‹ Clinique chirurgicale (volume 2)Chapitre 20 sur 26 · JE L : LEE · texte numérisé non relu

JE L : LEE

1 L’extrait de cette lettre m'a été donné par M. pbs de Puymaurin, membre dé là éhanibre dés députés.'tié HT GUOY

‘de cette: iembrane étaient injectés ét disténdus.

3° Ceux de communication entre cetté même mémbrane ét la pie-mére étaient remplis de gaz et de sérosités blanchâtres. 4° La substance cérébrale était traversée par beaucoup de vaisseaux contenant dû sang noir; les ventricules latéraux étaiént remplis de sérosité limpide; les autres ventricules Le À Le canal rachidién en contenaient aussi beau-

coup. ‘Bo La substance médullaire s’'étendait au-delà dés’ limites ordinaires dans l'épaisseur de la sub-

Stance cofticalé, beaucoup plus mince dans les mêmes proportions. 6° Les circonvolutions du

Cerveau paraissaient plus multipliées, et les sillons qui les Séparaient, trés-profondk. (J'ai eu égalément

occasion d'observer ce même phénomène sur le cérvéatu d'autres hommes illustres.) La masse

totale de lencéphale ; jusqu'à à la moelle épinière exe chasiveément, débarrassée de $és membranes, : a pesé

environ six bios (poids de marc). Le reste der’: autopsié du corps de ce grand homme r n’a rien offert de particulier, si ce n’est uñ peu d'hypertrophie au ‘Cœur, et ‘üné sôrte dé congéstion stercorale sèche, ce qui suppose uñe constipation opiniâtre,

à laquelle 6n à dit en effet Fa ce lord avait été

sujet toute sa vie. rs On peut conclure, L@ aprés ve: que rapporte lau- ENT récit de cette autopsié, que ce poëte n’auräit éculque peu d'années, ên raison de l'état pathéologique de son crâne, de fi irritation permanente dans laquelle son cerveau pardissait avoir toujours

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été, ainsi que de cette constipation opiniätte qui en était sans doute un effet; dernière affection qui lui faisait désirer la mort, car il n’a jamais.su. faire le moindre effort pour s’en débarrasser. Il n’a point voulu non plus permettre qu'on pratiquât sur lui, dans sa dernière maladie, aucune émission sanguine. Cette dernière assertion a été, en effet insérée: dans les journaux. Byron était donc en proie à une mélancolie profonde qui, Join. de le porter à éviter les causes qui pouvaient rompre chez lui les ressorts de la vie, les lui faisait au contraire rechercher avec une sorte, d'a: vidité.

Dans tous les cas, je pense que les. courtes réflexions que je me suis pErIS de tirer de ces faits, porteront les médecins à de nouvelles. recherches sur la nature et la marche des maladies cérébrales, dont les anomalies sont peut-être plus nombreuses qu’ on ne pense. ,.

Tes habitans des régions froides et humides,

telles que la Hollande, ou des pays de montagnes, tels que la Suisse, le Brisgau, sont plus accessibles aux impressions morales que produit la nostalgie, et plusieurs médecins célèbres ont déjà fait cette remarque. Ce furent principalement les troupes de ces nations qui, en raison de cette disposition morale et de leur constitution généralement lymphatique, souffrirent le plus, pendant la campagne de Moscou, des vicissitudes cruelles que nous y éprou: vâmes; tandis que sur le sol brülant de l'ancien

MALADIES DE LA TÊTE. ’ 333 monde ( quoi qu’en aient dit certains écrivains qui n'ont point vu ce climat), je n’ai remarqué, chez aucun individu de l’armée, le moindre symptôme de nostalgie. Tous s'étaient fait de l'Égypte’ une si juste et si favorable idée, qu’ils la considéraient comme leur seconde patrie; il est même peu de nos Compagnons qui n'aient pas sincèrement regretté ce climat.

Plusieurs Suisses de la garde royale ont été successivement envoyés à l'hôpital pour ÿ tre traités d’affections indéterminées qui prenaient promptement le caractère de la nostalsie. Elle s’est fait surtout rémarquer dans le cours de l’année 1920, et plus particulièrement dans l’extrêéme ascension du baromètre. C’est dans cette circonstance aussi que toutes les aliénations mentales s'exaspérent : j'en ai des preuves non équivoques. Le premier et le plus remarquable de ces malades, fut un soldat du 1° régiment suisse, âgé d'environ une trentaine d'années. Il entra d’abord dans les salles des fiévreéux, où son état n’offrit rien d’alarmant à son médecin, le docteur Cornac, qui lui administra tous les secours convenables. Un jour, l'on vint m'averür, pendant ma visite, que cet infortuné venait de se suicider dans son lit, peu de momens après celle du médecin. Je courus aussitôt à son secours, etje letrouvai effectivement baigné dans son sang,

© Voyez mes campagnes de Russie et d'Egypte, tom. 1 et 4 de mes Mémoires.

et presque expirant, d'une large plaie qu'ilSétai

faite à la région précordiale, avec ‘un! cow

nommé eustache. La blessure était située im déédihé® tement au-dessous du marnelon gauche; ellese prôlongeaitobliquementd arrière en avant dansPétendue d'environ trois pouces, en suivant la direction de l'intervalle des sixième et septième côtes. Ily avait division des muscles, et l’instrament avait pénétré dans la poitrine par l'intervalle intércostal.

