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le quinquina en poudre dans une infusion darnica et de serpentaire de Virginie, avec ‘addition d éther sulfurique. Le lendemain, dix neuvième jour de Vaccident, le malade, qui jusqu alors était resté dans un état d assoupissement, reprit d usage
des ses sens, et alla, depuis cette PEU de mieux ‘en mieux. A, La plaie, vermeille et MD par Fr” Lee charnus, se LA à la cicatrisation, qui n'eut lieu cependant qu'après l’exfoliation ss plusieurs petites pièces osseuses, et d’une, entre autres, laquelle x comprenant ee deux tables de l'os ,
avait laissé un point de la dure-mère. à décou
vert. [à | F HA L'YLPUI 1: ME
Depuis notre retour de :5 nous avons eu
260 | MALADIES DE Eh) TÈTE.
occasion derevoir cet employé. Il jouissait d'une parfaite santé, mais il était resté chauve, et il avait presque totalement perdu la mémoire des noms “propres. Les autres fonctions mentales étaient intactes et paraissaient s'exercer avec précision. : | Ce fait singulier et la guérison sont deux choses dignes de remarque. Si, d’après l'opinion des auteurs et celle de beaucoup de médecins qui ont vu le malade, on avait spplqué le trépan, il y a tout lieu de croire qu il n’eüt pas survécu à cette opération. En effet il est probable que la duremère, qui sans doute était déjà enflammée dès le troisième jour de l'accident, se trouvant mise à découvert et irritée de nouveau par le trépan, aurait été promptement atteinte d'une affection gangreneuse. | “TI Observation.—M. Giraud, chef de bataillon du génie de l'ex-garde, dirigeant il travaux de l’explosion ‘d'une mine à Moscou, recut à la tête un gros éclat de pierre. L'un de ses angles tran- Chans coupa les KHBURenS de la partie supérieure et postérieure du crâne, et détermina une fracture à plusieurs rayons à l'angle postérieur du pariétal gauche et au, supérieur. Fe loccipital. La plaie avait environ deux pouces. et demi d'étendue. “ras | ‘Lie blessé n’était pas tombé sur le coup «1 n’avait point pérdu connaissance >; il n'avait éprouvé que des douleurs locales. Les fonctions mentales n'étaient pas altérées , et ilne s était manifesté au-
cun symptôme de compression au cerveau ni de paralysie aux membres :'une légere fièvre traumatique était survenue le troisième Jour. Cependant le trépan avait paru être le seul moyen dont. on pouvait espérer quelques avantages ; et déjà on avait formé quatre lambeaux irréguliers au lieu de la blessure et ruginé une portion du crâne, lorsque M. Ribes et moi nous füûmes consultés En raison du peu d'intensité des symptômes, nous Jugeàmes nécessaire de faire différer l'opération , de rapprocher même les quatre lambeaux, et après avoir lavé et abstergé la plaie, de la couvrir d’un linge fin fenêtré, trempé dans du vin chaud. Le pansement fut achevé simplement ,; et le malade fût mis à Vusage d'une limonade et de quelques potions antispasmodiques. | Les douleurs, l'irritation s'apaisèrent, et le blessé éprouva un mieux si marqué qu'on ne songea plus à l'opération du trépan. Plusieurs petites portions d’os du crâne s’exfolièrent par la suite, et peu de temps après la guérison eut lieu. La cicatrice qui en résulta était large, adhérente, et offrait, dans son centre, une ti: de AN assez considérable. Les fonctions cérébrales n ’ont éprouvé aucune altération, etce commandant] Jouissait d’une parfaite santé aprés la retraite de Russie. HI Observation. — Enfin je vais terminer les observations relatives à notre seconde proposition, | parl exposé du fait suivant, dontles détailsn'ont été communiqués ; pendant la Campagne d Autriche |
par M. Caizergues, chirurgien aide-major, en même temps. qu’il m'envoyait le crâne de l'individu. qi en fait le sujet. | Le 23 mars 1810, un soldat du 6r"° régiment d infanterie, ayant tiré, en jouant, sur Christophe Cros, l’un de ses camarades, dans l’intime persuasion que son arme n'était pas chargée, ce dernier fut renversé et sa tête traversée de part en part, du milieu du front au côté gauche de la nuque, par une longue portion de baguette qui avait été laissée par mégarde dans le fusil. Les deux extrémités de cette baguette, d’une égale épaiséeur , faisaient, à l'extérieur du crâne, une saillié d'environ deux pouces. Malgré cette grave blessure, Cros avait pu encore faire le voyage, de l'endroit où il fut frappé , à l'ambulance, éloignée de cinq quarts de lieue, en partie sur üne charrétte, et en partie à pied. Il n’y avait pas eu de saisnement de nez ni des oreilles, et aucune des fonctions de la vie de relation n’ayaient été dérangées pendant la route. Après quelques essais pour extraire le corps étranger par sa portion correspondante au front, un.seul fragment d'environ cinq pouces de longueur suivit la tenaille dont on se servait :on s’aperçut par la cassure que ce qui se nomme une paille avait été la seule cause de cette rupture, On essaya ensuite, mais en vain, d’arrachér la portion qui restait dans le crâne par le fragment postérieur, et1l paraît qu’on avait, à cet effet, employé. les tenailles les plus fortes et fait les plus
MALADIES DE LA TÔTE. 4 grands efforts, car ce fragment est courbé et marqué par les instrumens. Enfin on imagina, dans l'intention de le dégager ou de le déplacer plus facilement, d'appliquer une couronne de trépan le plus près possible du point du crâne où la baguette faisait saillie. Contre tous les préceptes de l'art et maloré le danger d’une telle opération, elle fut pratiquée sur le bord du trou occipital, et à quelques lignes du trou condyloïdien postérieur. Il a donc fallu couper la couche épaisse des muscles trapeze, splénius, grand complexus, des vaisseaux et.des nerfs, pour arriver à l'os. M. Caizergues n’a pas parlé des difficultés qu’on a dù nécessairement rencontrer, ni des phénomènes qui se sont offerts pendant et après l'opération; il a dit seulement qu'elle devint inutile et qu’on fut obligé de renoncer à l'extraction de la baguette. IL a fait néanmoins remarquer que ce militaire, qui succomba le 25, deux jours après sa blessure, avait supporté l’opération avec le plus grand courage, et qu'il n'avait pas même perdu connaissance.
