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quelques exemples. edre
MALADIES DE LA TÈTE, 461 : Enfin Pophthalmie affaiblit Torgane de la vue ’ ai “la cataracte, aux fistules lacrymales, à la goutte sereine, et se trouve Mine stivie de nyctalopie:#::0 62 040 1005102 91) 6001 RAR Diverses circonstances m'ont fait obaere: én- ‘core, en Égypte, que lophthalmie, qui y est plus diltiente pendant le débordement du Nil que dans ‘toute autre ‘saison, survenait plus fréquemment chez les sujets blonds que chez les bruns, et que J'œil droit en était aussi plus grièvement affecté que le gauche; car presque tous ceux qui sont devenus borgnes le sont de l'œil droit. Cela dépend peut-être de Fusage où l’on est de cligner l'œil gauche, lorsqu'on est frappé d'une: tarte ‘vive, tandis qu'on l'affronte avec le droit; peut-être aussi de l'habitude dans laquelle'sont en général tous les individus de se coucher sur le côté‘droit, en sorte que cette région du corps est la‘ première à recevoir les impressions de l'humidité de la terre. Lorsque l'ophthalmie n’est point néglivée, et qu'elle est traitée selon les préceptes de l’art, elle n'a point de suites fächeuses ; mais la confiance aveugle du soldat dans les remèdes des”émpiriques, sa négligence à se rendre dans les hôpitaux, t'le peu d'exactitude qu'il apporte dans les premiers temps à suivre le régime qu'on'lui
t Dans le cas de nyctalopie et de goutte sereine , nous avoris employé avec succès le moxa sur le trajet des AT bran- * ches du nerf facial (petit sympathique). : 1 414 1 440404
462 MALADIES DE LA TÊTE, prescrit, rendent souvent tous les soins inutiles. : Dans les deux EspÊCES d'ophthaimie que; ’aisignalées, etquelle qu'ensoitla cause, lorsqu’ellessontaccompagnées de rougeur et d’engorgement sensible aux vaisseaux de l'œil, les déplétifs sontindiqués , tels que la saignée du bras ou du pied, mieux celle de l'artère temporale, et les ventouses mouchetées appliquées aux tempes, à la nuque et entrelles épaules. Ces déplétifs, qu'il faut réitérer selon l'état de pléthore du. sujet et l'intensité de l'inflammation, doivent être suivis de pédiluves.excitans, de Yapeurs d’une décoction bouillante de substanes. émollientes et anodines dirigées sur: l’œil:malade, et de lotions faites avec une forte décoction de graine de lin, de têtes de pavot, et d’une-petite quantité de belladone, en ayant soin deles appliquer, autant que possible, dans, l'intervalle des paupières, car à l'extérieur elles augmentent leur œdématie : les cataplasmes présentent surtout cet inconvénient, en outre de la gène et de la Resanteur qu'ils exercent sur lœil. |
Une étoupade de blancs d'œufs. battus avec quelques gouttes d’eau de rose et quelques'grains de sulfate d’alumine et de camphre, appliquée le soir sur les yeux, calme la douleur et diminue l'inflammation. | Éri
On seconde l'effet de ces ap: en fiisant prendre intérieurement, au malade des boissons rafraichissanteset mucilagineuses, et en lui donnant pendant la nuit quelques verres d'émulsion‘ano-
| MALADIES DE LA TÊTE. 463 dine; il faut aussi prescrire un régime convenable, entretenirla transpiration et faire éviter la. lumière.
À mesure: que inflammation diminue et que le dégorgement s'opère, on se sert de collyres animés avec quelques gouttes d’acétate de plomb, ou avec une légère dissolution de tartrite antimonié de potasse mêlée à une quantité proportionnée d'eau distillée d'opium, donton augmente graduellement la dose. Quand la résolution est commencée, on se sert d’une décoction d’écorce de grenade, ou d’une légère dissolution de sulfate de zinc. La température de ces divers collyres devra être élevée à 25 ou 30 degrés du thermomètre de Réaumur.
Si cependant l'engorgement de la conjonctive résiste, et qu’elle soit boursoufflée, on y fait quelques moucheturesavecune lancette ; on peut même en exciser les points les plus saillans.
Siles paupières sont renversées et forment un bourrelet autour de l'œil, on fait d'abord quelques mouchetures dans la dl Écsion de la paupière, avec l'attention de ne point léser les cartilages tarses;.on emploie aussi, pendant quelques heures , les collyres astringens, et on procède ensuite, ainsi que nous l'avons déjà dit, à la réduction des paupiéres, avec la précaution de les oindre d’un peu de cérat et de ne point blesser le globe ; on les fixe én rapport à l'aide d'un bandage, et l'on fait observer le us. grand repos'au malade. Ce procédé, qui m’a constamment réussi, exige un n peu
d'habitude.