Une très-grande quantité de sang vermeil: et écumeux était sorti et sortait encore cette plaié :

ce symptôme me fit soupçonner la lésion profonde du poumon et même celle du péricarde. Les:lèvres du blessé étaient décolorées, ses yeux immobiles, larmoyans et à demi fermés; le pouls était presque nul, lavoix totalement éteinte; les extrémités étaient froides, et le malheureux respirait à peine. {A ma grande surprise, je trouvai, dans les bords dercette plaie, sept incisions différentes qui en coupaient l'épaisseur en autant de bandelettes irrégulières et parallèles, de deux ou trois lignes de largeur. H était ainsi prouvé que ce nostalgique avait répété son opération huit à neuf fois, etsans doute jusquà ce que la puissance motrice ait été affaiblie/par la perte du sang provenant de la lésion du poumon. Si les ARE de la salle et les infirmiers n’eussent

été avertis par le cri plaintif qu'il poussa ,à son

dernier coup, et qu’ on n'eut point trouvé l'instrument dans sa main droite fortement serrée, le médecin légiste n'aurait pu croire qu'une telle action

MALADIES DE LA TÊTE. 335 “était le résultat de la puissance intuitive du sujet *. Je tâcherai de donner quelques explications de cé phénomène à la fin de l'observation. Malgré l'état désespéré du blessé, je me hâtai d'exciser les bandelettes déchirées, et de simplifier la plaie autant que possible pour pouvoir en opérer la réunion et À intercepter par conséquent le passage de l'air ex: térieur, Bien que ce résultat füt imparfait, je sus. pendis néanmoins le cours de la mort de cet infor: tuné, et je le rappelai à un état de vie qui me fit Concevoir quelque espérance de salut: | Le développement du pouls, de la ‘chaleur, des mouvemens, de la respiration et là coloration des lèvres m'annoncèrent la cessation de lhémorragié intérieure , et le retour des forces vitales. Je prescrivis des embrocations d'huile de camomille camphrée chaude sur les membres et sur lé bas-ventre, ainsi que des boissons mucilagineuses antispasmo+ diques, et des émulsions édulcorées. Je fs appliquer la glace sur la tête, et je cherchai à calmer l'esprit du maladeen lui promettant un congé pour retournèr dans sa patrie, s’il le désirait; mais il ne fit aucune attention à ces propositions, que son ** Lorsque j'étais élève à l'hôpital général de Toulouse , je me rappelle qu’un aliéné, ayant caché un rasoir dans la paillasse de son lit, se fit au bas-ventre cinq à six incisions , presque toutes sur la même ligne. Une d’elles ayant ouvert l’enceinte de cette cavité, dans l’étendue de deux à trois pouces, il se fit une éventra— tion de presque tous les viscères, et le malade mourut d'autant plus vite, qu’il ’arracha lui-même une partie de ses intestins,

état d’aberration mentale ne lui permettait plus d'apprécier. Il était d’ailleurs dans une insensibilité physique si absolue, qu'il ne manifesta pas la moindre douleur pendant Popération qui fut faite à l'époque de son premier pansement, et il paraissait s'abandonner entièrement au sort qui l'attendait. Enfin il ne témoignait plus aucune espèce de désir; toutes les fonctions de la vie de relation étaient considérablement affaiblies, et celles de la vie intérieure dans un état de perturbation. Néanmoins il y eut assez de calme pendant plusieurs heures, et ilnesurvint aucun accident notable; mais le malade ayant arraché l'appareil pendant la nuit, des symptômes d'inflammation traumatique se déclarèrent le lendemain, et marchèrent avec une rapidité extrême. Tous les moyens indiqués en pareil cas furent insuffisans, et il mourut du cin- “quième au sixième jour de sa blessure dans les an-

goisses les plus pénibles. LH SENA A l'autopsie du cadavre, faite vingt-quatre heures après la mort, je trouvai la plaie pénétrant, comme je l'avais indiqué , dans la cavité gauche de la poitrine par l'intervalle de la sixième et de la septième côte : la lame de l'instrument avait d'abord percé une portion du poumon; elle avait ensuite effleuré le péricarde et déchiré le nerf dia-

| phragmatique gauche, Il y avait environ deux

livres de sang, mélé de sérosité, épanché dans cette cavité. Toutes les membranes séreuses étaient enflammées et couvertes d’une couche albumi-

neuse, au travers de laquelle des vaisseaux s'étaieñit déjà développés pour produire des adhérences utuelles. Le poumonétait divisé dans sa profondeur; d'environ un pouce, et il était hépatisé danistlé reste de son, étendue. Les cavités du :cœur étaient trés-dilatées et remplies de sang noir:et Hquide154 .: Le,poumon droit et les viscères du bas-véñtre

