‹ Clinique chirurgicale (volume 3)Chapitre 39 sur 46 · IV · texte numérisé non relu

IV

Parmi les faits remarquables que nous avons déjà observés à l'Hôtel des Invalides; nous devons signaler les plaies d'armes blanches au cou avec pénétration dans les voies aériennes. Ces plaies ; dont nous n'avons parlé que sommairement dans le deuxième volume de notre CAnique, parce qu'elles sont assez rares aux armées , et qui s’observent encore assez rarement dans les hospices et dans la pratique civile, nous ont paru, au contraire, n’arriver que trop fréquemment dans cet établissement militaire. Quelques recherches que nous avons faites nous prouvent que dès long-temps elles y avaient été remarquées par les chirurgiens célèbres qui nous ont devancé dans la direction du service chirurgical. Ce sont, en effet, les plus anciens d’entr’eux qui ont fourni les premières observations que nous lisons sur les plaies de la gorge dans les Mémoires de l Académie de chi- Turgte.

Comme ces sortes de blessures sont presque

- ut Ne.

toujours le résultat de la volonté intuitive des individus qui en sont atteints, on peut être surpris que ce soit à l'Hôtel des Invalides qu’on en rencontre le plus d'exemples. Aussi, en présentant ces considérations, je n’ai pas eu seulement pour bat de décrire des faits intéressans pour la science, je me suis proposé encore d’en expliquer la cause, et d'appeler l'attention sur les moyens que nous croyons les plus propres à les prévenir.

On conçoit difficilement, au premier abord, le motifquipeut porterausuicide devieux militaires pour qui la généreuse philanthropie des souverains a institué et restauré, avec une si grande munificence, le monument où ils sont réunis, et en faveur desquels sont rassemblés tous les avantages qui peuvent contribuer à leur bienêtre et à la conservation de leur santé, en général si fragile : cependant on sera moins étonné de la bizarrerie apparente de ce faït, si l’on considèré que ces hommes, qui ont passé brusquement de la vie pénible, agitée ‘et tumultueuse . des camps à un état calme de parfait repos, et par cela même serarent complétement heureux s'ils savaient apprécier leur bonheur, peuvent malheureusement trouver quelquefois , dans cette: sorte d’inaction où ils vivent, l’occasion de s’abandonnér à des idées mélancoliques qui

202 | pPLAIES, DE LA GORGE:

leur rendent à charge l'existence, ou de se livrer à des excès qui égarent leur-raisonh, (1).

Je pense, néanmoins, qu'on pourrait leur assurer ce bonheur qui leur est destiné, si l’on ajoutait à tant de prévisions sages et à. tant de bienfaits quelques mesures propres, à prévenir les effets de l'oisiveté , qui trop souvent devient pour tous les hommes une source de malheurs.

| Pour atteindre ce but chez ces vieux guerriers , il ford rate pouvoir leur rappeler sans cesse le souvenir de leurs mémorables campagnes et de la gloire qu'ils ont acquise dans les combats. A cet elfet, ne pourrait-on pas, comme dans les anciens prylanées, pendant le repas (qui, ne devrait pas durer moins, d'une heure), leur faire des lectures qui leur feraient connaître l'histoire de nos guerres et.de nos conquêtes, l'histoire. des peuples anciens, celle de la vie des grands hommes. et surtout celle du premier guerrier du monde, de leur empereur, qui.les, mena si, souvent à. la victoire. Il faudrait aussi leur rendre la musique, qui, sous:le règne de.ce;monarque, était pour eux: un. principal. objet de récréation. Il serait utile aussi d’attacher: quelques récompenses honoriiäpet, à la régularité

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4 LS 2e (1 ) On a remarqué que ces accidens, n'arrivent: jamais à

ceux qui travaillent dans les ateliers ou.en ville;

DRE | DE LA ‘GORGE. 299 d’une ‘bonne’ dondhite observée pendant: une période de temps détérminée;de chercher enfin

‘xles éclairer par tous les moyens qu'aurait en son pouvoir le‘gouvérneur qui les régit (1), et dont le nom seul leur‘inspire d'avance une con- ‘fiancée entière et une profonde vénération:

La uen

"Nous avons lieu de croireiqu'à l'aide de telles

mesures on préviendrait lesrésultats pérnicieux ‘de cette oisiveté, qui les:entraïine à: l’intempérance de tout genre ;/qui les accontume:par de- | sgrés à l’ usage des Hiqueurs ‘alcooliques; auquel ilssont naturellement: enclins:, let dont les effets “portent principalement'atteinte’à l'intégrité des organes de la-vie'de relation. C'estisurtout sur le cervelet et sur le prolongement rachidien “que cés effets 'alcoôkiquesse concentrenti!/une Softé dé phleëmasie latenters’empare decesior- lgañes/ét'portéilesi sujets quifén sont affectés:à 1e lonner la mort: Commé une épidémiel coth- | tagieuse, lonf voitrquelquefois lessuicidesse LS avec pe. 6 rapidité effray ante. I EST na-

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