‹ Clinique chirurgicale (volume 2)Chapitre 21 sur 26 · LÀ · texte numérisé non relu

LÀ

presque tout à coup, et se développèrent avecune ‘extrême rapidité. Le baromètre était monté, à la même époque, à vingt-huit pouces et AAC ligneshet xl PT TANE) Les premiers symptômes qui se Mani ttont chez ce jeune soldat furent des signes d’aberration mentale et des douleurs à la tête. I parlait peu, ses idées étaient incohérentes , et il était presque toute la nuit dans un état de somnambulisme. Malgré la céphälalgie dont il s'était plaint d’abord, il n’accusait plus aucune douleur: néanmoins il portait hia- bituellement la main sur le front; il était inquiet et dans un état continuel d'insomnies; $es extrémités étaient toujours froides, son pouls lent et irrégulier: Une’ chaleur contre nature se faisait sentir sur le vertex; les vaisseaux de la conjonctive étaient injectés, les yeux larmoyans; le régard était incertain. Il ne mangeait point, etil éprouvait une trèsgrande répugnance à faire usage. de boissons limpides; telles que l’eau pure ;maisil buvait avec une sorte de plaisir les tisanes colorées et amères.

: A cet état d’exaspération: suecéda bientôt une sorte de collapsus général. Les forces locomotrices s'affaiblirént progressivement, de manière que le, malade ne pouvait plus! se lever de son lit; ses fonctions sensitives perdirent aussi de leur activité dans lès mêmes proportions; enfin ce nostaloique tomba dans un état de: léthavgie : il ne répondait nullement aux questions 'qu'on lui faisait, et sa sensibilité physique devint presque. nulle. J'em-

MALADIES DE LA TÈTE. | 34x.

ployai d'abord peu de moyens curatifs; mais voyant que la maladie prénaitun caractère fâcheux, je me décidai à lui faire ouvrir la veine jugulaire et successivement l'artère temporale; je fis appliquerles sinapismes aux pieds, de la glace sur la tête, et des ventouses sèches et mouchetées aux hypocondres et sur le bas-ventre; des boissons mucilagineuses antispasmodiques, des lavemens émolliens anodins et des embrocations huileuses camphrées furent prescrits. Cette médication fut suivie d'un calme temporaire; mais Paffection cérébrale se développa de nouveau et fit des progrès tellement rapides, que le stimulus, porté par les nerfs pneumo-gastriques à l'estomac, aux poumons et sans doute au cœur, en fut anéanti : aussi les fonctions de ces organes furent-elles profondément altérées par une sorte d'affection paralytique ou de stupeur qui décida lengorgement de leurs membranes, et tous les symptômes d’uneéphlesmasie propre à chacun de ces viscères. | Ç

Telle est ordinairement l'origine de l’'angine pulmonaire, de la gastrite et de l'entérite, qui, selon les causes concomitantes, se développent avec plus

ou moins de facilité; mais elles sont le résultat de la maladie du cerveau. Pour en revenir à mon sujet, le malade tomba dans un état d'ataxie complète, et mourut, sans aucune apparence de douleurs, la nuit du neuvième au dixième jour de l'invasion des premiers accidens. |

T’autopsie cadavérique, qui fut faite vingt-quatre

heures après la mort, me fit voir, comme chez le.

sujet de-la-première observation, tout le tube in

testinal considérablement distendu par des gaz, les membranes muqueuses de l’estomac:et desin-

testins, injectées , mais sans inflammation..Le foie; -

d’une couleur brune, était considérablement engorgé,.et dépassait le rebord des fausses côtes. L'ouverture du crâne et du canal vertébral me fit découvrir une couenne albumineuse qui couvraît toute la périphérie des hémisphères du cerveaus elle s'était établie entre la dure-mère et la pie-mère; des points de suppuration jaunâtre pénétraient assez profondément dansleslobes antérieurs de cet organe, et une assez grande quantité de sérosité roussâtre remplissait les ventricules: latéraux. Les substances qui composent l’encéphale. étaient épaissies, ‘et les membranes spinales, enflammées. Un troisième soldat, qui périt de la même maladie, et à la même époque, dans les salles des. fiévreux, présenta avant et apres sa mort, les mêmes phénomenés. rico te 16 0191 pendant sa maladie et après sa mort, des particularités rémarquables. François D°”, fusiliér dans J'un des régimens de la garde, âgé de: 23 ans, né dans le département du Nord (frontière de Belgique), blond et d’une constitution lymphatique, entra: dans les salles des blessés de hôpital du Gros-Caillou, vers la fin du mois de février 1820; pour y être traité d’une douleur à l'épaule gauche,