L’autopsie ‘cadavérique fit connaître la véritable marche de la baguette et les parties qu’elle avait lésées. L'os frontals’est trouvé percé, entreses deux sinus , d’une ouverture de forme ronde, sans fracture, et à peu près du diamètre de la baguette, laquelle s'était d’abord dirigée horizontalemententre les deux hémispheres du cerveau sans les léser, et endéchirant seulement la pointe de la faux. Le fer s'était introduit ensuite dans le corps du sphé-
noïde, sous le trou optique gauche; il avait continué sa marche dans l'épaisseur de cet os, dans la pointe du rocher et dans la portion cunéiforme de l'occipital, en s'inclinant vers l’apophyse condyloide gauche de cet os, qu'il avait traversée à sa base, enfin il s'était fait. jour par le trou GOHATIeR dien postérieur. Ù
Dans tout ce trajet, la baguette n’avait lésé aucun organe important. Elle n'avait atteint aucun des lobes de l'hémisphère du cerveau ; elle avait glissé sous l’artère carotide et le sinus caverneux sans les percer, et se trouvait même séparée de ce sinus par une lame osseuse qu’elle avait à peine détachéetdu corps du sphénoïde; enfin elle se trouvait assez Join de la troisième paire de nerfs et de la jugulaire | interne.
La résistance des parties osseuses, leur élasticité, l’anéantissement de la puissance projectile ont arrêté la marche de ce corps étranger qui est resté enclavé dans une grande partie du trajet osseux qu'il a parcouru. |
L'examen du crâne de ce soldat amène matutel: lement deux questions : 1° Que serait devenu ce malheureux blessé si on l’eût abandonné aux seules ressources de la nature, en lui donnant toutefois les. soins relatifs à son étal Sa mort paraissait inévitable; mais à quelle époque serait-elle survenue? Nous ne pourrions l'indiquer, n’ayant pas vu: le blessé, et n'ayant pu savoir par conséquent jusqu’à quel point ses fonctions organiques et cérébrales
étaient compromises. Cette recherche parait avoir été totalement néoligée. Cependant si nous nous en rapportons à ao de tout symptôme sérieux et à l'intégrité qui parait avoir eu lieu dans les fonctions de l’intellect, des sens et de la loco motion, puisque Cros put encore, après l'accident, penser et agir si librement qu'il fit une partie du chemin à pied, et qu'il suppliait qu’on lui laissât à demeure la baguette, motivant sa prière sur le peu de souffrance et de malaise qu’il en éprouvait, nous pensons qu'on devait au moins différer l'opération jusqu'à une époque qui parüt la réclamer plus impérieusement. 2° Quel avantage pouvait - où d'ailleurs en retirer, en supposant même qu'elle eùt pu se faire sans danger? Puisque les moyens qu’on avait déjà essayés Poux extraire la baguette
tels que les tenailles, etc., n'avaient point suffi, le trépan ne pouvait ajouter à l'efficacité de cesmoyens; il était donc inutile. Mais outre que son application dans le point le plus profond de la région occipitale était difficile, peut-être a-t-elle été pernicieuse à l'individu. Le cervelet a dû étre lésé par les dents de la a 4 ou tout au moins la dure-mére; car la portion de los trépané offre, dans son épaisseur, une différence trèssensible sur les divers points de l'ouverture, et lon sait que les lésions du cervelet sont trèsdangereuses. C’est donc avec raison que les auteurs défendent d’outre-passer, dans l'application du trépan au crâne, la ligne circulaire qui distin-
pue la calotte de la base. Le. corps étranger.devait être d'ailleurs, en cette circonstance, moins dangereux par sa présence qué par le désordre qu'il était supposé avoir produit dans l'intérieur du:crâne, et l'ouverture du cadavre a prouvé en effet qu'il aurait pu y rester plus ou moins de temps sans faire mourir l'individu, puisqu'il n’y avait pas d’organe lésé. Cet exemple justifie l'aphorisme du divin vieillard : Zxperimentum periculosum, judicium difficile. | |
L'observation que nous avons tome au cCabinet d'histoire naturelle de la ville de Koœnisberg, dans la Vieille-Prusse, sur une blessure au crâne dont fut atteint un chevalier teutonique, semble justifier nos réflexions sur le fait précédent. Ce chevalier avait reçu au front un coup de javeline dont la pointe s'était rompue dans le crâne et y était restée l’espace de quatorze ans, sans qu il eut été privé de ses fonctions. Après ce laps de temps un dépôt se forma au bas de la région frontale, dans lequel la pointe de larme se manifesta; on en fit. l'extraction avec facilité, et elle SL suivie, de la guérison du sujet. st ol
Troisième proposition. — Faire connaître ce qu'il convient de faire dans le cas de hernie du cerveau. +: | |
Avant d'aborder cette proposition, une e question importante, mais bien difficilearésoudre, seprésente naturellement : Quelle est la cause qui peut.produire la hernie du cerveau à travers une ouverture