étaient dans, l'état naturel. : Li .9ihélecms) be l'ouverture du crâne, dont.les sutures étaient presque totalement effacées, nous trouvâmes une couche d’albumine purulente quirecouvraittéute la périphérie du cerveau, et dans laquelle larachnoïde était confondue. Plusieurs points

de suppuüration se faisaient écalement remarquer

dans a substance corticale de cet Organe, surtout vers:les lobes lai térieurs ct aux bords supérieurs dès hémisphéres: Les sinus de la dure-mère et.tous les vaisseauxde l'encéphale étaient goroés de sang noir-êt carbonisé : il y avait une assez grande quantité dé &érosité dans les ventricules, mais la: base ‘du ‘cerveau et le cervelet étaient sains. HEIN. 04 OU] D'après ces faits, l’on peut Préjuger qu'uné céphalite, développée graduellement sous l'influence - de l'affection morale profonde, ocCcasionée; chez ce Suisse, par le désir ardent de retourner dans sa patrie » avait précédé l’action du. suicide ; que Fôn peut considérer comme automatique et indépën: dante de la volonté du sujet. Je vais essayer de Gonner l'explication de ce phénomènc singulier. Tai déjà fait remarquer que Ja sensibilitérani.

male. ide ce:nostalsique était presque éteinte à l'époque de sa blessure; car äl ne manifesta” aucune douleur. .pendant. is incisions qui furent faites pour débrider lés angles de la plaie, et exti séf' lee bandelettes irrégulières :des : tésuménis” COUR ai parlé; plus! s haut. Si cette sensibilité à n'eût pas été éteinte chez ce militaire des le comméticément de la maladie, il n'aurait janiais pt répé été jusqu’ 14 huitième fois l'opération douloureuse: ét difficile qu Ale se: fit avec:un très-mau vais! couteau. | Mais

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comment se rendre compté: dé la: causé qui a MIS en action. la puissance: muscilaîre ; pôur faire ae dr avec tant. de force:la main: de cet infortuné,’ tite que la sensibilité était presque alle, et'quésés fa cultés intelléctuellés étaient ‘dans re tel ‘ét d'a berration..et. de faiblesse qu AY: ré répondait au questions! qu'on lui faisait que par ‘dés mon QE 5. tout-à-faitpétrangers au sujet?#° Ge'fait, et r ahalogues qui ’séronit rapportés! dans” à Suite: de 16e : mémoire: me. paraissent démontré que les cordons nerveux: qui produisent Ta: sehdf bilité, de relation, et ceux qui sérvent x la loéorno- Lion, Ont une origine distincte datis te’ CErvelt ou das ses prolongemens (ce qui rend | probables Ïés hypothèses:qmne j'ai établiés à l'occak Mn au: télé graphe électrique du: célèbre Sommeriné, Sur 1és | nef el la vie: Re 2 A ae FES pe hoinèrres con: 1, SH

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“Æ Not: reprüdutrons le mémoire quer nous S ayons hi t sur J’ o— vigine de ces depfs ; à la fn du travail sur Jes lésions de la tête.

(MALADIES (DE LA TÊTE. TOR ‘830 sécutifs. qui se! sont offerts chez ce soldat suisse, avant :et après sa blessuré ;: viennent kédérriont appüyer les assertions émises par le docteur Galtsur le siége des organes qui servent aux facultésintéllectuelles: cet anatomiste célèbre place ces orgänes danses circonvolutions qui occupent la superficie

de la. moitié supérieure. et antérieure! des hémi-

sphères. cérébraux. Les individus atteints: d'hydropisie des ventricules ou d’autres congestions spontanéés djui! exercent une compression excentrique suf un-ou plusieurs points. dela base du cerveau, de mañière à produire, des paralysiés partielles ‘où

générales dans les orgänes de la locomotion, sans

que ceux de lintellect soient altérés, : fournissent encore des preuves en. faveur de cette opiniom-Pour fortifier ces réflexions, je: vais continuer d'exposé du résultat demmeswiecherchessur les sujetsqui en ont été traités soûs : ‘mes yeux: Bi 90 |! Li -:1 Jean Humbert, fusilier au 5° régiment? rer terie de lagarde; entra; à: Fhôpital au mois d'aout.1820, pour.une/légère contusionà la poitrine occasionée par upe;chute: Il était à peine guéri de cette indisposition, qu’il manifesta fortement le désifd’aller .dansson pays natal (l’une.des vallées de la Franche- Comté ).: je lüi fis expédier aussitôt une ,convales- ‘cénce:pour s'ÿ rendre,en lui promettant de le faire partir, dés qu'elle serait revenue du ministère; de la guerre; jelui prescrivis enihémetemps ub régime adoucissant et des. bains-de!,jambes. Malgré: tous ces soins les accidens de la nostalgie se déclarèrent

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