Le sujet de l'observation qui suit m'a offerts ; ”

ATATADIÉS DE LA TÊTE, 313 . accoïnpagnée de: gèné ét d’en sotrdissément dans lé s

are 41° 7

bras correspondant. A manifes tait u une granderépu-

gnancerpour l'état militaire, et exprimäit, ‘devant | ses camarades, le désir de retourner dans son pays. À ces symptômes particuliers se joignaient tous les signes d’un épuisement des forces morales et physiques;, ‘triste trésultat de l'onanisme auquel ce jeune ‘homme s'était, de ‘son pr opre ‘aveu, livré sahs réserve. pérdontai l'application successive, sur les parties affectées , ‘de ventouses scarifiées et de: plusieurs moxas chRiGé , Qui calmèrent les douleurs-et rétablirent le mouvement du bras. Enfin ce militaire se croÿant guéri, sortit de l'hôpital et retourna à son régiment. J’eus néanmoins la précaution de le recommander àson chirurgien-major, pour son étatmoral autant que pour l'affection « qui l'avait fait entrer à: l'hôpital, et dé n l'était point entièrement- dissipée. | Il resta quelques | jours dans cette PRES ù mais une nouvelle maladie se déclara, et le 1° avril suivant il fut reconduit à à l'hôpital, et placé dans les salles des fiévreux. Il présentait tous les Ssymptômes d’une affection cérébrale fébrile, ét bien qu’il eût déjà perdu l ubage de Ja raison et de presquertoutes les facultés sensitives, il donnait des signes non équivoques de nostalgie, car, pendant le délire pont il était atteint, ilne cessait de parler be son Fe at Fibéfiäns fürent appliqués aux 1 On nt quelles purent étre des causes pion ee de |

re

pieds et aux jambes, et:tous les moyéns indiqués * | del e.

en pareil cas furent employés. Au délire léger qui s'était d’abord manifesté, succéda biéntôtun assoupissement létharoique , qui alla en augmentant jusqu’à l’époque de sa mort; toutes les fonctions animales et sensitives sanéantirent rapidement, et le malade tomba dans un état de prostration absolue; ses membres étaient frappés de paralysie: äl avait les mains croisées sur le bas-ventre, et les yeux, fermés, Telle était:sa position, lorsque je fus invité à l'aller voir dans la salle des fiévreux : la maladie était à son sixième jour. Les interpellations, les percussions légères, les secousses ne purent le tirer de cette léthargie.. Les paupières, écartées avec le doigt, laissaient apercevoir l'œil

immobile, terne et sans vie; les pupilles étaient

dilatées, et les rayons du soleil, ainsi que de légères frictions pratiquées sur les paupières, n'y déterminaient aucun mouvement. Désirant reconnaître l’état de la sensibilité animale, que j'avais lieu de croire totalement éteinte, j'appliquai des mêches d’étoupe allumées sur diverses parties du corps ; ces, brülures répétées ne produisirent aucune sensation chez D“*, et je n'aperçus point le plus léger mouvement dans aucune des parties brülées ; les battémens du cœur, et le pouls, qui cette cale, IL est probable que le malade aura cherché à dissiper son chagrin et sa faiblesse an moyen des liqueurs alcoholiques dont tous les soldats font usage, surtout à Paris:

MALADIES DE LA.TÈTE, 345 était vermiculaire et à peine sensible ; n éprouvé: rent aucun changement. | “NV LATE TARR