MAÂLADIES DE LA: TÈTE. 967 faite au crâne ; soit par une cause vulnérante quelconque, soit par suite de l'opération du trépan? Sans prétendre en donner une solution parfaite, j'essaierai néanmoins d’en présenter une qui con+ duise sur le chemin de la vérité. |
Ainsi que nous avons pu lobserver sur ut grand nombre d'individus, l'irritation qui se con: centre dans la portion du cerveau correspondant à l’ouverture du crâne , peut dépendre autant du contact de l'air extérieur que de la présence des corps étrangers. L’encéphale, traversé en tout sens par des faisceaux innombrables de ramuscules artériels ; doit éprouver un mouvement spontané d'expansion, dont les efféts deviennent d’autant plus. sensibles que les parois du crâne n'offrent pas une égalé résistance dans tous les points de sa cavité. Ainsi, lorsqu'une portion de cette paroi osseuse vient à manquer, le point correspondant du cerveau ne trouvant plus de résistance, cède à l'impulsion et à la dilatation de ses propres vais- seaux; cette portion se tuméfie, s'échappe par cette ouverture, et produit immédiatement la hernie. Ensuite cette exubérance s'accroît, et forme au: déhorsune tumeur plusoumoins volumineuse, dans laquelle se développent des phénomènes d’érectilité vitale qu’on n’observe pas dans l’état sain. La compression exercée sur ces tumeurs cérébrales détermine ‘un sentiment de gêne dans toute la circonférence de la plaie; et si on continue la pression , le malade éprouve des nausées, des pandicu-
Jations ; les fonctions sensitives sont troubiétss et la syncope survient.
Si l’on coupe la tumeur, le même point fournit | une nouvelle exubérance, qui, coupée de nouveau, se reproduit encore. D'ailleurs ces excisions ne se feraient pas sans amener des accidens fort graves, suivis de la mort. Nous en avons eu un exemple à l'armée de Saxe en 1813. En visitant l'hôpital de Jarsenal, à Dresde, je vis un de nos blessés, que l'on venait de panser, mourir en quelques minutes dans des convulsions horribles.
Nous apprimes, et la levée de l'appareil nous le fit vérifier, que, conformément aux préceptes des auteurs, le chirurgien avait cru devoir retranchéer une portion assez considérable du cerveau, qui faisait hernie à travers une ouverture d’un demipouce environ de diamètre, laquelle résultait de extraction d’une esquille. Pendant l'opération, il n’y avait eu d'autre accident qu’une légère syncope, précédée d’envies de vomir et de baïllemens fréquens.
Les auteurs ont aussi conseillé de comprimer ces tumeurs, et quelques- uns ont proposé, à cet effet, des lames de plomb. Cette méthode, ainsi que l'application des liqueurs alcoholiques et astringentes, peuvent déterminer des accidens, en augmentant l'irritation et en troublant l'exercice des propriétés vitales de la portion du cerveau avec laquelle elles sont en contact. fi
Quelle doit donc être la PER du. chirurgien
danslecasd’encéphalocèleforméàtraversunedéperdition de substance accidentelle aux os du crâne? Il importe d'abord d’observer que la hernie volumineuse du cerveau est l’un des accidens les plus fâcheux qui accompagnent les plaies de tête, et qu'il est rare que les individus qui en sont atteints y survivent. Le développement de ces hernies supposeune exaltation extrême de l’ irritabilité de la pie-mère, des vaisseaux cérébraux, et une inflammation profonde dans l'organe même de lencéphale, auxquelles il est difficile, pour ne pas dire impossible, de‘remédier. Encore les moyens ordinaires que l'on conseille pour les réprimer, loin d'être favorables à leur rentrée, ne font que développer les causes de ces exubérances. Nous avons vu périr tous les blessés pour lesquels on avait mis cesmoyensen usage : un seul, chez quilahernie était peu volumineuse, et pour lequel le traitement fut dirigé de la manière simple dont nous allons parler, échappa aux: accidens que nous avons décrits; la tumeur rentra graduellement, et le malade fut conduit à la guérison. : | | Ce traitement consiste à appliquer sur, " portion cérébrale sortie un linge fin fenêtré, trempé dans de l’huile: de camomille légèrement camphrée, et à porter principalement ses vues sur les causes d’excitation intérieure et d'irritation mécanique externe. Dans cette intention il faut. faire , avec les précautions conyenables , et autant que possible, l'extraction de tous. les corps étrangers;
préserver les parties: Jésées du contact: de l'air éxtérieur, et prescrire un régime antiphlogistique ;'ene fin faire le PaUSenIeNE avec D vtt à de douceur, ‘et de maniere que l'appareil n’exerce aucune éspèce de pression sur les parties srasiblés! +: ni Lorsque l’'encéphalocèle est susceptible dé réduttion , la nature, ainsi favorisée, l’opère graduèllement} et la portion du cerveau rentré én entier dans l’intérieur du crâne, à l'instar de Pé- piploon, qui s'est’ Pre par uné “plaie du
| din dun. à 1e RENNES * Quatrième‘ proposition — Quelles’ does les
