INTRODUCTION. XV
| tête du fémur hors de la cavité cotyloïde; ce qui change le pronostic et le mode de‘traitement. Quelques réflexions physiologiques ét pathologiques sur les entorses font suite aux Juxations. J'ai, émis quelques idées neuves sur la formation des corps enr til ph mt qui se développent dans les jointures, et j'ai apporté quelques modifications au mode d'extraction de ces corps étrangers. : Les phlegmasies chroniques ou tumeurs blanches des articulations forment un ‘autre article assez étendu, dans lequel j'ai traité Ja rachialvie, maladie de lépine ou de Pott, la fémoro-coxalgie ou, maladie de la hanche, la fémoro-tibialgie ou tumeur blanche du genou, etc., affectiotis graves dont la description eôt tidsines hplèdé dans les auteurs. Je puis dire-en avoir éclairé le diagnostic ct en avoir perfectionné la thérapeutique, J'ai trouvé dans l'application répétée du moxa, surtout, un * remède souverain. Mes idées sur le caractère de ces maladies sont.suivies d’un grand nombre d’ob: servations authentiques qui ne laissent aucune incertitude sur l'efficacité de ce topique révulsif, même dans les cas où le mal était parvenu au trois sième degré. L | . Les plaies pénétrantes ji ati oil tint ont été un d des principaux objets de.mes recherches, et je is avoir démontré le premier que le contact de ir, dans les cavités synoviales, n'est nuisible qu'autant que cet air décompose Jes fluides sanguins qui y sont épanchés; ou qu'il est élevé à une
xv] INTRODUCTION:
très-haute température ou abaissé à plusieurs degrés au-dessous de zéro. Dans le premier cas, il peut augmenter l'inflammation aiguë, et dans le second, provoquer la gangrène ou la pourriture d'hôpital dans les parties blessées. J’indique des procédés particuliers pour le traitement de ces plaies. Plusieurs observations importantes accompagnent ce travail, qui pourra être, je pense, de quelque utilité aux concurrens qui traitent la question proposée par l’Académie, ou la Section de Chirurgie, pour le prix qu’elle doit décerner en 1530. | Les fractures des membres fournissent un autré article non moins important, ayant pour objet spécial la fixité et l'immobilité de l'appareil destiné à leur réduction, et qu'on laisse en place, sans le renouveler, jusqu’à leur entière consolidation.
Celle du col du fémur, que je traite d'après la même méthode avec un süccès constant, m’a con« duit à faive-quelques réflexions sur le mode d'agir de la nature dans la formation du cal: mes principés sont étayés d'observations exactes et rigoureuses. |
Enfin je termine ce troisième volume par la dé- Monstration des amputations des membres. Cet article peut être considéré comme le plus utile et Je plus important, surtout pour les chirurgiens des armées. Ÿ
La première partie dé ce chapitre comprend les généralités de l'amputation dans lesquelles on ren-
INTRODUCTION. xvi] contrera des idées neuves, 1° sur le mode d’opération selon la partie du membre ou l'on doit faire l'amputation, 2° sur le mode de pansement qui convient dans le cas où la section serait pratiquée dans la continuité du membre ou dans sa conti-
guité , 3° sur les phénomènes qu’on a observés dans
ces deux cas. Avant de panser la plaie, je recommande de lier tous les vaisseaux , artères et veines,
quel que soit leur calibre, pourvu qu'ils soient sen-
sibles à la vue; mais il faut éviter avec soin de comprendre dans leur ligature aucun cordon ou filet nerveux , précepte que j'ai constamment suivi aux armées. Je suis persuadé que la ligature des veines après l’amputation ne produit point la phlébite directe ou primitive, comme l'ont avancé presque tous les auteurs modernes. J'ai lieu au contraire de penser qu'elle est consécutive ou sympathique de Paltération d’autres parties de l’économie : des recherches attentives, des essais répétés sur l’homme et des expériences sur les animaux , m'ont fait étahlir ce doute, car je ne prononce point d'une manière positive. Dans tous les cas» mes réflexions pourront conduire à de nouvelles . recherches.
Relativement aux parties coupées du moignon qui tendent àse réunir entre elles selon leur simi-
litude ou leur homogénéité organique ; j'annonce-:
rai Comme une découverte essentielle la réunion des nerfs du membre, laquelle s'opère bout à bout,
phénomène singulier que personne n'avait observé I. b
Xvii] INTRODUCTION. :
avant moi, bien qu’elle se fasse, à n’en plus douter, dans tous les membres amputés. Il est possible néanmoins que la réunion trop immédiate et primitive de la plaie qui résulte de l’amputation empêche cette réunion nerveuse, parce que les ex-
’ trémités des nerfs coupés sont collées et fixées séparément dans leur situation respective et sans pouvoir se rapprocher pour se mettre en contact. Ce motif ne devrait-il pas entrer dans la série des objections que j'ai faites contre la réunion trop intime ou trop exacte des plaies dans l’amputation des membres?
À l’occasion de cette réunion des nerfs, jai pensé qu'il était nécessaire de récapituler succinctement ce que J'ai dit dans la notice insérée dans le premier volume sur lorigine et la distribution des nerfs de la vie de relation : on concevra facilement le motif qui m'a entrainé dans la répétition de quelques phrases de cette notice.
Je décris le plus brièvement possible les divers cas qui ‘commandent l'amputationssur-le-champ j c'est-à-dire dans les premières douze ou vingtquatre heurés au plus tard. Je crois avoir résolu, depuis le commencement de la guerre, la question importante, établie par l’ancienne Académie de
Chirurgie, de savoir quelle est l'époque où lopération, étant reconnue nécessaire, doit être pra.
tiquée:
Je désire que les jeunes praticiens portent leur
attention sur là gangrene traumatique et sur celle
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de congélation, que j'ai traitées avec soin et dans toute l'étendue possible. On trouvera dans ces deux articles des faits et des préceptes nouveaux pour le mode d’amputation et pour le temps où elle doit être pratiquée selon chacunde ces deux cas.
J'entre enfin dans la démonstration de l’opération pour chaque membre et chacune de ses parties.
Toutes ces amputations ont subi des modifications que je crois utiles. La lecture de ces articles prouvera, j'espère , la vérité de cette assertion; et pour donner une juste idée de mes procédés, j'ai fait graver les dessins des principales opérations.
Tel est Fensemble de cet ouvrage, dans lequel j'ai réuni, sous le rapport chirurgical, tout ce que j'ai vu d’important et qui m'a paru devoir contribuer au perfectionnement de l’art et aux progrès
de la science.
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