. Dans l'intention de donner u une vive: excitation au plexus solaire, ïe plaçai des yentouses sèches sur l’épigastre. À ma grande surprise, elles produisirent des mouvemens simultanés d’élévation dans les paupières supérieures, de contraction dans les iris, et de circonduction dans le globe des yeux. Je fis répéter ces mouvemens à volonté, et à plu: sieurs reprises, par le même moyen; je n’en fus pas moins convaincu. que la conscience du sujet ne pouvait plus apprécier aucune de ces sensa: tions, et qu'il ne voyait pas, car il ne donna pas le MA signe de douleur pendant l'application de l étoupe brülée, ou des ventouses fortement chauffées avec l'esprit de vin enflammé. Cette même, application sur les membres ne produisit aucun phénomène apparent ytandis que, mise une seconde foisen usage sur l’épigastre; elle détermina, surtout dans les iris, une contraction sensible. Cetétat subsista même après la mort; car à l'examen du cadavre, les pupilles étaient encore contractées.

Enfin, après quelque temps d’une existence purement végétative et d'un état presque complet d’anéantissement, le dernier souffle de vie, , qui s'était retranché dans la vie intérieure, s’exhala, et le malade mourut le septième jour de l’invasion dé la, maladie. Trente-six heures après la mort, je procédai ? à l'autopsie cadavérique, en commençant par les, cavités, splanchniques. Je trouvai, dans

346 tÂtADIES DE LATTÈTE.

Pa abdomen, la tunique : Séreuse dés’ intéstifis gréles, notamment celle de l’iléon, dans-ün état d’engori gement inflarimatoire éfbniÿuE oh ÿ remarquait de petités’ grdhülations blanchâtrés ; ét dés points d’'adhérencé entre les chéonvolütions intestinales ; la membrane muqueuse ‘du canal digestif était blanché dans’ toute son’ étendue la vessie était remplie d'üné urine d'un rouge foncé; le foie êt la rate étaient gorgés de sang noir et HAE à gs ‘Les poumons étaient sains; les deux feuillets de lai ‘plèvre ‘étaient ‘attachés lun à Tautre par des brides membraneuses d’anciénne formation ; lé cœur ét ses dépendances étaient dans PREnoral ‘La calotte du crâne, sciée et enlevée , mé parut off, relativement aux proportions ad sujet, uné excavation extraordinaire et contré ati Es sutures , les digitations et les sillons qé'én ia re marqué ordinatremént, étaient entiérement éffacés , et les os de cette partié, comme ‘de toute la boîte de l encéphalé, étaient très-amincCis. La dure-

| mére n'offrait rien dé pathologique; mais après

lavoir incisée et coupée dans sés replis, je trouvai l’arachnoïde parsemée de plaques albuminéuses purulentes, dont à -unes pénétraient : à tra vers la pie-mére jusqu’au cerveau : elles existaient notamment sur les bords internes des ‘Hémisphères ét À toute la surface supérieure des‘lobes antérieurs. Un foyer purulent était établi à la base du lobe gauche ‘du cervelet, ‘qui était d'un sixième plus volumineux ie le droit. Une assez’ ‘grande

MALADIES DE LA! TÈTEN | 547 quantité dé ssérosité remplissait les ventricules latéraux, et s'étendait | jusque: dans le canal vértébral. Toutela-masse du cerveau: était dans un état d’éx- PHIAS et de densité beaucoup plus prononcées! qu'onne lobserve ordinairement dans les inflam: mations de cet organe. L'expansion de lencéphale était. portée à un tel point que, par sa périphérie, il faisait saillie dans toutes les’cavités du crâne; tandis qu'il était déprimé dans les endroits proéminéns de cette boîte osseuse. Ainsi, ‘par exemple, lés extrémités antérieures des deux hémisphères