causes des pi au foie, à Ja suite des pére de
tête? AD PMR RAA PAR TONER DIE D
“On a successivement créé "un “ads hotte Eybrhéses ‘pour expliquer les causes des abcès au foie à la suite des plaies de tête, ét les rappôrts ‘sympathiques que lon a cru exister entre lé cerveau et l'organe hépatique : elles-ont été plus ‘où moins accréditées, selon le temps ou la éélébrité de leurs auteurs. Je ne chercherai point à combattre celles qui ont été déjà l'objet des ‘discussions! de l'ancienne académie de chirurgie et! des auteurs, je ferai seulement quelques réflé bris sur l'opinion qui, de nos jours, ess être e là piaR généraletsént Rp | 4 PE
‘L'auteur célèbre qui l'a i imaginéé rapporté lés causes de la formation de ces ar à la percussion directe ou indirecte que le foie a reçué, én même ‘temps que la cause vulnérante a imprimées plais
MALADIES DE LA ‘TÊTE. 271 sur la’ tête : pour appuyer cettesassertion, l'auteur dit:e que ces plaies, produites par la percussion immédiate sur le crâne, dans lesquelles la commotion est bornée au cerveau et ne s'étend pas aux autres viscéres, ne sont point compliquées d’abcès a foie; preuve évidente que c’est à l'ébranlementsis multané du foie et du cerveau quil faut attribuer la connexion qui-existe entre les maladies dé ces deux organes. ( Vosographie chir., 4° édition, 1815}. » Cette explication est accompagnée de plusieurs observations et d'expériences faites sur une quarantaine de cadavres. : ut
Nousnous bornerons aux remarques suivantes:
1° Toutes les observations que cite l’auteur ne nous paraissent pas avoir un rapport exactavec les lésions du crâne, du moins dans le sens de fa véritable question. Les sujets des deux premières:sont morts douze ou quinze heurés après l'accident, et c'est pendant la chute violente qu'ils avaient faite d’un lieu extrêmement élevé, que le corps de ces individus ayant porté par hasard sur l'hypocondre droit, le foie, viscère friable"et dense, a éprouvé une telle pression qu’il a dù nécessairement se rompre et se dilacérer dans une étendue plus ou moins profonde, tandis que les tésumens du thorax et du bas-ventre ont pu rester'intacts. Ce phénomène est semblable à celui que le boulet, à la fin de’sa course, produit sur les parties molles etarrondies qu'il touche; il en serait de même de la roue d'une voiture qui passerait sur les mêmes
parties : mais ces désordres au foie peuvent avoir lieu, dans le cas de chute des individus, sans qu'il y ait la moindre altération au crâne ni au cerveau; c'est ce que nous avons observé plusieurs fois, et la lésion, soit du foie, soit de l'organe cérébral, quoique produite par des causes analogues, peut très-bien exister séparèment. En voici un exemple: Le 13 février 1817, un domestique fut transporté à l'hôpital militaire du Gros-Caillou, pour une chute violente qu'il avait faite de son cheval dans les fossés du Champ-de-Mars. Le poids du corps avait principalement porté sur l’hypocondre droit. Cet homme mourut peu d'heures après son entrée à l'hôpital. A ouverture du cadavre, que nous fimés le surlendemain , nous trouvames les tégumens de toute la surface du corps intacts, le bas-ventre ballonné, l'hypocondre droit beaucoup plus élevé que le gauche : un épanchement d'environ deux livres de sang noir bilieux s'était fait dans la cavité abdominale; tous les viscères flottans -dans cette cavité étaient enflammés; deux crevasses s’observaient à la face concave du foie, dont la masse totale était réduite de volume; le tissu des côtes correspondantes, ramolli, se brisait au moindre effort; les muscles intercostaux et le côté droit du diaphragme étaient ecchymosés. Il est évident que la cause de la mort presque subite qui a eu lieu, doit être attribuée à la dilacération du foie, accident toujours mortel, sil ya CormrHunicaton® avec la cavité péritonéale. | | |
2° Les expériences faites sur les cadavres ne nous paraissent pas mieux éclairer la question. D’abord, peut-on spphques aux corps vivans les causes ai phénomènes qu’on observe sur des Corps inanimés? et que penser d’ailleurs sur le concours de causes qui altèrent simultanément le foie etle.
cerveau, lorsque, dans maintes circonstances, à
l’occasion de chutes violentes suivies plus ou moins promptement de la mort des sujets qui les avaient éprouvées, nous avons trouvé, à l’ouverture de leur corps, le crâne et les a fracassés, tandis que le foie était resté intact? Nous allons rapporter succinctement trois observations qui prouveront, je le pense, contre l'opinion des partisans des causes mécaniques des abcès au foie, qu'il est extrêmement difficile que l'organe va tique se désorganise par l'effet des chutes ou des percussions, Dond surtout le poids du corps ne porte pas directement et avec force sur ce viscère : encore celte circonstance est- elle fort rare, puisque je ne l'ai rencontrée qu’ une seule fois.
