hémorragie très-forte, Hibuelle concourut sans doute au ‘salut du blessé. Cette hémorrhagie né pouvait être fournie que e par lune. des artères éningées: qui ram pent entree cräne et.la dure-mère: En effet l'on ‘aperçoit encore sur. l'un des frâgmens osseux un très-gros sillon-formé par Fartère:qui avait été 4 bablement rompue à l'instant, de la ‘fracture * Néanmoins; après bien des orages , les pts de lacompression cessèrent;labsorption des fluides épanchés se fit graduellement; l inflammation se
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