étaierit : ‘aplaties: et déprimées sur les éminences! formées par des-orbites, de manière à présenter! une échancrüre d'une profondeur et d’une forme relatives à ces éminénces ‘osseuses, tandis que les bords internes dé ces déux lobes s’enfoncaient dans les deux fossettes: ‘ethmoïdales, hi we is l'age PSE crista-galli.} 95H] " Cétté autopsie fournit la preuve incontestable que dans la nostalgie , comme dans l'exaltation de toutes les passions tristes de l'âme; le cerveau éprouve rééllemient, ainsi que je l'ai déjà dit dans le cours de ce mémoire, une véritable expansion où exubérancé ‘excentrique, résultat de l'érectilité de ses substances, et occasionée par l’onanisme et tab ietnent par toutes les causes d’excitation ‘”: Ge” n rest donc Lie sans raison LINE les sa de at

die tn si à QE POSE SESTTENT HA, RAS me

! On observé un phénomène semblable dans les hernies du cerveau , qui se forment quelquefois à travers les trous pratiqués

teintes de cette sorte d'affection disent qué leur crâne est prêt à se fendre. ESTHER Je crois avoir: sauvé plusieurs nostalgiques par l'emploi des moyens indiqués plus haut, et administrés avec les modifications relatives à l’idiosyncrasie. des sujets et aux périodes de la maladie: l'exercice continu et surtout le prompt départ des malades pour le pays qu'ils désiraient revoir, ont contribué beaucoup à leur guérison. Un professeur de Montpellier, Vigarous, guérissait tous les Anglais qui allaient le consulter pour le spleer, en leur faisant faire de longues courses non interrompues à pied, à cheval ou en poste, selon le degré de leur opulence. Il y joignait quelques boissons innocentes, diversement colorées , qu'il leur prescrivait comme. des remédes composés et. d’un grand prix. Les voyages aux sources d'eaux minérales entourées de sites pittoresques, ont été conseillés par les médecins de l'antiquité, comme par ceux de nos jours, pour dissiper la mélancolie et prévenir la nostalgie. | nes Vel oi L'idiosyncrasie lymphatique dont il a été parlé, le séjour inaccoutumé dans les climats froids et humides, l'esclavage ou l'emprisonnement :, l’oisi-

sur le crâne dans l’opération du trépan. C’est ce qu’on pourrait appeler, dans le premier cas, cérébrite aiguë spontanée, et dans le second, cérébrite accidentelle. Cette affection est analogue à l'entérite qui se déclare dans la portion d’intestin étranglé dans les cas de hernie. |

& C’est surtout dansles prisons que la nostalgie et tant d’autres

MALADIES DE IA TÊTE. 349 veté, l'abus des femmes ou l’onanismé sont.en général. les causes de la nostalgie et de toutes les au- ‘tres espèces, de. vésaniés : Eh dont les effets se concentrent spécialement dans le cerveau: les époques |de l'ascension subite. .du. baromètre nous ont paru les plus propres au développement de ces maladies..Il faut. donc; pour prévenir ce genre d'affection cérébrale, surtout chez les militaires qui arrivent à leur corps,ne. laisser aux individus quiy sont prédisposés que: lé: repos nécessaire pour réparer leurs forces épuisées pendant le jour, varier leurs occupations;.en. faisant tourner à leur profit comme à celui de la société léurs'tri-

vaux et leurs récréations. Ainsi, a près les-exercices militaires. accoutumés , ilest.à désirer. qu orr.les assujettise: régulièrement : à des.jeux gymnastiques et à un modé d'instruction utile. C’est. en cela surtout que l’enseignement mutuel établi dans lés: Araupes de .ligne ;est avantageux;aux militaires et à l'état. “La musique guerrière, qu'on-peut faire faire pendant les repas où aux heures de récréation, contribuerait pour beaucoup à égayer. Pesprit du: soldat et à en détourner les réflexions tristes et sinistrés que produisentsouvent les causes que j'ai retracées

mali à L'esprit. prennent leur: source, On 2 rait ‘assjettir (comme cela se pratique aux Etats-Unis) tous les prisonniers. à un modé dé travail quelconque , dont on les récompenserait. On ‘aurait ledéublé açantag re dé perfectionner leurs n mœurs et de pré

-VéRIS muet oisiveté Nb LOCUIOYRE 39, 29 LJUD SOUS

(850 __ MÂDADIEST DE DA /TÈTRE.