[°° Observation. — Un jeune chasseur à cheval de l’ex-garde, malade à l'hôpital du Gros-Caillou se Jette, fre un acces de délire, par de AAA d'un deuxième étage, et tombe sur le pavé de la cour : transporté dans les salles des blessés, il ex: pira quelques heures après. Nous fimes avec soin l’euverture de son corps, dans l'intention de voir le désordre que nous croyions exister dans le foie;
nous observämes , 1° un diastasis bien mar qué des I. | 18
<a bi eux et avec le Mbits: 2° à loccifr nes avec éclats, dont les rayons Seth en divergéant vers la base du crâne. La dure-mère était décollée dans plusieurs points de la voûte cränienne, le cerveau affaissé et gorgé de sang; une grande quantité de ce liquide remplissait les ventricules. 3° 1! y avait luxation autbras droit, avec fracas au coude du même côté; la cuisse gauche était rompue, les sixième et septième vertéhres étaient fracturées. 14
À l'ouverture du bas-ventre, nous fümes étonnés de trouver le foie et les autres viscères intacts; les intestins étaient seulement distendus par des gaz. Une petite quantité de sang était épanchée dans la cavité droite de la poitrine : elle provenait de la rupture de la veine azygos. Les poumons et le cœur n’offraient rien de remarquable.
ÎTe Observation. — Pierre Gérard, chef de cuisine à l'hôpital du Cros-Caillou, rentre chez lui, dans un état d'ivresse, pendant la nuit du 4 au 5 septembre 1815. Ayanttrès-chaud, il assied sur le bord de la fenêtre de sa chambre, au deuxième étage ; le dos tourné vers la cour. Dans cette position, il se laisse aller au sommeil, s’incline involontairement en arrière, fait la culbute et tombe. Au bruit de sa chute, on accourt, et on le trouve étendu dans un état d immobilité HARPATtE et presque sans vie.
Les deux membres inférieurs étaient fracassés
MALADIES DE LA-TÜÔTPE: 27 b et le droit surtout entièrement désorganisé. On observait en outre une plaie superficielle ét con: tuse à la tempe droite, sans fracture au. crâne, et plusieurs fortes contusions sur différentes parties du corps. Malgré la faiblesse extrême du blessé, occasionée par une hémorragie considérable dé l'artère tibiale antéricure » nous crümes devoir. remplir une indication urgente, l'amputation :dé la jambe désorganisée : nous pratiquâmes cette opération très-près du genou, dans l'épaisseur des condyles du tibia. L'autre jambe, quoique fracturée comminutivement, nous ayant donné quelques espérances pour sa conservation, fut mise dans un appareil convenable. Des embrocations avec de l’eau-de-vie cam phrée chaude furent faites sur toute l'habitude du Corps ; on prescrivit un régime sévére.
Les trois ou quatre premiers jours furent orageux; mais après le septième, le calme succéda : aux symptômes alarmans qui jusqu'alors, en résistant à nos moyens, nous avaient fait perdre l’espoir de sauver les jours de ce blessé. La suppura tion du moignon s'établit, devint abondante; en peu de jours la plaie fut détergée. Une fièvre traumatique, qu'on pouvait regarder comme favorable, se déclara : le malade allait de mieux en mieux, et il était dans les conditions les plus heureuses pour arriver à la guérison, lorsqu'il mourut dans la nuit du 17 septembre, aprés s'être long-temps entretenu avec l'infirmier de la salle, Cet homme, pen-
dant sa maladie, n’avait cessé d’éprouver des douleurs dans l'épigastre, avec oppression et faiblesse. Nous avions appliqué sur cette région des ventouses scarifiées et des vésicatoires.
À l'ouverture du cadavre, nous House le bas-ventre tendu et météorisé; l'estomac et les intéstins étaient décolorés et distendus par des gaz; la tunique muqueuse de l'estomac présentait, dis quelques points de sa surface, les traces d’une phlogose. Le foie et les autres viscères de l’abdomen étaient dans l'état naturel; les poumons n’offraient rien de particulier. Les ventricules du cœur contenaient des concrétions albumineuses jaunàtres; ils étaient vides de sang. Le système artériel était rempli de gaz, et le veineux contenait trèspeu de sang noir et coagulé. Les vaisseaux du cerveau étaient légèrement gorgés. On remarquait sur cet organe, au point correspondant à la contusion de la tempe, une ecchymose qui oceupait une grande partie du lobe moyen de l'hémisphère.
Les causes de cette mort peuvent étre-essentiellement rapportées à l’ébranlement du cerveau, à l'atonie presque subite des intestins, à l’affaissement du système nerveux et à l'hémisfianle : qui avait eu lieu immédiatement après la chute.
Ie Observation.—Cetteobservation, plus encore que les précédentes, confirmera les principes que nous avons émis, pour prouver que les abcès hépatiques dont nous parlons ne sont point le résul-
tat des causes mécaniques.