AA MALADIES DE LA TÊTE « Lorsqu'enfin ces moyens sont insufflisans,.on extirpe la portion excédante de la conjonctive:, en épargnant, autant que possible , les .cartilages tarses; la paupière on TR sa prétlière formes 21008 L cssnplaupiarre Bien que les moyens décrits ] jusqu’ à cemoment conviennent : “également aux deux espèces. d'ophthalmie, ben ait, lorsque cette affection a son siége presque exclusif dans la conjonctive palpébrale, qu'on peut appeler ophthalmie catarrhale, ilfaut mettre en usage, immédiatementaprès avoir “obtenu une déplétion sanguine suffisante, ‘les vomitifs avec toutes les précautions requises, et des laxatifs doux répétés selon le besoin ; quand: au ‘contraire l’ophthalmie a son siége FA re ar tive oculaire, il est utile d’insister plus long-temps que pour l’autre sur les saignées capillaires révulsives, les boissons rafraichissantes et sédatives, la privation de la lumière; et dre des collyres anodins, légèrement répereussifs. ou Les ulcères des paupières doivent être traités avec des substances dessicatives et légèrement ‘escarrotiques. Nous nous sommes servi avec succès, dans ce cas, d’unelégère cautérisation faïte avec le nitrate d'argent , et de la pommade suivante HT
‘Prenez cérat fait avec la cire vierge di l'huile d'amandes
douces huis, : x FEES À 32 gramm. (50) Oxide rouge demercure, EN etporphyrisé. 2 décigr. (9 1v.) Tutie préparee A à te, CON TERRE EMENT:)
: Camphre dissous dans un jaune d'œuf, . 2 décigr. (8° 1v.)
* Pâte de cochenille . .. . . . . 1/2 gramm. (g vi.) - Safran oriental en poudre. . . . ... 3 décigr. (g' Yi.) Mélez et triturez dans un mortier de marbre.
On met une trés-petite quantité de cette pom-
made, le soir, avant de se coucher, sur le bord des paupières, et l'on couvre les yeux d’un bandeau peu serré.
On ne doit entreprendre le traitement des ul- céres de la cornée et des taies que lorsque l’inflammation de la conjonctive est entièrement dissipée. Lesfumigations d'oxide rouge demercure, l’application immédiate de quelque caustiqueléger, suffisent ordinairement pour les faire disparaître ; cependant on est obligé presque toujours d’établir des -exutoires sur les côtés de la nuque, entre les apophyses mastoides et les bosses occipitales ?.
Le séton, douloureux et tres-incommode, est dangereux et m’a paru aggraver le mal.
I ne faut point chercher à faire rentrer le staphylôme pendant son accroissement : la nature doit en avoir commencé elle-même la réduction ; on la secondera seulement par une léoère com-
4 Si la taie offrait une certaine épaisseur, on peut l’enlever par petits feuillets, à l’aide d’un bistouri très-mince. J’ai eu occasion de faire cette opération à une demoiselle | à Toulon ; “moyen qui a contribué à la destruction d’une taie très-ancienne qui couvrait toute l’étendue de la cornée et interceptait totalement le passage de la lumière. La transparence se rétablit dans Je point que j'avais aminci avec le bistouri, et cette personne put, par la suite, très-bien distinguer les objets.