-plus haut. C'est par cès précautions et Fapplicätion de cés-préceptes: d'hygiène, que: j'ai eur Jelbon-

“heur ‘de. préserver de : Jar nostalgie-et: dé toute ‘autre malaladie grave Féquipage’ denotre frégate,

‘pendant la campagne ‘pénible queÿ a faité dans lesmers du’ nord; tent 1987: etl 1988 ,!: puisque nous: n’y: perdimes” qu’un: seul honimet far: Veffét -d'un naufrage. C'éstà Jaisollicitude: patérnellé des -chefs: de corps, secondés par lésrconseilsdes chi- -rurgiens-Mmajôrs ; qu’ ‘appartient le exécution-dés mesures'indiquées cisdessuspour prévenirla nostalgie,

maladie d'autant-plus-grave qu’elle-ést'insidiéusé.

-Erifin si les autorités né mettent pas à contibution des talens ‘ét: l'expérience des médecins yhil'est du -devoir'de: ceux-ci de né rien négliger’ ‘pour‘arrêtér es-progrès de cette” afféction;”lorsqu'elle-se déiclare;en pris Pa ti “etooriduire lésmaladés di à loire emmené" tanp :: Dans cette initier d dns lé cas ot ic SSt -gie s’est déclarée chez un/individtr} jé fais inidièquer -pär'ordre le mode)de traitementiqui ‘fat paru le

‘plus? avantageux , 1EL' des effets èpuej'enn ! ai: 07 7

. demnisie 392818" aroisteRèr aol romwotdb) as ét

:5Dansila première période, quitéstiébllé dé Ja pyrexie, il faut désemplir les vaisseaux de la tête par des saignées directes et dérivatives; condenser

‘graduellement les” flüides «dé'éetté part (ep site F dés “ablt tions, sur le Vértex, d'éau froid ps dne glace, ‘selon TU opérer t une. dérivationiwers. les

parties déclives, et favoriser le, développement des

MALADIES IDE - LA] MÊTE. 36% foñctions: des: organes: de la ‘vieintérieure, au moyen-de-demilbains émolliens, à latempérature de:25:à 26: degrés, deventouses appliquées sur les hypocôndres ,isur lépigastre etiles régions’ dorsales,1etrsuivies.d’embrocations: oléagineuses care phrées! On y:joindra des boissons délayantés. êt anitispasmodiques: Le gymnase, la müsique'ét ün exercice presque ‘habituel: ne doivent ii étre nésa 5% OUI OSO'E 1) CODE AGISA O8. Gi iQ

: Lorsque l'affection avrivera”à la De a périp quiest celle du: collapsus, il faudra soutenir les forces idu: malade par de légers)stomachiques. Oniferasdes frictions sèches alcalinés :sur toute l'habitude du :6orps; on. appliquéra’des moxas où de légeisreautères autour de li base du erâne. Le malade seraemis à l'usage ides’infasions-théiformes de quinquina ;:de sabenritiercoiddinnelt, Î il faudrale-fairechanger declimat, et toujours, laütant que, possible, faire quitteriles “lieux hunides: pt froids pour les pays chandsetisalubres. 2301! 1h Dans lastroisième :période, Part a peu de‘rés- Sources /à:moins:que JHa-nature isetile ne puisse opérer des énises salutaires. On doit; pendant tout le cours de cette dat maladie, conduire

des: siosplaiquek peb A ce de:douceur . a- !