Frédéric Habrer, soldat d'équipage au 4° régi: ment des cuirassiers de la garde, âgé de 34 ans, d'une constitution robuste, étant sur une charrétte chargée de foin, pour serrer le câble qui devait presser et GRnieniE cette masse de fourrage, fut soulevé tout à coup par la détente subite de cé câble décroché du cabestan, dont la traverse avait échappé des mains du He Le et après aVoir été lancé à plusieurs pieds au-dessus de la pile de foin, fut jeté sur le payé de la tue, où ibresta quel ques momens sans donner les moindres signes de vie. ILétait étendu sur son côté droit, Hat dans le sang, l’urine et les matières alvines, résultat de l’'hémorragie qui s'était faite parle nez, parles oreil: les, et 6 l'émission brusque et involontaire: de l'urine et du flux alvin. L Mio. 911
Transporté à l'hôpital du Co LEE Let à 7: ri res du matin, le 5 octobre 18:16, il était pare décoloré, assoupi, et dans un état d'affaissement et de paralysie générale; tout le côté droit de la face était ecchymosé, avec tuméfaction considérabléde la joue; son nez était écrasé, et l’on observait une plaie transversale au-dessus .. sourcil droit; avec fracture rayonnée à l'os frontal, boursoufflement prodigieux des paupieres, et occlusion totale de l'œil; l'épaule, le bras, le coude, le dos, et surtout la Ph du même côté étaient couverts d'ecchÿmoses et d écorchures. Il y avait, par moment, aberration. mentale et uit de tous les membres; son pouls était presque nul, et il ne
278 DIATADIES DE LA TÊTE. di pouvait répondre aux questions qu'on lui fbit: enfin je le jugeai dans le plus grand danger. On le réchauffa d’abord, on lui rasa ensuite la tête, et on la couvrit de compresses trempées dans lé vinaigre camphrétrès-chaud. Je prescrivis un cataplasme de moutarde aux pieds, et une potion antispasmodique pour Hnuit. - à
Le lendemain, des symptômes d’inflammation de parties Fo et des membranes cérébrales étant survenus ; je débridai profondément la plaie et je mis la fracture à découvert : elle divisait en fragment d'étoile la paroi externe du sinus frontal droit. Quelques rameaux nerveux, déchirés par la cause vulnérante, fürent compris dans mes incisions, et il n’en est résulté aucun accident; mais je me donnai de garde de ruginer l’os pour ‘enlever le péricräne, ainsi que le conseillent les auteurs, prévoyant d'avance que le trépan neserait pas.né- . cessaire, puisqu'il n’y avait point de pièces d'os enfoncées. Le pansement fut fait simplement, et le malidemis-à l’usage des boissons délayantes , des lavemens gets et des embrocations d'eau-devie camphrée sur toutes les parties ecchymosées. Pendant plusieurs jours, il fallut insister avec énergie sur les moyens antiphlogistiques les plus puissans pour. apaiser les douleurs ét linflammation qui renaissaient aux plus légères causes.
Enfin le calme s'établit, et le blessé qui jusqu au huitième ; jour, avait été. dans un état d'assoupissement et de nullité de ses fonctions sénsitives, en
MALADIES. DE, LA, TÊTE: 279 reprit l'usage, et demandait lui-même tout ce dontil avait besoin. La suppuration s'établitet devintabondante;plusieurs petitsabcès,quiseformèrentsuccessivement dansl’épaisseur des paupières de l'œil droit et à la racine du nez, furent ouverts. Le treizième
‘jour, de malade était dans l’état le plus satisfaisant, lorsqu'il.se manifesta tout à coup des symptômes d’adynamie, avec assoupissement.et embarrasigastrique bien prononcé. La suppuration n'avait point diminué, mais elle était grisâtre, et. la plaie présentait un mauvais aspect. Je me hâtaï de lui faire prendre un vornitif composé de 25 grains d'ipécacuanba et d’un grain d'émétique : ce remède produisit. des évacuations copieuses, haut ,et.bas, auxquelles succédèrent une transpiration abondante et un calme parfait. Le malade. cependant était encore dans un état de somnolence presque habituel, et il se plaignait toujours de douleurs : à la tête. Comme il n'existait d’ ailleurs aucun signe de paralysie dans les membres, ni ‘d'épanchement sous de, crâne, je. refusai FO le trépan, quoiqu'il parût indiqué à plusieurs médecins qui avaient vu le malade. Je fis couvrir la région dé la tête correspondan te. à la blessure, d’un. cé vésigatoire, etije prescrivis, pour le lendemain, le quinquina calyssaja en apozème. On continua les bouillons, le vin généreux et les embrocations aromatiques. Tous les accidens se dissipèrent rapidement; lepmalade alla de mieux en mieux, ses fonctions sensitives et organiques se réthblirest :
plusieurs petits fragmens des os propres du nez et de la paroi externe du sinus frontal s’exfolièrents Jes plaies se cicatrisèrent : la vue de l'œil droit wa
pas été altérée; et ce soldat s’est trouvé en état de sortir de l'hôpital dans les premiers jours de dé-
cembre de la même année. Ce fait prouve encore qué!le trépan n’est nécessaire que dans les cas s'que nous'avons indiqués.
Si, comme on l'a dit, le foie, Dar l'effet d’une chute un peu violente, était susceptible de se déchirer ou dé s’altérer de manière à produire! Jinflimmation ou des abcès énormes dans son parenchyme, les individus , sujets des observations précitées, eussent dû nous présenter ces altérations au plus haut degré, tandis que nous les rencontrons souvent à la suite de plaies légères à la tête; sans fracture, et sans que les blessés aient éprouvé ni chuté ni commotion assez forte ais rs F 6rgane hépatique.