pression méthodiquement faite. Si la tumeur perd sa sensibilité et qu'elle reste au dehors, on en fera lextirpation avec des ciseaux évidés et courbes sur leur plat. Je n’ai eu occasion de faire cette opération que deux fois; l'organe de la vue a repris en partie, chez les deux sujets, l'usage de ses fonctions. Dans le cas où l’ophthalmie est entretenue par un vice vénérien, il faut en détruire la cause parles antisyphilitiques pris intérieurement, surtout par les sirops sudorifiques et dépuratifs, auxquels on ajoute une quantité relative de muriate suroxigéné de mercure. Il faut aussi faire des frictions mercurielles à la plante des pieds et à de grandes distances. Si elle est l'effet d’une répercussion subite du flux blennorrhagique, on apaisera l'irritation locale par lesmoucheturesaux tempes, les anodins, etl'introduction dans l’urèthre d’une bougie de gomme élastique enduite d’une couche d’opium. Si ces moyens ne suffisaient point, on inoculera avec avantage une nouvelle gonorrhée, ou l’on fera une injection alcaline dans le canal de l’urèthre. Lorsqu'enfin l’ophthalmie tient d’une affection purement gastrique, la’ saignée n’est point indiquée; des ventouses mouchetées où scarifices sont quelquefois nécessaires; les mouchetures peuvent encore être faites aux paupiéres, lorsqu'elles sont œdématiées. Le vin chaud et les. collyres FÉPENGUSSUS doivent être appliquésimmédiatement; mais à cause de l'affection de l'estomac, on fera passer au malade quelques vomitifs légers suivis
MALADIES DE LA TÊTE. 467 de boissons ameres. Si la maladie ne cède point, on établira des émonctoires sur les côtés de la nuque ou derrière les oreilles. FH
Des altérations organiques profondes et remarquables, dévoilées par les autopsies cadavériques, peuvent être le résultat de l’ophthalmie. J'ai pu les observer parfaitement à la suite de l'issue funesté qu'eut la maladie de M. Poirée, brigadier des.suides de l’armée d'Orient. Ce militaire,aprèsavoir essuyé, pendant sa quarantaine à Marseille, au moment de sa rentrée en France, une ophthalmie ‘inflammatoire, accompagnée de douleurs violentes à la tête, et qui le priva totalement de la lumière, fnt transporté à l’hôpital de la garde des consuls. Tous les symptômes inflammatoires avaient alors disparu; cependant ses yeux étaient saillans, plus gros que dans l’état naturel, et les iris sans mouvement. Si le malade n’y sentait que des douleurs légères, il en éprouvaitde vives et de permanentes vers le fond des orbites, et sur le trajet des sinus frontaux. Sa constitution était appauvrie, et son moral con: sidérablement affecté. Après cinq ou six mois des soins les plus assidus et l'usage des remèdes les mieux indiqués , il mourut dans le marasme.
À l'ouverture de son cadavre, nous avons trouvé le globe des yeux tuméfié; le cristallin avait acquis un peu d’opacité; la face interne de la choroïde était de couleur jaunâtre, la rétine réduite en pu- . trilage, les nerfs optiques atrophiés ; le périorbite et une portion de la dure-mere des fosses anté-
rieures de la base du crâne étaient détachés , etles points osseux, dénudés de ces membranes, attaqués de carie. La substance du cerveau était ramollie, et ses cavités, ou ventricules ; FRS de sérosité.
Néanmoins, à l’ aid des préceptes indiqués dans le cours de ce mémoire , au moyen des précautions hygiéniques que nos RES surent prendre par la suite, et en raison de leur acclimatement, il est résulté que l’ophthalmie devint plus rare et que ses effets furent rendus presque insensibles.
Plusieurs soldats de notre expédition, sans avoir -eu d'ophthalmie, furent frappés tout à coup d’une cécité presque complète lors du passage subit du climat brülant de l’Afrique à celui d'Europe, dans Ia saison rigoureuse del’hiver.Ilserait doncimportant, pour la santé des troupes , non-seulement sous ce rapport, mais pour une infinité d’autres motifs, qu'on ne les fit passer d’un climat à un autre Op= posé que dans les saisons où ces deux climats offriraient une température à peu près égale; ou si les, circonstances forcaient à s'éloigner de cette règle, on devrait prendre toutes les précautions nécessaires pour prévenir les influences de lextrême différence de la température et de ses effets
pernicieux.
D'après tout ce que nous venons de dire sur l’'ophthalmie, on concevra sans doute facilement que pour s'en garantir en Égypte, ainsi ue dans les pays ou dans lessaisons dont les caractéresatmo:
sphériques se rapprocheraient de ceux de cette première contrée, il faut éviter l'impression directe de la lumière et de la poussière sur les yeux, péndant le jour; être bien couvert de la tête aux pieds, pendant la nuit, etse mettreun bandeau surles yeux; s'éloigner , autant que possible, des endroits humides et marécageux, et entretenir la transpiration et la sueur par les bains, dans la bonne saison, et par l'exercice. On aura soin d'éviter l'usage déréglé du yin et des liqueurs spiritueuses, de s’ahstenir des alimens échauffans et de mauvaise digestion; de soutenir les forces de l’estomac, qui tend toujours à la débilité dans un climat tréschaud, au moyen de quelques toniques, tels que le café et une infusion amère qu’on prend le matin ; enfin de se laver souvent les yeux et toute la tête avec de l'eau fraîche vinaigrée.