‘ménité, ©) LALVEN 6£ G M, 431€ jo hé à AVOTIES dit

::1Pour iétayer ies, prdpnsitimettes rendre: jte iintelligiblesye vaisrapporterde prétisdes Rep ‘tions dequelquessujets queij'abtraités avécisuccès. siube premier, nommé Jean Barbier, âgé de2ÿans,

352 MAÏADIES (DE :LA! MÊTE.

du 1°" régiment de cuüirässiers de la garde royale, affecté d’une: légère contusion à lartête » présenta tous les symptômes de la nostalgie, peu: dejours après.son. entrée à l'hôpital. ( c'était au: milieu du mois de janvier 1820, au moment oùle baromètre était monté tout à coup de 27 pouces:2; lignes à 28 pouces et. 4 lignes). Le ser que ce militaire éprouvait depuis long-temps, d’ après: ce que J'appris de ses camarades, de retourner dans. son pays natal, ét la percussion qu ik avait reçue; à la tête, pouvaient être. considérés: comme les causes | occasionelles de la maladie. Ces symptômes; s’ aggravèrent rapidement, etle maladè ae en danger pendant,plusieurs jours; cependantilsis’apaisèrent sousdinfluence dù traitement quejeviens detracer, etenimoinsde trois semaines, ce cuirassiersetrouva guéri et en état de-reprendre ‘son service;il me voulut même pas faire usage d’une convalescence ique-je lui avais fait donner. La saignée à la! veine jugulaire, les:véntouses:mouchetées surde dos; la -glace sur la têteet quelques moxas aux côtés de la nuque, m'ont paru:être, dansile/traitement.de ce malade, les: BAPE qu l'ont dE à ARE srisonic de LL lé : Le non Barbet. (Théophile k ee 28 ans, fut envoyé à l'hôpital, le 8 janvier de laimême -ahpée pour une.chute qu'ilavait-faite:pèu dejours auparavant: : Des, lelendemain:de sonentrée,:il “donna des signes de nostalgie. Ses cimarades ‘ie rapporÉerent. uo cé joune. militaire avait; couru

toute la nuit d’une salle à l’autre en parlant toujours de son pays et de ses parens. En effet, je découvris chez ce sujet tous les symptômes d’une affection cérébrale commencante, accompagnée d’aberration de l'esprit et de trouble dans les fonctionssensitives. J'employai peu de moyens pendant les deux ou trois premiers jours : j'étais persuadé qu'une convalescence que je lui avais promise le calmeräit; mais les accidens s’agoravèrent dé nou: veau; et ce jeune soldat, après avoir couru une partie de la nuit dans plusieurs salles, franchit les murailles du jardin et disparut. Il cherchait à se mettre en route pour son pays, lorsqu'il fat rencontré par des soldats de son régiment, qui le ramenèrent à l'hôpital, le 15 janvier, à l'heure de ma visite. Il était inquiet et agité; un point de chaleur contre nature se manifestait sur la tête ; ses yeux étaient injectés; le pouls était vibrant et donnait à peine cinquante pulsations par minute. I ne répondait aux questions qu'on Îüi faisait, que. par des monosyllabes qui n'avaient souvent aucun « rapport avec l'objet de la question. Il n'exprimait aucun besoin de boire et de manger; il ne se plaignaitd'aucunesouffrance, etil SUpporta, sanstémoigner la moindre impression douloureuse > UNE saignée à la jugulaire, que J'avais prescrit de faire sur-le-champ. A cette saignée » Je fis succéder immédiatement l'application des ventouses dans les réoions indiquées, celle de la glace sur la tête pendant que le malade était plongé dans un demi-bain

5 Eu MABADIES DE LA TÊTE,

ps

à la température de 25: degrés; enfin: je. le mis. à l'usage du bouillon de poulet etdes boissons rafraichissantes mucilagineuses.

Tous les accidens s'apaisèrent assez vite sous

l'influence de ce traitement , et je le crus dans-un

état de convalescence assez bien établi pour me

décider à l'envoyer chez lui avec un congé que jattendais d’un jour à l’autre, lorsque, dans lagnuit du 21 au 22 du même mois, lè baromètre étant monté à 28 pouces 8 lignes, de nouveaux acçidens suryinrent, et pour la AE fois, après avoir fait pendant la nuit plusieurs courses dans l'hôpital avec des signes de somnambulisme, il franchit les murs du SA et prit la fuite. J'ai su depuis que ce militaire s’est rendu dans ses foyers, où il aura trouvé sans doute sa guérison: +, J’ajouterai à cette dernière série d’ observations le précis de celle du nommé Stobler ( Louis }, âgé de 21 ans, soldat au 1° régiment suisse de la garde. Ce jeune homme, après avoir manifesté plusieurs fois à ses camarades le désir ardent, .qu al éprouvait d'aller voir ses parens dans son pays natal, en Suisse, fut saisi tout à coup, au milieu d’une nuit du printemps de l’année 1819, d'un accès de nostalgie, pendant lequel il se précipita par la fenêtre du troisième étage de sa caserne, dans l'intention, nous dit-il par la suite, de se casser une jambe, pour être réformé et renvoyé dans sa patrie, On devine d'avance quel dut être le résultat d’une chute aussi violente, dont les effets principaux se