“La pésanteur, l’organisation de ce viscere , et la place qu'il occupe Hure l'abdomen ont été allées avec art pour appuyer l'hypothèse des diérétions qu’on lui suppose si gratuitement; la nature; à cet égard, a été accusée de négligence : mais, relativement à cet organe comme pour tous ceux de Yéconomie vivante, elle a au contraire si bien coordonné ses mesures et ses précautions, qu'à moins -d'une action directe et vraiment destructive, le
foie n’est pas plus susceptible qu'un autre viscére de se détacher, de se rompre ou de s'altérerpar
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l'effet d’une chute ou de toute autre percussion indirecte. Quel que soit d’ailléurs l’état de l'estomac, il ne ferait jamais perdre l'équilibre à l'individu, et il serait facile de prouver la vérité de cette assertion, si l'expérience journalière ne nous en dispensait. J'ai fait quelques remarques analogues, à l'occasion de la rupture spontanée des artères, à laquelle'on a prétendu rapporter la cause essentielle dessanéyrismes, même de ceux qui sont internes. |
Mais il-est temps de chercher à cguire ToUS+ mèmes la question qui nous occupe, et de déterminer quelles sont les causes de la formation des abcès au foie à la suite des plaies de tête. Quelques auteurs modernes, et particulièrement Desaült; ont pressenti ces causes, sans les avoir développées. cl
Depuis long-temps nous avons eu l'occasion d'observer que les appareils pulmonaire et bilieux, surtout ce dernier, étaient troublés, dans -leurs fonctions, et recevaiént une influence marquée par les phlegmasies des membranes fibreuses de la tête où des membres, particulièrement de ceux qui correspondent avec les organessitués de leur côté. IL parait que l’irritation établie dans quelque portion des membranes fibreuses, se propage rapidement, par affection sympathique, vers le centre des viscères animés par des nerfs de la vie inté- . tiéure-lefoie, comme l'organe le plus compliqué, celui où lacirculation capillaire est la moins active, et où les filets neveux du nerf intercostal sont plus
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nombreux, paraît être le plus disposé à recevoir les effets de cette irritation sympathique. Les propriétés vitales sont bientôt troublées; l'inflammation s'établit'avec plus ou moins de M sp et d'intensité; l’abcès se forme:et parcourt ses périodes. Ces abcès, une fois établis, concourent sans doute à lammort du malade; ils pourraient seuls le faire périr plus tard , s’il résistait aux effets de lin- . flammation première ou traumatique. Mais ce n’est point Lu sit à la suite des-plaiéé àla tête que .ees! désordres de l'organe hépatique se font plus particulièrement observer; nous avons vu: égale: ment béaucoup-d'invidus atteints de blessures aux articulations ginglymoïdales des’ membres supérieurs ou inférieurs, mourir d'abcès au foie, probablement préparés depuis l'invasion des ‘parties blessées. Cet organe: n'est pas non plus le seul viscère qui puisse être attaqué à l'occasion: des plaies à la tête ou à d’autres parties du corps; ‘par les raisons que nous avons données plus haut, tout autre viscère, soit de la poitrine, soit:du basventre, peut recevoir l’irritation communiquée par les blessures et'offrir LINE HA désordres analogues. :: 1° LTLEL HD SERA Il est possible aussi que és fab plus où moins hétérogènes, fournis par la plaie, soienttransportés vérs lé foie par le tissu cellulaire, surtout lorsqu'on‘irritetées plaies par despansemens trop fréquens et faits säns précaution, et'qu'atces causes traumatiques se joignent là suppression subite de
MALADIES DE LA TÊTE. 283 la transpiration cutanée, celle des flux alvins plus ôu moins abôondans , et une disposition maladive: dé l'organe hépatique: Nous allons d'ailleursrapporter quelques observations qui sans doute suffi- Ar Ka 5 fixer opinion des praticiens. AP OPEN
® Observation. — L'un des soldats prüssiens dus “and nos yeux à l'hôpital du Gros-Caillour, dans le mois de juin 1814, portait, depuis: le combat'de ‘Paris, "à la partie: moyenne du bras droit; deux! plaies fistuleuses, avec déperdition de substancé à l'humérus, et une fausse articulation: Les
deux fragmens paraissant être rrondis à leur
sürface, de tnanière à pouvoir gliséer lun sur l’autré; le fé e, du reste, était sain, ét’le sujet asséz bién portant. Dans l'intention d'obtenir là soudure des fragmens; on attaqua cette fausse articulation par le séton, moyen découvert par les Anglais, et préconisé par quelques médeciris français. (Voyez la Dissertation de M. le docteur Laroche ,:19: 428, in - 4°-) En ‘conséquence, à l’atde *d’ bio ii lle 2 à séton, on:‘passa. entre des deux: cr osseux tune: bandelette:de: linge effilé:: nbetst Loft daiidchd taie fs rufanir
erronée se rméliéate avant:le cinqüième
jour, etise développa rapidement.:Les-deux extrémités:osseusesiet les parties molles «environnantes se tuméfiérent à un tel point;que lengorgement s'étendit jusqu’à l'épaule etauxdoigts. A ces accidensilocaux'ée :jbignirentrdes:déuleurs :très-vives dans l’hypocondre droit,avéc difficulté de respirer,
Lu
oppression et fièvre traumatique violente. Notre prémiersoin, en voyant le malade en cet état, fut d'extraire le séton, de faire appliquer sur le membré affecté des émolliens, et à l’'hypocondre deux ventouses scarifiées; enfin de prescrire les rafraichissans et les antispasmodiques : mais ces moyens furent inutiles; les accidens s'aggravèrent: une affection gangréneuse se manifesta aux deux plaies du. bras, dont le volume était énorme, en même temps que le malade éprouvait des douleurs lancinantes dans la région du foie. Peu.de jours après, nous aperçümes sur le-rebord des fausses côtes, uné tumeur saillante avec fluctuation , et présentant-toùs les symptômes d’un abcès au. foie. L'état de faiblésse et de dépérsement de ce blessé ne nous permit de mettre en usage aucun dés moyens indiqués pour. la maladie du bras et celle du foie; il'expira en x effet au bout de VIRGPARBES heures. : ty | : La dissection du bras, faite le lendemain, nous fit reconnaître une inflammation profonde et étendue des:membranes des fragmens osseux sur lesquels elle s'était établie. Des fusées s'étendaient jusqu'au creux de l’aisselle et sous les pectoraux. Un abcès énorme, près dé s'ouvrir dans la cavité abdominale, existait dans rene et au l centre du grand lobe du foie. tri PS IlL'est bien: (rate que ces HS étaient dus à lirritation et à Finflammation du ‘bras, puisque jusqu'alors le malade n ‘avait éprouvé aucune indiss
position qui püt faire : A la moindre altération hépatique. FR,
(Les trois observations suivantes sa Our à trois soldats de l’ex-garde, qui, en r8r1, furent successivement transportés à l’hôpital du Gros-. Caillou, pour y être traités de coups de sabre reçus
en duel. )
Il Observation. — Chez un jeune chasseur à cheval, une pièce ovale, d'environ ‘un pouce et . demi de longueur, appartenant à la table externe et au diploé de la partie moyenne du pariétal droit , avait été emportée avec les tégumens par un coup de sabre. La plaie avait été traitée comme simple, et couverte seulement d’un rondeau de linge trempé dans du vin chaud miellé, assujetti par des compresses et un bandabe convenable. Le malade avait été soumis à un régime rafraichissant. Les dix premiers jours se passèrent sans accident; mais le onzième, la suppuration se tarit, les bords de la plaie devinrent rouges et enflammés; il y eut de la fièvre avec céphalalgie, tintement d'oreilles, délire, soif ardente, douleur profonde et oppression dans l’hypocondre droit. Nous fimes appliquer des sangsues autour de la plaie, des ventouses scarifiées aux tempes et à lhypocondre, un cataplasme émollientisur la tête; des pédiluves, des lavemens et des boissons délayantes furent mis en usage. Malgré l’emploi de ces moyens l'inflammation continua de marcher rapidement; les douleurs de côté devinrent lancinantes et con-
tinuellés; bientôt le malade éprouva des frissons et des sueurs froides qui précédèrent des acct ; de fièvre d’un caractere pernicieux; enfin.il mou dans la nuit du: tremte : au trente-unième in, de sa blessure: DRAUOITETE sr via2 0 Ofe
À l'ouverture du cadavre, nous trouvämes lé péricrane tellement HARAS qu’on eût dit que ses: vaisséaux étaient injectés avec une liqueur fine. Le point de la dure-mère correspondant à: la plaie intérieure, était rouge et tuméfié; le cerveau n’était point malade, et il.y avait peu de sérosité dans ses ventricules. Une matière purulente assez considérable, provenant de l'ouverture d’unabcès énorme de la partie convexe du foie, s'était épanchéé dans la cavité abdominale. Le foyer purulent sétendait profondément dans la PAPE ins de l'organe hépatique.
.. On peut rapporter la causé de la mort Hé à ce sujet à cette double maladie, et surtout à celle du foie. |
IT Observation.— Un dragon de la nor avait reçu à la tête un coup de äbré qui avait emporté une portion des técumens et une lame assez épaisse de la partie latér ale droite de l’occipital. Sa blessure paraissant légère, il avait été placé dans une salle de convalescens, et confié aux soins. du chirurgien de la salle. On fit un pansement simple. Il ne se passa rien de particulier pendant les quinze premiers jours; la plaie était en très-bon. état, ét ses bords commencaient à se cicatriser : mais tout
MALADIES DE BAÏTÈTE. 587
à coup il s’y déclara des symptômes d'inflimma ton; l'hypocondre droit devint, douloureux. D’abordon ne faisait aucune attention à ces accidéns; aussi se développérent-ils si rapidement, que la fièvre fut violente, et linflammation des bordé de la plaie portée au plus haut decré. Les douleurs de côté devinrent aussi plus inténsés et pulsatives. Il ne se manifesta aucun trouble dans leg fonctions du cerveau, ni aucun sÿmptôme d’épanchement. dt Tel était l'état de ce blessé, lorsque nous fmes
appelé près de lui: les saignées locales; les rafratz
chissans ; les pédiluves et les antispasmodiques ne produisirent qu’un soulagement ‘momentané et
peu marqué, et le malade suceomba le trente-sepz
tième jour de son entrée à l'hôpital.
L’autopsie cadavérique nous fit reconnaître +
1° une inflammation très-violente du péricrâne: la portion d'os entamée et la dure-rnère correspondante participant à cette affection; 2° un abcès assez considérable à la face concave du foie. Une