MALADIES DE LA CDÊTE, 355 conçentrerent sur la jambe droite et sur le bassin. Le choc imprimé sur la jambe fut suivi d'un tel fracas ou désordre, qu'il fallut en faire lamputation; le choc porté sur le bassin ou sur les réins produisit une luxation complète de Ja: prernière, vertèbre lombaire sur le corps de la dernière dors sale. La compression exercée par le déplacemérit de la première vertèbre détermina à l'instant même la paralysie totale des membres inférieurs deal vessie et des gros intestins. Le cerveau, à son tour) avait éprouvé une telle commotion, que maleré une effusion assez considérable de sang que le su- Jet.await eue par les oreilles , il fut privé temporairement de ses facultés sensitives ;locomottices et mentales; enfin, ce jeune soldat paraissait dans un tel danger, qu’on s'attendait à le voir périr d'un'instant à l’autre. Néanmoins nous lui prodiguâmes tous les secours que son état commandait, lesquels le rappelèrent à la vie , et apres uné arinée desoins non interrompus, il fut ramené àla santé ; conservant toutefois laluxation de la vértébre avec quelques degrés en moins dans le déplacement de cet os, et étant privé de sa jambe droite, Parveñu à cette époque, ce jeune Suisse n'eut plus aucun dé sir de retourner :dans son' pays; il témoigna ‘au

contraire celui d'entrer à ‘notre hôtel royal des

| Invalides, où il ne put être admis, étant étran-

ger, et, à son grand regret, il fut renvoyé en Suisse;Dhens re 20 PO Lec dite

Cette observation, dont les détails fort curieux

seront développés dans un autre article, die

la conviction entière que la nbètaléle a son.

siége exclusif dans le cerveau qui était déjà en flammé chez ce soldat lorsqu'il s’est jeté par la fenêtre, et-que l'hémorragie spontanée qui a eu lieu par! les:oreilles à l'instant de la chute, les saignées et Jamputation du membre qu’ on a successivement pratiquées; en rétablissant dans l'encéphale l'équilibre de toutes ses fonctions, ont dissipé en même temps chez ce militaire le Destin fixe et ne 5 de-retourner dans sa ca | epe'al on cri | SUR L'OPÉRATION DE. LA SAIGNÉE À LA Ma )IUGULAIRE ET À L'ARTÈRE TEMPORALE!!

| Roc detre Ent presque rien dit cet le saignée, €t personne, que je sache, n’a indiqué!les précautions à prendre-pour faire cette opération ayecsécurité, etavectout le succès qu "on peut enattendre;-enfin on n’a point donné l'explication physiologique de ses effets, lorsqu'on en ‘fait usage pour les congestions sanguines de la tête. C’est pour remplir cette-läeune que nous, avons cru utile d'émettre quelques réflexions sur cette opération, et sur les grands avantages qu? on peuten retirer dans les apoplexies sanguines: et! dns les lèvres | cérébrales. | ed | Ur | |

La saignée à La veine jugulhirese est une opération plus délicats qu'on nele pense. Lors même que cette * veine esttrès- “apparente, sa D amitié et son élasti-

cité rendent son ouverture difficile ; trés-souvent elle est profondément cachée sous le muscle peaucier, et quelquefois elle est tout-à-fait invisible. On peut néanmoins, dans presque tous les cas; la faire développer en exerçant avec le pouce une

forte compression sur son trajet, entre l’attache

claviculaire du tendon du muscle sterno-mastoïdien et le bord antérieur du trapèze; ensuite: on fait tendre la peau du cou parle doigt d’un assistant, sous l'angle de la mâchoire; on plonge obliquement, de bas en haut et en devant, la lancette au centre de la veine, et l'on fait une forte élévation dans la direction des fibres charnues du muscle peaucier qui la recouvrent. Il ne faut pas trop enfoncer perpendiculairement la pointe de linstrument, dans |a crainte de traverser les doubles parois de la veine, car, en outre du danger qu'il y aurait à léser quelques-unes des anses nerveuses qu'on trouve sous cette veine, on s'exposerait à la formation, dans le tissu cellulaire profond, d’un trombus qui pourrait avoir des suites ficheuses * telles que l’inflammation de ce tissu , la suppuration et le passage des fluides purulens, par louverture postérieure de la veine, dans l’intérieur de ce vaisseau, et de là dans le cœur. Un autre accident non moins grave, est le passage de l'air, avec les globules du sang, par son ouverture antérieure

pendant l'opération, si l’on n'avait le soin d'exercer :

ane Compression permanente et non interrompue sur le trajet de la veine, au-dessous de la plie,

Cette précaution est l'une des plus importantes dans cette saignée.

Maintenant que nous avons établi fx préceptes à suivre pour pratiquer cette, petite opération avec üne parfaite sécurité, nous indiquerons brièvément les cas où elle convient, et dans lesquels ellé serait difficilement remplacée par celle des veines du bras ,du pied, et même par les sangsues.

En général, dans toutes les congestions sanguüines dé la tête, telles que les fièvres cérébrales aigués, lés apoplexies sanguinés spontanées, où dans celles produites par une compression quelconque exercée sur les vaisseaux jugulaires, cette saignée est indispensable et doit être faite le plus promptément possible. Elle ne peut être remplacée par la saignée des veines dés membres, parce que le premier effet de la congestion sanguine dans le: cerveau est d'exercer une compression excentrique où concentrique, selon le siége dé cette congestion, sur l’origine des herfs qui émañent dé cet organe, d'où résulte une paralysie proportionnée, aux poumons, à l'estomac et dans les musclés ex-

tenseurs de la tête. > qui est entrainée par son pro- -

pré poids vêrs la flexion, d'autant plus facilement qué son axe ne répond point à celui de la première vertèbre cervicale, son point d'appui, Aussi cette flexion le doutsire et permanente est-ellé biéntôt suivie du rapprochement ou du contact des parois de la véine jugulaire à son origine dañis le golfe de Louver, seule communication dés vaisseaux à

LA

sang noir de l'intérieur du crâne avec le reste du système circulatoire; ce qui suspénd la libre circulation du sang, des sinus de la dure-mére dans cette veine, 'et de là au cœur. Ce fluiderefluant donc vers ces sinus, et de proche en proche dans les veines

cérébrales, augmente ainsi la congestion, et age

grâve le mal. Les autres saignéés, en diminuant les forces vitales, font augmenter les effets de la paralysie dônt nous avons parlé, et par conséquent l’oblitération des : parois de la veine jugulaire augmentera, tandis que l'ouverture de ce dernier vaisseau, en désemplissant directement les sinus: méningiens, débarrasse ? à l’instant même les vaisseaux profonds du cervéau. La congestion doit se résoudre alors, autant qu'elle en sera susceptible, et

les nerfs éncéphaliqués n'étant plus comprimés à

leur origîne, reportent le stimulus électrique dans Tes organes affaiblis, dont les fonctions se rétablissent aussitot. On obéir ensuite cette résolution intérieure par l'application répétée, à la nuque et sur les côtés du rachis, des ventouses scarifiées, par Fusage des sédatifs, tels que la glace posée sur la tête, et des PRE placés à la base du crâne. Un régime rafraîchissant mucilagineux seconde

avantageusement cette ed SUR LA SAIGNÉE A L'ARTÈRE TEMPORALE.

La saignée à l'artère temporale estindiquée dans toutes les phlegmasies aiguës des membranes épi-

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